Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

34-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

4 juillet 2025 · 15 min

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Pour le dernier Quart d'heure corrézien de la saison, je vous propose de vous installer à Branceilles, sous les chênes, entouré de vignes et découvrir le dernier né de la cave : une méthode traditionnelle ! C'est un vin blanc pétillant issu de la réflexion des vignerons afin d'élargir la gamme déjà proposée. Et dans ce quart d'heure vous entendrez comment ce travail a été réalisé. Dans la prescription culturelle, Fabien Momboisse vous invite à un anniversaire. Celui du rachat du château de Sédières par le Conseil départemental de la Corrèze. Un anniversaire célébré tous l'été sur place.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'information hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le 41e et dernier numéro de cette saison du quart d'heure corrézien. Un numéro exceptionnel puisque nous serons de retour dans les vignes du sud corrézien à Branseil. Retour pour accueillir un petit nouveau dernier-né de la cave coopérative de Branseil. Une méthode traditionnelle, c'est-à-dire un vin effervescent dévoilé cette semaine par les vignerons. Dans la prescription culturelle, Fabien Montbois nous emmènera au château de Cédière, château acquis il y a 60 ans cette année par le département de la Corrèze. L'occasion de mettre un petit coup de projecteur sur la programmation des événements de cet été, le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. Il règne une atmosphère de bonheur, de douceur et de réjouissance à Branseil parce que depuis quelques jours, un nouveau vin est né dans le sud de la Corrèze. Il vient ainsi étendre la gamme des mille et une pierre. Un vin effervescent, une première dans l'histoire de cette coopérative présidée par Philippe Leïma. C'est aussi l'aboutissement de 35 ans de l'existence à la cave, où progressivement on a commencé à faire du vin, après à faire du vin, on s'est amélioré. Après on est rentré dans le monde du vin avec l'obtention de la hausse, etc. Et aujourd'hui on finit par la bulle, ce qui veut dire que clairement aujourd'hui en Corrèze, on peut être autonome en produits à boire festifs, puisqu'il ne manque rien dans la gamme. Donc ça c'est cool. Et officiellement, ce vin à bulles ne peut pas être appelé un champagne, même si, techniquement, c'est la même méthode de fabrication. La méthode champenoise, elle est réservée au champagne. Donc toutes les méthodes qui sont les mêmes techniquement et œnologiquement, maintenant s'appellent méthode traditionnelle ou méthode ancestrale, mais on n'a plus le droit à l'appellation. Donc les crémants sont des méthodes champenoises. Nous, on s'est mis avec un professionnel des crémants de Bordeaux en méthode traditionnelle et on a fait le mille et une pierre pétillante de Branseil. Mais avant que ce petit nouveau ne naisse, il a fallu du temps et surtout l'arrivée de deux couples de vignerons qui ont rejoint cette coopérative, parmi eux Fabien Cabrol. En 2018, avec mon voisin et associé Vincent, nous avons décidé d'intégrer la cave de mille et une pierre et de planter de la vigne. Nous avons commencé par planter du cabernet franc, c'est la page qui rentre dans les vins rouges de la cave. Et en 2020, nous souhaitions continuer à planter. On s'est tourné vers le groupe de la cave pour savoir qu'est-ce qu'on pouvait mettre. Et à ce moment-là, on avait le souhait d'intégrer un deuxième cépage blanc en plus du chardonnay. Et après, des tests et des sélections tous ensemble, le cépage vermentino est ressorti. Et du coup, nous qui étions dans une dynamique de planter, nous avons commencé à planter d'abord 600 pieds en 2020. C'est eux qui ont fait cette cuvée en 2023 pour les premières vendanges. Et ensuite, nous avons planté deux ans après une autre parcelle où il y a mille et quelques pieds de plus. Donc normalement, en 2025, on devrait avoir un petit peu plus de grappes puisque les premières écoles sont petites et après ça progresse. Cette année, la cave a produit 1500 bouteilles de cette méthode traditionnelle. Mais le choix du cépage, vermentino, cépage présent notamment en Corse et sur le pourtour méditerranéen, n'est pas un choix fait à la légère, assure Fabien Cabrol. Le vermentino n'est pas dans le cahier des charges IGP à ce jour. Tous nos vins de la gamme sont en IGP ou en AOP. En blanc, c'est le chardonnay, c'est le chenin, c'est les sauvignons. Donc il fallait créer autre chose pour l'intégrer. Et là aussi, le travail collectif a fait que ça a été l'effervescent qui a été choisi. Après, le cahier des charges IGP peut évoluer. Et peut-être que dans quelques années, le vermentino intégrera aussi l'IGP. Autre avantage du vermentino, c'est qu'il pourrait mieux s'adapter aux changements climatiques actuels. Ils viennent plus du sud, donc ils ne se débrouillent pas trop mal. Ils sont même très jolis sur place dans la parcelle, même aujourd'hui qu'il fait très chaud. Donc on espère que ce sera le bon choix. Après, c'est la nature qui décide et ça ne se maîtrise pas. Reste que si le vin est produit en Corrèze, son élaboration, elle, ne se fait pas à la cave de Branseil, mais en Gironde, du côté de Saint-Émilion. Tout simplement parce que Philippe Leïma le reconnaît, les Corréziens ne sont pas outillés en ce moment pour pouvoir assurer seuls cette transformation. Le fait de rentrer dans le monde du vin à Bordeaux fait qu'on commence à rencontrer tout le monde. Un jour, dans une réunion, j'ai rencontré Philippe Debesse et il m'a dit ce qu'il faisait. J'ai dit, nous on se posait la question, etc. Et puis ça a matché, petite affaire familiale comme nous. On s'est tout de suite bien entendu, il a compris nos enjeux, il a su qu'on ne savait pas faire. Donc il nous a dit, voilà, moi si vous me faites ça, moi je vous ferai le reste. Et c'est parti comme ça. Donc c'est vraiment un produit collaboratif aussi et participatif avec cette maison-là. Donc c'est aussi comme ça qu'on aime travailler. Ce travail collectif a été d'autant plus facile qu'à l'intérieur même du groupe de sept vignerons brenseillés se trouve Baptiste Tomachot. Il a repris des vignes dans le sud de la Corrèze il y a deux ans maintenant, mais surtout son avantage c'est qu'il est aussi œnologue. Nous on a fait notre vin de base, donc c'est quand même déjà l'ossature du projet, on ne va pas faire d'un âne à un cheval de course comme on dit. Donc on a déjà bien pris soin de faire notre vin de base comme on avait envie de le faire en se projetant sur le produit final. Et après, eux ont apporté leur savoir-faire sur quelque chose qu'on ne maîtrise pas trop. Donc on leur a fait confiance. Et après, sur les petits détails, comme par exemple le taux de sucre, etc., ce qu'on voulait, il y a eu un échange très constructif. Et on est parti comme ça avec eux, tout a coulé de source. Donc ça, c'était vraiment agréable. D'autant que les vignerons ont tout de suite souhaité être exigeants avec leurs produits. On veut déjà de base une très belle bulle qui est fine, qui est persistante, qui est agréable. Après, nous, on l'a orienté sur le côté un peu plus gastronomique, donc avec un produit un peu charnu et pas sucré. Donc là, on a brossé un peu le portrait du vin final. Et cette méthode traditionnelle reste tout de même très exigeante, note Baptiste Tomachot. Ça consiste d'un vin de base, faire une prise de mousse en bouteille et ne pas gazéifier. On a une effervescence naturelle qui est faite par la levure, qui rejette du gaz carbonique directement dans la bouteille. C'est ça qui fait l'effervescence. Et donc on a une intégration de bulle, une qualité de bulle qui n'a rien à voir avec des produits qui peuvent être gazéifiés. Donc on était déjà parti sur cette méthode-là pour nos ambitions qui étaient de faire quelque chose de gastronomique. Donc après ça se poursuit avec un élevage sur lattes pour affiner la bulle, etc. pendant 18 mois. Sur lattes, c'est un élevage en bouteille. Après la prise de mousse, une fois que les levures ont fait le gaz dans la bouteille, les bouteilles sont mises à plat pour rester. Historiquement, c'est des lattes. Maintenant, c'est plutôt des casiers, mais elles restent à l'horizontale, comme ça, pendant un temps donné. Et ce temps donné provoque des échanges entre les lies et le vin, ce qui apporte la complexité, l'onctuosité et la qualité du produit. Pour arriver donc au produit final de 2025, il a fallu être patient, parce que les cépages ont été plantés en 2020, que la première récolte n'a été pressée que trois ans après, et qu'il a fallu encore attendre un an et demi de maturation avant de pouvoir le déguster. 18 mois pour être au top sur la bulle et sur le produit. On l'avait goûté à 10, on s'est dit, bon, c'est pas encore tout à fait fini, il va falloir attendre un peu. Et puis on l'a regouté à 12, on s'est dit, bon, il faut aller jusqu'à 18. Et donc à 18, on a déclenché un lot de bouteilles pour le présenter aujourd'hui. Autant dire qu'aujourd'hui, le partenariat noué entre Girondins et Coréziens n'est pas prêt de s'arrêter. Ça nécessite des investissements matériels qui sont très, très onéreux et il faut faire tourner beaucoup de volume dessus pour que ce soit rentable. Donc effectivement, c'est parti pour être un bon partenariat. On est content de ne pas s'être trompé parce qu'on aurait pu être déçu et peut-être qu'on ne vous aurait pas invité du coup. Mais non, là, on s'est bien trouvé. Donc c'est parti pour, dès qu'on aura besoin, on fera appel à eux. Ce dernier-né de la cave des mille et une pierres symbolise aussi le dynamisme d'une structure toujours à la recherche de vignerons, c'est-à-dire d'hommes et de femmes qui ont envie de prendre part à cette aventure, une aventure avant tout humaine, assure Fabien Cabrol. C'est une relation amicale et c'est aussi un travail, un métier qui me change de mon travail de bureau et qui me donne de grandes plénitudes. Ça vide la tête complètement, oui. Simplement, quand vous travaillez dans la vigne, sur un pied de vigne après l'autre, bon, ils sont tous à peu près pareils, mais pas tout à fait pareils, donc il y a toujours un petit temps de réflexion, mais très rapide pour gérer ce problème-là qui est vite géré. Et puis en fait, après, vous passez au problème suivant, et vous enchaînez comme ça pendant des heures. Et dans un cadre où en fait on est au moulin avant, on est sur une colline avec une vue à 360 degrés, avec d'un côté Messac et Colonge, de l'autre côté Saint-Basile. Donc c'est vraiment très agréable. En général, c'est une demi-journée par semaine, une après-midi, mais ça peut aussi être en fin de journée selon les saisons. Et cette méthode traditionnelle est donc disponible à la cave de Bronseille depuis sept semaines, cave ouverte les lundis de 14h à 18h et du mardi au samedi, de 10h à midi et de 14h à 18h. Comptez 13,90 euros pour pouvoir déguster ce millésime. Dégustation avec modération, bien sûr. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Bonjour Fabien Montbois. Bonjour Olivier. Une prescription, Fabien, en forme d'anniversaire. Celui de l'achat du château de Cédière par le département de la Corrèze. Un achat qui fête cette année ses 60 ans. Et pour cela, nous recevons Philippe Lescure, conseiller départemental de la Corrèze, délégué à la culture. Cela fait 60 ans, en 2025, que le département a acquis ce château classé au titre des monuments historiques. Le département l'a tout d'abord restauré, puis y a ensuite organisé des animations estivales. C'est un château qui mélange différents styles. Il a été construit au XVIe, il a subi pas mal de modifications. Quand il a été acquis par le département, il était dans un état totalement délabré. Et aujourd'hui, c'est un magnifique château dans un état vraiment de restauration formidable, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, ce qui nous permet d'avoir des expositions de grande qualité dans des salles à la fois très agréables, parce que la température y est clémente, bien que non climatisées. Les nombreux hectares qui entourent le château de Cédière sont un véritable havre de paix, de fraîcheur, où l'on peut faire du sport, où l'on peut faire de la randonnée, où l'on peut faire du VTT et plein d'autres activités de pleine nature. Durant cet été et jusqu'au 21 septembre, vous pouvez découvrir deux expositions sur le domaine du château de Cédière. On a une exposition de photographie dans les jardins qui sont à côté du château, tout à fait à côté, avec une pièce d'eau d'ailleurs qui a été remise en eau pour son 60e anniversaire et donc cette exposition photo retrace le parcours chargé d'histoire, de vicissitudes, de grandeur et de décadence du château de Cédière. Donc ça fait l'exposition extérieure. Nous avons aussi une exposition dans les salles du château qui est une exposition dédiée aux artistes femmes corréziennes. Cette seconde exposition à l'intérieur du château nommée « Les Corézienne » présente des œuvres de Julie, Charlotte Museux, Véronique Daly, Dominique Combe et Pommecat. Des artistes absolument remarquables et puis une scénographie qui a été conçue par des équipes de la culture du département qui met en valeur de manière tout à fait extraordinaire les différentes expositions, donc deux expositions à voir, une en extérieur et une à l'intérieur du château lui-même. Le château de Cédière, c'est un cadre magnifique, un château de la Renaissance, des activités en plein air, des expositions, mais aussi beaucoup d'animations mises en place par le département. Les animations qu'on pourrait qualifier de permanentes ou de récurrentes, les lundis des apéros au concert, en extérieur, bien évidemment, avec l'idée d'avoir une animation musicale, possibilité de restauration rapide ou sur place, ou en amenant son pique-nique. C'est un moment convivial à partager entre amis ou en famille. Ça, c'est tous les lundis soirs. On a aussi tout un calendrier d'animation culturelle. On aura le Festival de la Vézère, qui nous donnera aussi un concert. Et moi j'invite celles et ceux qui veulent avoir un moment culturel dans l'espace dédié à côté du château, la grande salle de la grange restaurée, d'aller sur le site internet du département de la Corrèze où ils trouveront le programme complet, là des spectacles. Mais nous avons aussi des animations pour les enfants, les mercredis notamment. Il y a aussi des animations tout au long de la journée durant tout cet été. L'idée du département de la Corrèze, du président Pascal Coste et des élus de l'équipe départementale, c'est de donner aux Corréziens, aux touristes, la possibilité d'aller faire du sport, encore une fois du sport à sa main comme on a envie, du sport plaisir, du sport loisir, de marcher, de se détendre, de faire du tir à l'arc, du VTT, etc. Faire du sport, avoir un apéro concert le soir, profiter des produits origines Corrèze qui sont en vente. On peut aller prendre son petit déjeuner au château, c'est possible aussi. On sert des petits déjeuners, on sert de la restauration sur place rapide, mais de qualité avec des produits origines Corrèze. D'avoir une journée à Cédière, c'est une journée de vacances, c'est une journée de détente et qui ne coûte pas cher parce que toutes les animations sont gratuites. Le château de Cédière est situé sur la commune de Clargout à 20 minutes de Tulle et 45 minutes de Brive-la-Gaillarde, ouvert tous les jours de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Vous avez toutes les infos sur le site www.corhese.fr. Merci beaucoup Fabien, c'était tout à fait complet. Voilà, c'est la fin de cette saison 2 du Quart d'Heure Corrézien. L'émission fait une pause durant l'été. Merci à Fabien Momboise de RGB et Aymeric Tudou de Bram FM pour leur soutien et leur travail durant cette deuxième saison du Quart d'Heure. Merci aussi à Isabelle Vedren et Vincent Delort pour leur compagnonnage. À toutes et tous, chers auditeurs et auditrices, je vous souhaite un excellent été en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'Heure Corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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