Podcasts · Oppidum, le podcast de l’histoire du Bas-Limousin
04 – Bonneval : une famille née dans la nuit des temps
22 septembre 2021 · 19 min
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Oppidum, le podcast de l'histoire du Bas-Limousin. Dans le Bas-Limousin, il y a un millénaire, parfois davantage, sans raciner des familles dont les patronymes résonnent encore au XXIe siècle. Très peu ont subsisté. Une longévité à l'échelle du temps de l'histoire de France. Et au Limousin, les Noailles, les Rochechoir, les Turennes, les Bonneval. Une famille d'extraction chevaleresque qui a fait souche en 930 sur un site qui surplombe ce qui allait devenir Coussac-Bonneval. Géraud de Bonneval, vous avez le titre de marquis de Bonneval. Vous êtes le propriétaire du château de Bonneval. Une place forte qui se transmet au sein de votre famille de génération en génération. Vous considérez-vous comme une sorte de dépositaire, finalement, d'une histoire familiale longue de plus d'un millénaire aujourd'hui ? Oui, je me considère, oui, je suis un maillon d'une grande chaîne. Notre famille, selon la tradition orale, serait déjà dans Coussac à partir de 930. Et ce que nous avons dans nos archives, qui attestent vraiment, c'est à partir de 1050. Une pierre datée de 930 a été incorporée dans la maçonnerie de l'une des tours du château. Est-ce que c'est véritablement à cette date que la dynastie de Bonneval voit le jour, à Coussac-Bonneval ? Oui, alors une petite correction, cette pierre, elle est gravée, c'est dans la chapelle, ce n'est pas dans une tour, dans la chapelle du château. Ça c'est Hippolyte de Bonneval, qui l'a fait graver en 1850, cette pierre. Justement pour suivre cette tradition orale, comme quoi les premières constructions de Bonneval auraient daté de 930. Donc pour rappeler cette tradition orale, il a fait graver cette pierre au niveau de la chapelle, 930, qu'on peut la voir quand on visite le château. Que s'étend, monsieur le Marquis, même partiellement de vos ancêtres, que savez-vous d'eux ? Des ancêtres qui remontent à cette époque-là, c'est un peu difficile, mais par contre, à partir de Géraud de Bonneval, donc 1050 que nous avons dans nos archives et également sur l'arbre généalogique, c'est de là que commencent justement toutes nos archives et justement la construction de l'arbre généalogique, parce que Géraud de Bonneval, à cette époque-là, avait fait une donation de terre qu'il possédait à Solignac. Il avait fait des donations à un monastère, à des moines. Et donc, ce document de donation, nous l'avons dans les archives. Donc, c'est à partir de là qu'on a pu tracer jusqu'à pratiquement aujourd'hui. Alors, Géraud Bonneval, vous confirmez ce qu'a écrit Joseph Nadeau dans son nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. J'ai regardé à la page 202. On trouve dans le XIe siècle un Géraud de Bonneval qui, par lettre de 1055, écrit-il, abandonna à Adalfred ou Afred, abbé et aux moines de l'abbé de Solignac en Limousin, une broderie, c'est une petite ferme appelée dans l'acte Massome Montili. Alors selon mes propres recherches, Massome en latin signifierait maison et puis Montiliis qui est probablement le patronyme de celui qui y habite. Donc on est quasiment au tout début du XIe siècle. Oui, oui, tout à fait. Ça confirme bien, justement, ce que nous avons dans nos archives. Mais nous, dans nos archives, plus exactement, c'est 1050. On remarquera aussi que vous portez le même prénom que votre ancêtre Géraud. Je ne sais pas si ça s'écrit de la même façon. On imagine que ce n'est pas un hasard dans la famille. Non, ce n'est pas un hasard. Mes parents ont voulu, justement, quand je suis né, rendre hommage à Géraud. L'unique chose, c'est que ça s'écrit un peu différemment. Parce que le premier Géraud, c'est mon ancien français. Ça s'écrit A-U-L-T à la fin, alors que moi, c'est A-U-D. Alors, le château de Bonneval aurait été bâti sur les bases d'une première forteresse qui avait été probablement érigée par votre ancêtre Géraud de Bonneval. Vous êtes d'accord avec cette possibilité ? Oui, oui, je suis d'accord. C'est Jean Ier, ensuite, qui bâtit la place forte telle qu'on la connaît. Mais à l'endroit même où est bâti le château de Bonneval, il y a fort probablement une construction beaucoup plus ancienne. Peut-on imaginer une construction gauloise ou gallo-romaine, pourrait-on dire ? Oui, plutôt gallo-romaine. Il me semble que, d'ailleurs, votre famille avait retrouvé, dans les douves du château, parce qu'on reviendra sur l'architecture de votre château, mais il me semble que votre famille avait retrouvé des pièces de monnaie sur lesquelles on pouvait lire SPQR, c'est ça ? Oui, c'est ça, tout à fait. Sénatus Populus Quiremanus, le Sénat et le peuple de Rome, en français. Et aussi, également, c'était sur cette pièce de monnaie, que d'ailleurs, on peut la voir, elle est à la Bibliothèque nationale de Paris, cette monnaie. On peut voir également Kossouakou Bonwaudou, aussi écrit sur cette pièce de monnaie. Kossouakou Bonwaudou, ça peut peut-être évoquer Cossac Bonneval. Alors Jean Ier, seigneur de Bonneval, construit au début du XIVe siècle le château tel qu'on le connaît aujourd'hui. Est-ce qu'on en sait plus sur ce chantier et sur ses remaniements successifs ? C'est un chantier qui apparemment aurait duré 100 ans. Donc le château aurait commencé, pour les visiteurs, quand ils viennent visiter le château, par la grande tour qu'on appelle le donjon. Et ensuite, se serait fait toute une courtine en allant vers la tour qu'on appelle aujourd'hui la tour du diable. Ce sont ces deux tours, plus cette façade, la partie la plus ancienne du château. Le château est un des rares châteaux en Limousin à posséder un pont-levis. Vous me corrigez si je me trompe, mais je crois qu'il ne doit pas y en avoir beaucoup. Et puis des douves, à la seule exception près que ces douves ne sont pas remplies, contrairement à quelques châteaux en Corrèze, notamment le château du Bazané, me semble-t-il, sur la commune de Saint-Fréjou, qui est donc doté de douves défensives qui sont toujours remplies. Bonneval possède deux ponts-levis même. Des douves qu'aujourd'hui, on les aperçoit encore, mais à l'époque, elles étaient beaucoup plus profondes. Et puis c'était des douves doubles même. Donc il y avait vraiment une grande descente. Ensuite, on remontait, puis on a encore une autre descente pour pouvoir ensuite arriver près de la fosse brée, parce que Bonneval était entièrement entouré par un petit muret qu'on appelle une fosse brée, qu'on ne voit plus aujourd'hui. Ces douves n'ont jamais été remplies d'eau, sauf au XVIe siècle. Un de nos ancêtres, Germain, avait voulu tenter une affaire de pisciculture. Donc il avait fait mettre de l'eau, et ensuite il s'est rendu compte que l'eau, non seulement la pisciculture, ce n'était pas quelque chose de très rentable, mais surtout que ça commençait à apporter aussi des problèmes au niveau de la structure du château. Donc il a fait assécher tout ça, et puis les douves sont restées secs jusqu'aujourd'hui. Oppidum, le podcast. Vous écoutez Oppidum, le podcast de l'histoire du Bas-Limousin. Géraud de Bonneval, il y aurait beaucoup à dire sur le château. On va retenir trois éléments. Le premier est étonnant, c'est la devise familiale. Le deuxième est légendaire. C'est cette légende de la tour du diable dont vous faisiez à l'instant référence. Et puis le troisième est plutôt intriguant. C'est une horloge qui est visible dans la cour intérieure du château. C'est une très belle cour Renaissance. D'ailleurs, est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur ces trois éléments ? La tour du diable, c'est la tour la plus haute du château, elle a 44 mètres de haut. D'ailleurs c'est notre point justement de vue quand on veut aller surveiller un petit peu les toitures. Elle doit ce nom de tour du diable d'une légende à écrire justement cet ancien traneau Hippolyte. Le château aurait subi pendant un tremblement de terre toute la partie, on parle, on est au XIIe siècle. Toute la toiture se serait effondrée. À cette époque-là, le marquis n'était pas là, il était en croisade. Donc il se trouvait à l'intérieur du château uniquement sa femme et sa fille. Donc il y avait Daman et Aliénor qui étaient présentes. Et donc naturellement, elles étaient terrifiées par voir cette tour complètement dévastée quand tout d'un coup arrive ce soir-là un chevalier. Le chevalier de la Côte-Brûlée, c'est ça ? À la Côte-Brûlée, exactement, qui était arrivée avec une armure, enfin, tout en noir, sur un cheval noir, enfin, quelque chose vraiment qui attirait vraiment à l'âge de l'attention. Ça laissait présager quelque chose d'assez lugubre. Ça l'a déjà présagé un petit peu, mais bon. Mais très, très beau, enfin, très... Et qui demande hospitalité. Bon, à cette époque-là, ça se faisait toujours, justement, entre chevaliers et entre nobles, de donner hospitalité. Et donc Daman accepte justement de lui offrir une nuit. Et lui, naturellement, avait aperçu cette tour. Et il dit à Daman, écoutez, madame, je vois que votre fille est vraiment très, très belle et tout. Si jamais vous me laissez marier avec elle, je vous reconstruis cette tour dans la nuit. Parce que j'ai beaucoup voyagé, je connais l'art de la magie et je peux très bien vous arranger cette tour. Aliénor était quand même assez emballée par le cire de la Côte-Brûlée, donc Aliénor finit par accepter. Le lendemain, tout le monde se précipite pour voir vraiment s'il avait tenu promesse, et vraiment la tour était debout, comme si rien ne s'était passé. Alors on fait venir le curé pour pouvoir nettoyer le mariage. Le curé trouve quand même une tour rebâtie comme ça en une nuit, ça lui paraît quand même un peu louche. Il sent aussi une petite odeur de soufre à côté du cire de la Côte-Brûlée, il dit tout ça, ça me paraît très très étrange. – Surtout le soufre, ça doit l'alerter. – Surtout le soufre, exactement. Donc il prend un petit peu de l'eau bénite, il bénit la tour avant, c'est là exactement que ça a été le point crucial, et ensuite il jette de l'eau bénite un petit peu sur le sur de la Côte-Brûlée, qui alors là, naturellement, se transforme en Satan, en blasphémant, et puis il essaye de renverser la tour, donc il donne un gros coup de pied dans cette tour, qui, heureusement, avait été bénite avant, donc elle n'est pas tombée, mais elle est lézardée, elle porte une fissure qu'on peut voir jusqu'à aujourd'hui. Donc voilà, ça c'est la légende de la tour du diable. Il y a aussi donc un autre élément, c'est cette horloge. C'est un élément assez intriguant, vous avouez en toute honnêteté, je ne me souviens pas pourquoi il est intriguant, mais en tous les cas, je sais qu'il y a quelque chose autour de cette horloge qui est visible depuis la cour intérieure. Cette horloge, elle a une devise, elle porte une devise. Sur cette devise, on peut lire « toute blesse, une seule tu, pensez à la dernière ». Alors, toute bleste, une soltuse, c'est quand même une citation latine qu'on peut retrouver sur plusieurs églises. Mais par contre, le pensée à la dernière a été rajoutée par mon grand-père. J'ai trouvé, si vous le permettez. Pardon ? Je pense avoir la bonne réponse. Ah, vous l'avez trouvé ? Ça vous évoque ? La minute ? Exactement, voilà. Ce sont les minutes. Eh bien, ça passe, ça passe. Mais il y en a une qui, malheureusement, elle, sera la mort. Elle sera fatidique. Et puis, la devise familiale en Occitan, c'est une particularité, ça aussi. Oui, alors c'est victorieux à tous les hasards, qu'on pourrait traduire comme victorieux contre tous les dangers. Elle est en Occitan parce que Bonneval, toujours, et puis même jusqu'à aujourd'hui, ont toujours voulu être quand même assez proches du peuple, assez proches des villageois qui habitaient dans le bourg. Donc ils ne voulaient pas mettre quelque chose, ce n'est pas tout le monde à l'époque qui parlait le latin. Donc, il ne voulait pas mettre une devise en latin et il voulait mettre une devise en langue locale. Donc, c'est pour ça qu'elle est en Occitan. Donc, c'est Victorieux at total azar. Alors, je vais ressortir mon nobiliaire de Joseph Nadeau. D'azur à un lion d'or, armé l'an passé de gueule pour support de Gryffondor. Voilà la définition que donne l'abbé Joseph Nadeau dans le tome 1 de son nobiliaire. Alors, il écrit toujours à la page de son... C'est intéressant parce que vous parliez des villageois au pied du château. Cette maison a toujours, la maison Bonneval, cette maison a toujours passé pour une des plus nobles du Limousin, où l'on disait autrefois, deux points, ouvrez les guillemets, richesse d'écart, noblesse de Bonneval. Oui, Bonneval noblesse, oui. Page 202 de ce nobiliaire. On dit, Géraud de Bonneval, qu'Henri IV dormit au château, une chambre porte d'ailleurs son nom. Oui, il y a la chambre, qu'on appelle la chambre du roi, Henri IV, c'était Henri de Navarre. C'était Henri de Navarre à l'époque, pardonnez-moi. En 1569, il y a eu une bataille pas très loin de chez nous, à la Roche-l'Abeille, et c'était encore les guerres de religion, c'était les protestants contre les catholiques, et Henri de Navarre avait pris part à cette bataille, et avant d'aller à la Roche-l'Abeille, il dormit à Bonneval, et il est parti ensuite avec Gabriel de Bonneval à cette bataille. Évoquant le destin de vos ancêtres Claude-Alexandre de Bonneval, devenu Pacha. Pacha à trois queues, c'est important de le souligner. Oui, Claude-Alexandre de Bonneval, c'est le personnage un peu le plus connu de la famille Bonneval. Est-ce que c'est le plus excentrique ? Je pense que c'est le plus excentrique. D'ailleurs, on cherche à faire un film ou même une série sur sa vie, parce que c'est quelque chose vraiment d'énorme. C'est un aventurier avant tout. C'est un grand, grand aventurier. Il est à cheval entre le 17e et le 18e, mais de ce qu'il a fait, terminer Pacha à trois queues, comme vous le disiez, trois queues, c'est pas comme trois étoiles pour un général aujourd'hui, mais c'est une histoire rocambolesque. À 10 ans, il était enseigne de vaisseau. À 14 ans, il avait pratiquement toute une infanterie avec lui. Ensuite, il avait un fort, fort caractère. Ça s'est un peu mal passé avec le ministre de la Guerre de Louis XIV à l'époque. Donc il a dû partir. Il est allé chez le prince Eugène en Autriche où là, il a fait aussi participer de plusieurs batailles et tout. Mais avec toujours son caractère, il en voulait toujours plus, plus, plus. Donc au bout d'un moment, le prince Eugène aussi, ça ne s'est pas très très bien passé. Donc enfin, il a terminé à Constantinople, c'est ça ? À Constantinople, exactement, où là, il a mis sur pied toute l'infanterie et toute l'armée ottomane, qui à l'époque n'était pas très très avancée. Ils étaient encore avec une armée qui datait encore peut-être de Soliman. Vous voyez, donc c'était vraiment quelque chose d'assez ancien. Il a construit une école qu'on peut appeler, qui existe jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs, qui est la Saint-Cyr un petit peu de chez eux, c'est-à-dire des militaires, des officiers militaires, des officiers un peu d'élite justement, donc il avait formé ça. Donc voilà, c'est pour ça qu'il a eu après ce titre de Marboud 1er, qu'il a eu ce titre de Pacha à Trois-Queues. Géraud Bonneval, comment votre famille est-elle parvenue de génération en génération à transmettre ce château ? À l'heure actuelle, ce n'est pas évident, mais je dois dire que c'est César Phébus, donc c'est au 18e siècle. César Phébus a eu une très bonne idée. César Phébus était toujours très soucieux de faire que Bonneval reste dans la famille, pas seulement Bonneval, mais tous les documents aussi restent dans la famille Bonneval. C'est lui d'ailleurs qui s'est acharné à trouver toutes sortes de documents d'archives et tout ce qu'il pouvait trouver sur Bonneval, et bien il les rachetait pour pouvoir les mettre dans les archives. Et il s'est dit que si on veut transmettre Bonneval, il ne faut pas couper les terres, il ne faut pas couper le titre, c'est-à-dire qu'il faut qu'on transmette tout ça en bloc. Parce que si on commence à séparer un peu les choses, c'est là qu'on risque de les perdre. C'est-à-dire que si on transfère uniquement le château à quelqu'un et qu'on ne transfère pas les terres, à l'époque les terres rapportaient, et bien Bonneval n'avait aucune source de revenus. Donc il disait, voilà, quand on va transmettre Bonneval, il faut qu'on transmette en bloc. Donc il y avait le château, le titre de Marquis et les terres qui étaient transmises et toujours à quelqu'un de la famille ou le plus proche de la famille, à un cousin. Donc c'est ce qui s'est passé. Jusqu'au XVIIIe siècle, Bonneval est descendu en ligne directe, donc pratiquement 2050, comme on disait tout à l'heure, jusqu'au XVIIIe siècle. César Phébus n'a pas eu de garçon mâle. Donc il a dû passer le château à son cousin. Son cousin l'a hérité. Ensuite, pareil, le cousin n'a pas eu après d'enfant. Donc vous voyez, c'était toujours transmis comme ça, mais toujours en un bloc. Toujours Bonneval, le titre et les terres. Au XXIe siècle, Géraud Bonneval, à quoi ressemble la vie de château, votre vie de château ? La vie de château, ça a un peu changé de l'époque vraiment de la vie de château. Aujourd'hui, les propriétaires de châteaux deviennent des gestionnaires. Les châteaux, pas malheureusement, mais les châteaux aujourd'hui deviennent des entreprises au fond. Aujourd'hui, ce sont des maisons qui coûtent quand même assez cher au niveau de la restauration. Il faut les entretenir. Tout prend des proportions quand même assez importantes. On parlait de la Tour du Diable, donc des fois quand il y a des ardoises qui glissent, eh bien il faut monter à 44 mètres de hauteur. Aujourd'hui, il faut tout de suite des nacelles, des choses assez sophistiquées qui coûtent quand même assez cher. Donc aujourd'hui, la vie de château, c'est une vie un peu de gestionnaire. On gère un peu le château comme on gère une entreprise. On essaye de trouver des activités, des événements qui puissent rapporter pour faire que le château puisse au moins s'autofinancer. Jérôme Bonneval, une dernière question, mais est-ce que je peux, elle est beaucoup plus personnelle pour le coup, vous y répondez si vous avez envie d'y répondre. Qu'est-ce qu'on ressent quand on passe le pont-levis et qu'est-ce que vous ressentez, vous, en tant que membre de cette famille très ancienne du Limousin, c'est une des plus anciennes ? C'est une des plus anciennes. Je ressens beaucoup de fierté. Je trouve que quand on passe ce pont-levis, qu'on regarde un petit peu cette construction, qu'on regarde cette bâtisse, tout ce qu'elle a traversé, si les murs, comme on dit, si les murs pouvaient parler, qu'est-ce qu'on n'entendrait pas de Bonneval ? Je ressens beaucoup de fierté de tout ce qu'ont fait mes ancêtres. Et comme ils se sont acharnés vraiment à maintenir Bonneval, parce que bon, là, on en a parlé assez brièvement, mais il y a eu quand même beaucoup de sang versé pour porter Bonneval à son plus haut niveau. Donc c'est ça, oui, je sens beaucoup de fierté. Des fois, un petit peu d'angoisse, un petit peu, pour savoir si vraiment je vais continuer et être toujours le même maillon et pas surtout pas être le maillon faible de cette grande chaîne de cette famille. Heureusement, mon fils s'y intéresse, même ma fille s'y intéresse également beaucoup au château. Donc je pense que l'avenir est assuré. Retrouvez Oppidum, le podcast de l'histoire du Bas-Limousin, sur toutes les plateformes de podcasts. Et sur oppidum-podcast.fr, réécoutez l'ensemble des podcasts. Découvrez des articles exclusifs, l'iconographie des thèmes abordés et les bibliographies.
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