Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

33-LE QUART DHEURE CORREZIEN WEEK END DU 22/05/2026

22 mai 2026 · 15 min

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Quart d'heure corrézien - Claire 4/4 Et si nous écoutions un petit peu plus la petite voix en nous qui nous encourage à prendre des décisions ? Mais si, vous savez, c'est cette petite voix qui très souvent est balayée par les doutes ! Claire Morel, elle, a écouté cette petite voix. Et aujourd'hui, elle revit et a retrouvé sérénité et équilibre tant dans sa vie professionnelle que personnelle.
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Le quart d'heure corésien, le magazine d'information hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Brénige FM, réalisé et présenté par Olivier Serac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le quatrième et dernier épisode de ce quart d'heure corésien consacré à Claire Morel. Claire Morel, c'est cette femme qui s'est lancée donc dans une véritable reconversion professionnelle il y a une dizaine d'années. Elle a quitté un métier de conseillère auprès de collectivités de la fonction publique pour s'investir dans un métier artisanal. Le tout en rachetant des machines vouées à la destruction. Et c'est justement derrière l'une de ces machines aujourd'hui installées à Messac que nous retrouvons Claire Pour ce dernier épisode de Son Portrait, le quart d'heure corézien, vous avez le menu, c'est parti. J'ai un fil de 2,2 mm, donc il faut que je tienne compte de l'effet ressort. Donc il faut que mon angle soit un peu plus fermé qu'un angle à 90 degrés. et que ma butée fasse en sorte que, voilà, alors là, je suis allée trop loin, mais voilà. Et en gros, quand on fabrique une pièce, énormément de temps qui est consacré au réglage, au pointage de tout ça, et c'est aussi la raison pour laquelle, quand on fait une pièce, qu'on fasse une pièce ou dix pièces, c'est quasiment pareil, quoi. En temps. parce que c'est vraiment le temps de pointage qui est très long et l'une de vos marques de fabrique ce sont ces ailes d'ange on peut en parler comment elles sont nées alors elles ont mis le temps pour venir l'idée est apparue assez rapidement je me trouvais dans l'atelier d'Henri et donc je me disais qu'est-ce que je vais bien faire parce que c'est tellement immense tout ce qu'on peut créer ici parce qu'on peut créer n'importe quel dessin quelque part on peut créer n'importe quelle structure donc c'est vertigineux et je me disais mais par où je vais commencer qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire et mes yeux se sont portés sur des aldanges qui avaient été fabriqués par Henri d'ailleurs elles sont peut-être là on les voit peut-être elles sont forcément quelque part mais je ne sais plus où est-ce que je les ai rangées mais elles avaient une autre forme et une autre fonction et là, de là l'idée est venue alors je ne sais pas comment de créer un luminaire qui puisse être comme un luminaire qui sert à faire des vœux qui sert à se relier à autre chose alors que ce soit autre chose que nous ou une part à l'intérieur de nous qui est plus profonde une autre dimension en tout cas et de là est venue cette idée et donc j'ai mis presque 3-4 ans à mettre au monde cette collection de luminaires parce que c'est un travail colossal là sous nos yeux il y a tous les essais qui ont été faits Parce que j'ai créé une collection. Donc, il y avait trois tailles d'ailes. Il fallait que toutes ces tailles soient harmonieuses. Donc, énormément de recherches, quoi. Trouver le bon angle, le bon arrondi, la bonne longueur, etc. Donc, c'est des essais, des essais, des essais. Des déceptions, des déceptions. Des déceptions, des déceptions, des déceptions. Mais aussi quelques joies, quand même. Ah oui, oui. Ça a été une épopée. Mais oui, oui, quelques joies. Mais vraiment un temps très long. parce que je me heurtais à beaucoup de contraintes techniques, des choses que je pensais pas pouvoir dépasser, puis finalement je laissais le sujet de côté, puis finalement, hop, il y avait une idée qui arrivait et qui me permettait de débloquer la situation. Là, par exemple, on voit un premier prototype. Le principe de ces luminaires, c'est qu'il y a deux paires d'ailes qui sont superposées, une paire qui est recouverte par une housse en tissu et une autre paire un peu comme un exosquelette sur laquelle on peut nouer des coupons, des messages pour son ange, pour lui confier. Et donc la difficulté c'était de savoir comment je pouvais superposer ces deux paires d'ailes. Donc initialement j'avais prévu de solidariser ces deux paires avec une petite vis, mais finalement, ce n'était pas idéal et puis ce n'était pas très esthétique. Donc voilà, j'ai dû trouver plein d'autres techniques. Et pour tout ça et faire en sorte que mes luminaires soient le plus droits possible, parce qu'on est sur des soudures sur lesquelles il faut être très discipliné, j'ai dû créer mes gabarits en bois et donc j'ai dû les dessiner. Et donc, il y a eu toute une période où je redoutais d'ailleurs d'avoir entré dans cette phase-là parce que c'était vraiment du jus de cerveau où il fallait que je puisse voir en 3D ce dont j'avais besoin, le gabarit que je pouvais fixer sur mes soudeuses pour pouvoir être sûre d'avoir des soudures qui soient le plus impeccables possible. Et donc ça a été là aussi vraiment assez complexe parce qu'il y a plein plein d'éléments à prendre en considération. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Vous semblez passionné par ce que vous faites, évidemment, mais pourquoi les métiers de l'artisanat, en fait, ils sont aussi décriés ? Pourtant, vous me dites, ça demande de la réflexion, il y a de la création, c'est hyper intéressant. C'est-à-dire dans le choix des filières. Ou même vous, dès le départ, pourquoi vous n'êtes pas dit « tiens, je vais vraiment faire de la création ». Vous êtes « perdue » dans les ordres de la République, j'allais dire, non, c'est pas ça, mais « perdue » dans des études que vous souhaitiez faire au départ. Oui, alors après, moi, je ne renie rien des choix que j'ai fait, des études que j'ai faites. Parce que ça vous a nourri aussi. Oui, ça m'a nourri, puis ça continue à me nourrir, aussi dans tous les sens du terme. Mais on peut être nombreux, je pense, à avoir envie de faire plusieurs choses. Et je me souviens, je discutais avec une jeune consultante qui disait « Moi, j'adorerais travailler trois jours par semaine à faire mon métier de consultante. Et les deux autres jours, j'aimerais être dans des choses beaucoup plus concrètes, aller faire le ménage dans des chambres d'hôpital. » Et pourquoi on ne pourrait pas avoir ces villas ? Je pense vraiment qu'on envisage peut-être nos carrières de façon un peu monolithique et nos vies professionnelles de façon monolithique, alors qu'on a tous besoin de nourrir plusieurs dimensions de nos êtres et de nos corps. Rester assis à un bureau cinq jours par semaine du matin au soir, c'est un peu une hérésie, quoi. – Aliénant. – Oui, il y a quelque chose. Alors, peut-être que ça plaît à certaines personnes, mais moi, je constate, en ayant fait ces changements dans ma vie, les bienfaits du mouvement, quoi. D'aller chercher mon bois à la Syrie d'à côté, parce que je dois expédier une palette et que j'ai besoin de la renforcer avec des bouts de bois. Et c'est génial d'introduire ce mouvement. Et donc, je pense qu'on voit les carrières de façon trop monolithique, alors que ça ferait peut-être du bien à tout le monde d'aller faire des choses un peu virtuelles, on va dire. Quand je dis virtuelles, c'est travailler sur des ordinateurs et faire des choses intellectuelles, entre guillemets, parce qu'il y a aussi de l'intellect partout. Et puis de faire des choses beaucoup plus concrètes où on bouge des choses, on bouge son corps, on est en contact avec des gens. Et on réfléchit aussi. Et puis on réfléchit, oui, oui, mais clairement. Certains le font en allant courir, en allant faire du vélo, en allant se faire mal physiquement. Oui. Mais on peut aussi le faire différemment. Oui, oui, exactement. Et dans le choix des carrières, c'est vrai, moi j'ai pu constater ça. Maintenant, je côtoie des artisans d'art et des gens qui ont fait le choix dès le début, qui ont fait des études d'art appliqué, mais ça peut se faire dès le lycée, ces choix-là. J'avais rencontré une joaillière qui a été exposée au Grand Palais, parce qu'en fait, elle a suivi sa voie dès le début. Et ce sont des voies tellement nobles. Et si bien que, moi, c'est ce que je dis dans les stagiaires que j'ai eu l'occasion de rencontrer, notamment avec une jeune stagiaire, je disais : mais si tu as cette envie-là, mais suis cette voie, mais va vers ton talent dès le départ. C'est tellement important de s'écouter finalement et de ne pas faire attention à cette deuxième petite voix derrière qui dit « attention tu ne vas pas en vivre ». Oui, c'est sûr que le risque existe, mais au moins tenter. Il serait toujours temps après de retomber sur ses pattes autrement. La vie est belle. Ah oui, la vie est belle. Elle peut être difficile, elle peut être pleine de drames, mais la vie est fascinante. Merci beaucoup. Alors, écoutons ces petites voix qui nous parlent et qui nous disent aussi que l'on peut y arriver. Il suffit juste, et je sais que c'est facile à dire, il suffit juste de se faire confiance. Merci énormément à Claire d'avoir pris de son temps pour me recevoir et nous transmettre son parcours et ses réflexions inspirantes. Merci à vous aussi pour votre fidélité et on se retrouve donc dans une semaine avec un nouveau portrait de Corrézien ou de Corrézienne, je ne sais pas encore. N'hésitez pas à m'écrire à cette adresse : info@radiogrambrive.fr. Vos commentaires me sont très enrichissants et en attendant de vous retrouver dès vendredi prochain, donc je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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