Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

34-LE QUART D'HEURE CORREZIEN WEEK-END DU 29/05/26

29 mai 2026 · 15 min

Avec un compte, 15 Cœurs quand quelqu’un ouvre votre lien. Rejoindre la communauté
Pas de portrait à proprement parlé cette semaine, mais une interrogation. La précocité de la chaleur en plein mois de mai inquiète-t-elle les baigneurs du lac du Causse ? Je suis allé à leur rencontre, un peu au hasard mercredi dernier. Le thermomètre affichait déjà 29°C un peu avant 11 heures. Du jamais vu pour moi en Corrèze à cette période de l'année...
Lire la transcription

Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le quart d'heure corrézien pour ce numéro. Je n'ai pas fait de portrait comme j'en ai l'habitude depuis le début du mois de janvier, parce que comme vous, j'ai été surpris par la chaleur. Alors, je suis allé voir des personnes, au hasard, dans un écrin de verdure et de fraîcheur, le lac du Cos, le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. Et je suis donc au lac du Cos, à Lissac-sur-Couze, pas très loin de Brive, au sud de la ville. On est le mercredi 27 mai, il fait déjà 28 degrés, il est 11h du matin. Et ce que je peux voir, c'est qu'il y a quelques personnes qui sont en train de se tremper les pieds, d'autres en train de bronzer tout simplement. Et je voudrais aller les voir justement pour entendre leurs réactions. Est-ce qu'ils sont, j'imagine, contents de pouvoir profiter du beau temps ? Mais est-ce que cet épisode de chaleur les inquiète ? Donc je vais aller les rencontrer, j'avoue que je sais que je vais les embêter, mais on va voir un petit peu comment toutes et tous vont réagir. Bonjour madame, je fais un petit reportage pour une radio locale, je peux vous embêter un petit peu ? Ah moi non, s'il vous plaît, non j'aime pas ça. Pourquoi vous n'aimez pas ça ? Non, mais c'est tout simplement, vous prenez le soleil en ce moment, profitez du beau temps, et savoir en fait si ça vous inquiète en fait cette canicule ? Pas du tout, non, franchement, c'est normal, normal. Oui et non, quoi, parce que bah il fait chaud, quoi. Enfin, après, c'est des températures qui sont normales, les dernières c'était pareil que ça, quoi, pas à la même période ? Un petit peu quand même, pas en mai ? Ah ouais, je sais pas, bon, après ça va, ça reste normal. Et puis, de toute manière, ça ne va pas aller en s'arrangeant. Donc, il faut s'y habituer. Il faut s'y habituer, ça vous... c'est difficile de se dire ça, quand même ? Oui et non. Après, il faut trouver une solution et s'adapter au climat qui change. Ça, c'est sûr. Mais bon, après, je ne sais pas, moi. En attendant, vous profitez ? C'est ça. C'est quoi, le programme de la journée ? Bronzette. Et puis, après, je ne sais pas. En Auvergne. Se laisser vivre. C'est ça, exactement. Votre prénom s'il vous plaît ? Alison. Merci beaucoup, bonne journée. Merci, bonne journée. Bonjour monsieur, je peux vous embêter deux petites minutes ? Je vous force à enlever les écouteurs, désolé. Je fais un petit reportage sur le lac du Cos. Le fait qu'il fasse un petit peu chaud. Comment vous vivez cette période ? Moi je la vis très bien, je suis Marseillais. Je suis là en vacances, donc là, je suis venu courir ce matin et là, je me repasse un peu. Ça ne vous inquiète pas, justement, qu'il fasse si chaud en ce mois de mai ? Personnellement, non. Pourquoi ? Parce que j'ai déjà connu des chaleurs plus grosses. Peut-être pas en mois de mai, avant, on faisait moins attention comme maintenant. Maintenant, à deux jours près, on est en mois de juin. Il n'y a rien d'exceptionnel pour moi. Pas d'inquiétude ? Personnellement, non. Donc là, aujourd'hui... Je fais mon sport, je fais tout normalement. J'ai pas changé ma situation, je fais donc là aujourd'hui le programme c'est quoi ? C'est de profiter un petit peu ? Là j'écoute la musique un peu, là je vais rentrer, je vais boire deux pastis, on va faire mon apéro et après l'après-midi je risque de revenir ici. Vous êtes le cliché du Marseillais monsieur. Pardon, c'est la vérité, il me manque que la partie de pétanque, il me manque que les boules, mais sinon ça va, mon épouse, je suis chez mes beaux-parents, ça va, quoi. Vous êtes allé courir, vous m'avez dit ce matin ? Ce matin, bonheur. Oui. De bonheur, ça veut dire quoi pour vous ? 6 heures. Pour justement choper la fraîcheur ? Oui, quand même. Pour moins souffrir surtout. J'ai fait un petit tour, c'est tout. J'ai mis 38. Tranquille. Je m'entraîne toute l'année. Je vais courir toute l'année, je vais retraiter. Comme maintenant, j'ai le temps. Merci beaucoup. Bon service. Pour savoir votre prénom ? Adrien. Adriano. Adriano ? Oui. Donc là je suis assez impressionné puisque les deux premières personnes que je rencontre ne sont pas forcément inquiètes. Moi, ça me fait bizarre parce que je me dis que le mois de mai, je n'ai jamais connu des..., j'ai pas le sentiment en tout cas d'avoir connu des 30 degrés aussi fort. Tiens, il y a un homme qui arrive avec le pique-nique visiblement. Bonjour monsieur, je peux vous embêter ? Je fais un petit reportage sur le... Je suis anglais. Anglais ? Je parle un peu. On va essayer en français. Je vois, vous arrivez avec le pique-nique pour profiter de la journée ? Oui, oui, aujourd'hui avec ma famille. Il y a mon fils, ma femme et trois filles. Cette chaleur aujourd'hui, ça vous... ça vous inquiète ? Euh... Chaleur ? Comment on dit « chaleur » ? Euh... Celsius... Température... Euh... Je ne comprends pas... « It's too hot ». « It's too hot ». « Ah oui, oui, oui ». « Je comprends ». « Oui ». « C'est plus chaud ». « Ça vous inquiète, vous ? ». Euh... « Euh... Oui ». « Sur le soleil, c'est trop ». « C'est très dur ». « Oui, oui ». « Vous souffrez même ? » Oui, oui, oui, c'est trop. Pour mai ? Si tu veux en anglais. OK. Pour mai, c'est très chaud. Mais en Angleterre, en mai, on a été très chaud récemment. Donc, ce n'est pas juste trop chaud, c'est extrême. C'est extrême. Plus chaud et plus froid. Plus chaud, plus froid. À beaucoup de plos. Et plus beaucoup. Cinq minutes, dix minutes, trente minutes. C'est beaucoup. Plus, plus, plus, plus. Après, ce n'est pas de pluie pour longtemps. Déjà, il y a 10 ans en Angleterre, il pleut un peu, il pleut un peu, il pleut un peu, il pleut un peu, il pleut un peu, il pleut un peu, il pleut un peu, mais maintenant il pleut beaucoup, beaucoup, rien, beaucoup, beaucoup, rien. Ça vous inquiète ? Oui, pour les enfants, je pense que c'est plus difficile pour moi. Et mes parents se disaient que c'était plus difficile pour moi. Et je dis à mes enfants que c'était plus difficile pour leur génération. Donc, pour chaque génération, c'est plus difficile. OK, merci beaucoup. Votre prénom, s'il vous plaît ? Nick. Thank you very much. Bonne chance. Merci, passez une bonne journée, bonnes vacances. Au revoir. Merci. Ok, donc là, en fait, je trouve quelqu'un, en fait, qui se pose vraiment des questions sur les conséquences qui pourraient se produire justement sur ces grosses chaleurs à l'avenir et pour qu'ils s'inquiètent finalement pour les autres générations. Oh ben, tiens, là il y a deux dames, elles sont autour d'une table de pique-nique à l'ombre, l'une d'elles tient deux chiens en laisse. Je vais aller les voir. Bonjour mesdames, vous êtes en train d'asperger vos animaux ? Oui, oui, oui. Et ben oui, c'est comme nous, ils ont besoin de s'hydrater. C'est du stress pour vous en plus du stress ? Non, non, pas forcément. C'est du stress pour les personnes âgées parce qu'on doit il doit être vigilant aussi pour elle, pour qu'elle s'hydrate aussi convenablement à un moment. Votre prénom, pardon ? Martine. Et vous, madame, pardon ? Moi, c'est Monique. Comment vous vivez ces périodes de grosse chaleur, vous ? Assez mal, je pense surtout aux personnes qui sont plus âgées. Quand on est jeune, on a tendance à bien supporter tout. Même si ça doit vous faire mal de temps en temps, le résultat n'est pas toujours très brillant. Mais enfin, une fois de temps en temps, c'est plaisant. Et puis moi, j'habite Le Havre. C'est une ville où il pleut souvent. Alors évidemment, je suis quand même contente de retrouver un peu le soleil dans le sud. Ça, je peux le comprendre, mais il fait très chaud en ce moment. Oui, ça il fait un peu trop chaud quand même, pour l'instant, c'est un peu inquiétant. J'espère que ça prendra portant au défait quand même. Qu'est-ce qui vous inquiète vous concrètement ? Dans le futur, si cette chaleur avait tendance à toujours augmenter, alors là ça commencerait à devenir dangereux. Et pourtant j'ai le sentiment que beaucoup de météorologues, de scientifiques nous alertent depuis 40-50 ans. Oui, mais les gens n'écoutent pas beaucoup, et puis, bon, on continue sur la même ligne, au lieu de prendre certaines précautions qu'il faudrait, au point de vue scientifique et tout. Peut-être bien, ça ne ferait pas de mal, mais pour l'instant, bon, rien ne bouge, quoi. Qu'est-ce qui, pour vous, qui avez plus d'expérience que moi, qu'est-ce qu'il faudrait changer dans nos quotidiens ? Dans nos quotidiens, l'eau, l'épargner quand même, beaucoup, au lieu de la gaspiller, comme on a tendance à tout faire selon le gaspillage. Et puis il faudrait prendre conscience assez vite, pas laisser tout passer comme ça, ne plus vivre selon les choses maintenant on trouve tout naturel. Ben non, rien n'est naturel. Il faut faire attention à tout. D'autant plus que là, ça a l'air d'aller en augmentant très vite. C'est ça, parce qu'on a vécu tous les deux. On a vécu la canicule de 2003. Ah oui, oui, oui, oui. Ça, on l'a vécu et c'est assez pénible. Et puis il faut voir les résultats que ça peut donner. Bon, tant qu'on vit comme ça, en petit comité, on ne s'en aperçoit pas. Peut-être pas, mais quand il y a des personnes âgées, tout ça, il faut y penser aussi. Moi, je bois régulièrement et je pense que ça aide énormément. Parce que par la sueur, on perd beaucoup d'eau, donc il faut en boire. Il paraît que quand on est âgé, on a tendance à ne pas se rendre compte que l'on doit boire. Oui, c'est vrai, on a tendance à laisser passer, ça ira, ça ira. Mais non, ça n'ira pas du tout. Au bout d'un certain temps, si on en fait l'expérience, on commence à avoir la tête qui tourne légèrement. Et puis petit à petit, si on ne fait rien, ça empire. Et puis après, une fois que la catastrophe est arrivée, il est trop tard pour y penser quelquefois. Dans des journées comme celle-ci où il fait excessivement chaud, est-ce que le Havre ne vous manque pas ? Moi, pour l'instant, il n'y a pas longtemps que je suis là, j'apprécie le soleil, mais j'avoue qu'il faut penser quand même à ceux du midi, parce qu'au Havre, c'est vrai, il y a la fraîcheur malgré tout, même quand il y a du soleil, un soleil puissant, on a toujours l'air de la mer qui vous arrive. Bon, mais il faut penser à ceux qui n'ont pas cette chose-là, quoi. Parce que le jour où ça va vous tomber sur la tête, là, ce sera autre chose. Et pour revenir en arrière, là, je ne sais pas comment ils s'y prendront. Et c'est ça aussi que je sens qui vous inquiète depuis le début de notre conversation. Ah ben oui, parce que moi, mon mari est hélas à quitter cette terre. Mais on en parlait souvent, de cette chose-là. On était proche de la nature, on parlait toujours. Un de ces jours, on va voir les résultats. Finalement, ça a l'air de toujours continuer. Tant que ça va, on ne fait rien, on attend, on patiente. Mais le jour où la catastrophe sera arrivée, alors là, ça sera autre chose. Il serait temps de réfléchir. C'est comme ça, mais je ne sais pas. Ce n'est pas une chose qui a l'air de bien exister. Les gens s'amusent, il fait beau, c'est très bien, mais il faut peut-être penser aux enfants. Ils peuvent s'amuser, bien sûr, on ne va pas vivre sévèrement parce que quelque chose est en vue, mais il faudrait y penser. Or, on n'en parle même pas de tout ça, excepté si le malheur vous tombe sur la tête. Pardon Monique, mais je ne vous ai pas posé une question. Vous avez quel âge ? 93. En 93 ans, vous avez vu des choses évoluer. Vous en avez parlé avec votre mari, vous me dites. Oui. Qu'est-ce qui vous inquiète justement dans ces évolutions, des exemples particuliers ? Les incendies de forêt, la température par exemple l'été. Ça, la destruction de la nature en partie aussi. Si on n'arrête pas, ça deviendra une véritable catastrophe. En attendant, Météo France a donc déclenché le premier niveau d'alerte, l'alerte jaune face à la canicule. Les thermomètres ont donc déjà battu des records cette semaine avec plus de 35 degrés à Tulle ou encore Brive. Et selon certains scientifiques, ces épisodes précoces de chaleur pourraient s'accélérer dans les années à venir si les humains, à l'échelle de la planète, ne changent rien dans leur façon de vivre. Merci d'avoir suivi ce numéro du Quart d'heure corrézien. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle série de portraits. En attendant de vous retrouver, j'attends vos messages à cette adresse : info-radio-grandbief.fr, et je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

95.6 FMBréniges FM
La Corrèze dans vos oreilles