Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN
33-LE QUART D'HEURE CORREZIEN
30 juin 2025 · 15 min
Lire la transcription
Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le 40e numéro du quart d'heure corrézien de cette saison. Un numéro dans lequel je vous propose d'aller à la rencontre des anciens salariés de Géant Casino à Malemort. Des salariés qui ont perdu leur travail il y a 9 mois et qui aujourd'hui voient de nouvelles perspectives d'avenir s'ouvrir à eux, notamment dans l'industrie. L'été est là et il est évidemment synonyme de tourisme, une économie très importante en Corrèze. Alors, comment l'Office de tourisme de Brive travaille pour justement attirer des touristes sur le territoire ? Nous l'entendrons dans ce quart d'heure. Enfin, la prescription culturelle est un hommage, l'hommage d'une association, la SOGE, envers sa fondatrice Simone Dubreuil. Cette femme qui a réussi à faire venir des musiciens du monde entier durant l'été à Brive pour les orchestrades. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti ! Sur le parking quasi-désert de Géant Casino, ils sont là, ces 14 hommes et femmes, de retour sur leur ancien lieu de travail. Ils ont rendez-vous ce matin pour visiter des usines du bassin de Brive parce que depuis 9 mois et la fermeture définitive de la grande surface, toutes et tous recherchent du travail. C'est pas évident à vivre. Moi j'ai plutôt un peu de haine contre l'employeur, ça c'est personnel, mais ça fait comme une déchéance un petit peu. Laurent Boutouiri a travaillé ici en tant que pâtissier durant plus de 30 ans. Alors refaire un CV, rechercher un boulot, c'est comme repartir de zéro pour lui. Et si c'est dur pour lui, ça l'est aussi pour sa famille et notamment son fils. Quand vous avez votre enfant qui vous voit partir au travail tous les jours à 5h du matin, revenir, être actif, et du jour au lendemain vous vous retrouvez dans une position. Au départ vous prenez ça comme des vacances, mais plus le temps avance, plus c'est compliqué. Je ne suis pas quelqu'un qui se laissera vivre aux prestations sociales ou autre chose, mais c'est difficile pour lui aussi. Mais aujourd'hui, si son avenir ne s'écrit plus dans la grande distribution, il aperçoit une possibilité du côté de l'industrie agroalimentaire. Là, je prendrai une formation sur un conducteur de ligne agroalimentaire. Les entreprises comme Delver, comme Andros, Pirogourmand, vous préparez une recette, vous la dupliquez, vous les mettez en pot, en conditionnement, jusqu'à l'emballage et l'expédition. J'ai déjà les bases de toutes les normes européennes d'hygiène. Donc déjà, pour l'employeur, il n'a pas à me former là-dessus parce qu'on était formé avec des laboratoires qui nous contrôlaient. Donc au point de vue hygiène et tout ça, on sait comment ça fonctionne. Donc déjà, on verra. Non loin de lui, Oya est elle aussi présente. Avant, elle mettait les produits en rayon et aujourd'hui, elle découvre les métiers de l'industrie. Lors d'une journée découverte avec Alixio, on avait visité la maison de l'industrie. Ça m'a intéressée de suite parce que je n'imaginais pas l'industrie comme ça finalement. Mais quand j'ai fait la visite, ça m'a plu. Et du coup, on m'a expliqué que je pouvais accéder à ça. Je suis rentrée là-dedans et ça fait 4-5 mois maintenant que je suis en train de faire cette formation. Et elle est intéressante, très intéressante. Et bon, on va voir ce que ça donne. Une formation qu'elle apprend à la maison de l'industrie basée sur l'ancien aéroport Brive-Laroche. Je suis en reconversion professionnelle pour être agent contrôle qualité dans une usine sur Brive. Et je passe un petit diplôme. Si j'ai mon diplôme, je vais pouvoir postuler. Et ainsi retrouver une activité professionnelle d'autant plus importante que le licenciement a été très dur à vivre pour elle aussi. Ça a été très dur. On a passé une étape quand même assez dure, vraiment psychologiquement. Mais là ça va mieux, le fait que je fasse une reconversion, je me projette, j'espère que je vais avoir mon diplôme et puis je vais passer à autre chose. Sur les 70 salariés que comptait encore en septembre dernier le géant de Malemort, une grande partie d'entre eux a retrouvé une nouvelle voie, assure Leïla Sanchez. Elle travaille pour le cabinet Alixio, un cabinet spécialisé dans l'accompagnement de salariés après un licenciement avec un but. C'est de savoir déjà leurs souhaits, qu'est-ce qu'ils veulent et essayer d'aller dans leur direction. Il y en a qui veulent se reconvertir, il y en a qui veulent chercher le travail, il y en a qui veulent prendre la retraite, il y en a qui veulent créer leur entreprise. Il n'y a pas que des personnes qui recherchent un emploi. On est là pour les accompagner et essayer de trouver une solution pendant le temps du congé de reclassement, avant l'inscription à France Travail. C'est notre but, d'essayer de trouver des solutions. Donc après, pour chaque personne, c'est un accompagnement personnalisé, puisque une personne n'aura pas le même souhait que l'autre. Chacun a des volontés différentes. Cette journée de visite d'entreprise a aussi été portée par l'État via la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations, dont la directrice est Céline Tissandier. Ces entreprises aujourd'hui recrutent et pour la plupart font aussi de la formation interne. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils sont plus à la recherche de savoir-être et les compétences, ils les donnent au fur et à mesure et ils les forment directement dans leurs ateliers. L'importance de ces visites est aussi de redonner confiance en eux à ces salariés. Leur donner à voir ce qu'il existe, ce qu'ils peuvent faire, puisqu'ils ont passé la plupart toute leur carrière dans la grande distribution. Donc effectivement, ce n'est pas facile non plus de se projeter sans connaître, pour leur donner envie après, soit de se former en prenant une formation, par exemple avec l'UMM, comme ce qui a été fait par une personne ici, ou soit d'intégrer une entreprise et de se former au fur et à mesure tout en travaillant. Quant à l'avenir de la grande surface, il reste encore en point d'interrogation, d'autant plus qu'elle a été victime de la tempête de ce jeudi 26 juin. Les grandes vacances arrivent. Alors, dans les offices de tourisme, c'est l'effervescence depuis plusieurs mois maintenant. À Brive, l'office de tourisme concocte tout un tas d'animations pour permettre aux touristes de passage de passer un bon moment, mais surtout, leur donner envie de revenir. C'est ce que m'a confié Maxime Jargot, le responsable des animations de l'événementiel et des groupes à Brive Tourisme. Ces animations que l'on organise avec Brive Tourisme ne sont pas vouées à être des animations qui vont faire venir les gens sur les territoires, mais plutôt les faire rester et les faire revenir sur le territoire. Typiquement à la guinguette du lac du Cos le dimanche soir, c'est pas bêtement qu'on l'a mis le dimanche soir. Les gens arrivent très souvent le vendredi, le samedi sur Brive et de suite on les met dans le bain avec une soirée au lac du Cos, au bord de l'eau, avec une buvette, un concert, des marchés producteurs de pays pour faire la restauration. Et puis de suite, l'idée c'est de les mettre dans l'ambiance gaillarde. Or, pour fidéliser quelqu'un, rien de mieux que de l'informer. Et pour cela, les outils de communication sont indispensables. On le voit qu'ils sont en recherche de choses à faire, tout simplement parce que sur notre site internet, on est capable de voir le nombre de clics sur nos différentes pages qui parlent des animations. Et en fait, ces clics sur Internet sont en nette augmentation. Donc en fait, on le voit bien qu'ils cherchent qu'est-ce qu'il y a à faire sur le territoire. Et l'idée, c'est de les informer de ce qui se passe sur le territoire et de toutes les animations que l'on propose pour que ces touristes-là soient épanouis. Et pour que cet épanouissement soit total, l'Office de tourisme travaille de façon à ce que Brive soit véritablement vu comme un camp de base pour les visiteurs. Brive, c'est le camp de base touristique de, je vais dire, une heure aux alentours de Brive. L'idée aujourd'hui, c'est qu'on se dit, on ne va pas aller concurrencer Rocamadour, on ne va pas aller concurrencer le gouffre de Padirac, on ne va pas chercher à se mettre en avant et dire aux touristes, n'allez pas là-bas et venez chez nous. Non, non, venez chez nous, déjà c'est super, l'ambiance est super, la gastronomie est cool. Donc une fois que vous êtes à Brive, allez explorer une heure aux alentours et revenez dormir à Brive parce que là c'est sympa et il y a de bons restos. Mais ce qui change aussi cette année, c'est que l'Office a noué un partenariat avec les commerçants du centre-ville, de sorte qu'eux aussi puissent profiter également des flux de visiteurs durant les deux mois de vacances d'été. Ce n'est pas nouveau parce que les commerçants ont toujours cherché à être attractifs. Ce qui est nouveau, c'est que cette mission-là soit donnée à Brive Tourisme. Les commerçants, ils ont une association de Brive commerçants, mais aujourd'hui, il manquait peut-être de moyens, il manquait de temps, il manquait de finances. Et du coup, ils se sont dit « Tiens, Brive Tourisme, eux, ils ont l'habitude d'organiser des animations, ils ont un service communication. Si on ne s'appuyait pas sur eux par le biais d'une convention de prestation de service pour nous aider à organiser tout a. » Et donc, la logique est venue de suite. Et nous, c'est une logique qui nous parle parce qu'en fait, faire en sorte que les gens consomment en centre-ville, faire en sorte que les gens consomment localement, ça fait partie aussi de nos missions et ça fait partie de nos valeurs. Et durant cet été, l'Office mise quand même sur des indémodables comme les visites guidées. Des visites qui trouvent toujours autant de curieux, même en 2025. Dans l'imaginaire, on pourrait penser que c'est has-been un petit peu. Mais en fait, il y a une clientèle qui cherche ça, une clientèle touristique, mais aussi locale. Les gens du coin, les gens du cru cherchent à découvrir leur territoire. Parce que souvent, on se rend compte que chez nous, on ne connaît même pas spécialement bien notre ville. Les gens qui habitent au pied de la Tour Eiffel, il y en a beaucoup qui ne sont jamais montés dans la Tour Eiffel. Et là, c'est un petit peu pareil. L'idée, c'est de dire venez découvrir votre territoire. Et bien sûr, les touristes sont les bienvenus aussi à ces visites-là, mais elles sont aussi destinées aux locaux. Et vous retrouverez la programmation complète des animations estivales sur le site brive-tourisme.com. C'est l'heure de la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien, prescription en forme de souvenirs, parce qu'entre 1989 et 2011, chaque été, des centaines de jeunes venus du monde entier se retrouvaient à Brive pour ce qui était l'un des événements de l'été, c'était les Orchestrades, un événement créé par une dame, Simone Dubreuil, une dame de caractère au chignon monté haut sur le sommet de sa tête et qui n'avait qu'une seule volonté, faire rayonner la musique. Une année, il y a eu un record battu. Nous avons reçu 1100 jeunes qui ont permis à la manifestation d'être inscrite au record des Guinness. Un souvenir qui résonne encore dans la tête de Nicole Rathuras, la trésorière de la SOGE, la Symphonie des Orchestres de Jeunes d'Europe, l'association créée par Simone Dubreuil qui portait des Orchestrades. C'était une organisation extraordinaire et puis une joie pour tous parce qu'ils ont participé et pu assister aux concerts de rue aussi et même dans les communes parce qu'on a laissé personne sur le trottoir, on a permis aux communes des environs de pouvoir recevoir des groupes qui venaient jouer dans leurs églises en général et un programme qu'ils avaient étudié ensemble auparavant. Durant une semaine, ces jeunes étaient hébergés dans les internats des lycées de la cité gaillarde. Chaque jour, chaque instrument se retrouvait pour travailler ses partitions avec pour objectif final le grand concert symphonique. La musique est un lien et ça permet aux gens de se connaître et justement Simone Dubreuil le disait que s'il y avait eu plus de musique entre les pays, il y aurait moins de guerre. Si la fondatrice de ces moments d'exception est décédée l'an dernier à l'âge de 93 ans, son association la SOGE a tenu à lui offrir un concert gratuit, ce sera le 6 juillet prochain à la Collégiale Saint-Martin de Brive. C'est parti d'une rencontre lors de ces obsèques, d'une rencontre des chefs de pupitres, des chefs d'orchestre qui ont assisté à ces obsèques et qui ont fait cette proposition, c'est-à-dire organiser un concert à Brive. Le programme a été décidé par le chef d'orchestre Thierry Modelin et ce seront essentiellement des œuvres classiques, sauf le dernier morceau qui est une œuvre qui a été signée par Serge Folli et qui s'appelle Le Sachet d'Or qui était joué chaque fois qu'il y avait le concert final des Orchestrades à la fin. C'était le dernier morceau de la fin. Les Brévistes s'en souviennent lorsqu'ils ont assisté à ce concert. C'était le moment où les jeunes agitaient leur foulard et tout le monde participait en somme. Un hommage d'autant plus appuyé que, vous l'aurez compris, depuis 2011, les Orchestrades n'ont plus lieu par manque de ressources financières. Recevoir autant d'enfants qui viennent du monde entier financièrement pour les familles, ça n'est plus gérable. Ils ont d'autres activités à proximité de chez eux. Et puis les collectivités qui aidaient la SOGE à financer ce projet ne peuvent plus assurer fin 2011. Nous, on n'avait plus de sponsors, plus les communes, autres collectivités, la région, tout ça ne pouvait plus assurer. La ville de Brive nous a beaucoup aidé et jusqu'au dernier moment a toujours participé à la même hauteur, sans diminuer sa subvention jamais. Un arrêt soudain, bien loin de la volonté de l'association et de ses bénévoles reconnaît sans mal aujourd'hui encore Nicole Rathuras. Ça a été un crève-cœur pour Simone Dubreuil et pour tous les bénévoles qui ont participé à ça, parce que les bénévoles qui venaient, ils venaient de la France entière aussi, c'était des gens qui participaient à l'organisation de la manifestation, mais tout à fait bénévolement. Il n'y avait qu'un seul salarié qui s'appelle Annie Delmas qui est maintenant la vice-présidente de l'association et c'était elle qui suppléait Simone Dubreuil pour organiser tout ça. D'autant que des artistes d'envergure sont venus à Brive enregistrer certains de leurs plus grands titres à l'instar d'un jeune Belge que l'on connaît tous aujourd'hui. Stromae est venu, il était à peine connu. Il est venu enregistrer la version symphonique de « On danse » et ça a été extraordinaire. Tout le monde en garde un bon souvenir. Mais même les autres artistes précédents, on a eu Stanislas qui était un chef d'orchestre qui avait travaillé avec des gens comme Aznavour par exemple, il y a eu Amori Vassili qui était un jeune ténor qui débutait, il avait 20 ans. Le concert hommage à Simone Dubreuil aura lieu le 6 juillet prochain à 17h en la collégiale Saint-Martin-de-Brive. Voilà, c'est la fin de ce 40ème numéro du Quart d'Heure Corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve dans une semaine dans les vignes de Brosseil pour le dernier numéro du Quart d'Heure de cette saison. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer une très bonne journée sur nos ondes. Retrouvez le Quart d'Heure Corrézien en réécoute sur nos sites internet mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcasts.
Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.
