Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN
32 -LE QUART D'HEURE CORREZIEN
20 juin 2025 · 15 min
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Le Quart d'Heure Corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le 39e épisode du Quart d'Heure Corrézien de cette semaine. Un quart d'heure durant lequel nous allons évoquer la mémoire mais aussi l'engagement des citoyens en Corrèze et plus particulièrement chez les jeunes de notre département. Puisque cette semaine, le 18 juin dernier, nous célébrions le 85e anniversaire de l'appel du général de Gaulle. Et vous entendrez combien la jeune génération sait s'engager dans des causes qui lui sont chères. En fin d'émission, nous retrouverons Fabien Momboise pour la prescription culturelle. Fabien qui vous invite à découvrir l'été prochain des balades immersives à la fois à Turenne mais aussi à Brive, le Quart d'Heure Corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. Cette semaine, je me suis rendu à l'hôtel de la préfecture de Tulle. Rendez-vous m'était donc donné afin de participer à la journée de la mémoire et de l'engagement. Une journée qui s'est déroulée le 18 juin et ce n'est pas tout à fait anodin, note d'emblée Vincent Berton, le préfet de la Corrèze. Le 18 juin, c'est évidemment une date importante, symbolique. L'appel général de Gaulle, le refus de la défaite, c'est un acte de courage, un acte d'engagement citoyen extraordinaire, et puis aussi des travaux sur la mémoire, parce que finalement les deux sont intimement liés, l'engagement citoyen et la mémoire. L'histoire, c'est la République. C'est la République, la République c'est savoir qui nous sommes, savoir d'où nous venons pour faire vivre la chose publique, la République, la chose publique dont l'avenir. Et ça passe bien sûr par l'engagement des plus jeunes. Il y en avait beaucoup ces après-midi, beaucoup de jeunes collégiens, de jeunes lycéens. Et c'était un grand plaisir pour moi de leur remettre ces différents prix. Or depuis deux ans, les services de la préfecture notent une chose en Corrèze, c'est que ces habitants sont en quête de connaissances sur le passé de leur territoire. Rien que cette année, pour le concours annuel de la Résistance, plus de 200 candidatures ont été formulées. Du jamais vu, d'après Xavier Compas, le directeur départemental de l'ONAC-VG, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. On a besoin de connaître notre passé. Même si c'est 80 ans en arrière, on est à une période, je pense, très compliquée au niveau international, au niveau national aussi. Je pense que les Français ont besoin de se raccrocher à leur passé, de se raccrocher aussi aux héros connus ou inconnus de la Seconde Guerre mondiale. Et cet homme constate aussi une autre chose, c'est que, à l'instar de nombreux adultes, les plus jeunes ont certes les yeux rivés sur leurs écrans, mais découvrent aussi des contenus qui très souvent les invitent à mieux comprendre leur histoire. Sur leurs écrans, il y a quand même des phénomènes. Il y a par exemple des youtubeurs qui traitent l'histoire. Mais il y a des youtubeurs qui, aujourd'hui, par des réseaux sociaux, attirent des milliers et des milliers de jeunes sur des questions historiques. Alors voilà, c'est une nouvelle génération, c'est d'autres méthodes, mais les jeunes sont toujours rattachés à leur histoire nationale et même par le biais des nouvelles technologies, ils s'emparent de ces questions-là. Alors certes, certains contenus sont à prendre avec des pincettes, voire beaucoup de recul, mais ce problème ne peut pas être appréhendé que par les plus jeunes de notre société, poursuit Vincent Berton. Le problème des réseaux sociaux, ça concerne tout le monde, ça ne concerne pas que les plus jeunes et je crois qu'au contraire, chez les plus jeunes générations des 15-20 ans, il y a un souci d'avoir un engagement qui a du sens, mais ce qu'il y a, il faut l'expliquer. Il faut l'expliquer, c'est quoi le sens de ces engagements, être sapeur-pompier volontaire, être secouriste à la Croix-Rouge, aller aider les handicapés, c'est quoi finalement le sens que l'on donne à ça et c'est rappeler le lien entre cela et les valeurs de fraternité de la République qui sont au cœur de la République. Il n'y a pas de République sans fraternité, c'est-à-dire sans conscience des autres, sans souci d'attention et d'entraide aux autres. C'est la base du modèle français de République. La France, c'est le sentiment que nous sommes tous un peuple et nous sommes tous attentionnés les uns envers les autres. Alors là, dans les salons dorés de la préfecture, des dizaines de jeunes sont présents. Certains sont au collège, d'autres au lycée et tous se sont engagés dans des projets particuliers au cours de l'année scolaire. Et parmi ces projets, l'un d'eux m'a attiré parce qu'il a été porté par un groupe d'une dizaine de jeunes handicapés de l'IME de Sainte-Fortunade. Mathieu a 19 ans et je lui ai demandé de nous expliquer ce projet. On est parti sur des sacs à dos, sur des bavoirs et sur des hochets. D'accord, que vous avez confectionné ? Oui. Et qui vont donc ensuite être donnés, offerts à la maternité de Tulle ? Oui, c'est ça. Avec des rendez-vous fixes, une semaine sur deux au Chandou, avec des petites mamies, je transporte une machine à coudre, couture à la main, broderie, après elles emballent dans des petits paquets et c'est transmis, après c'est les dames du Chandou qui transmettent à la maternité de Tulle. Et vous l'aurez compris, dans ce projet, Sandrine Tessier, monitrice au sein de l'IME, a accompagné ces jeunes au cours de ce projet intergénérationnel, un projet qui a beaucoup plu à Tom, 19 ans lui aussi. Ça m'a quand même beaucoup touché, parce que ça m'a rappelé mes grands-parents, ça me rappelle mes grands-parents et tout, alors ça m'a fait vachement de bien, ça m'a vachement calmé, parce qu'au début d'année j'étais un peu agacée, je m'agacais très vite et depuis je m'agace beaucoup moins. Et s'il parvient aujourd'hui à mieux canaliser ses excès d'énergie, c'est aussi grâce à ses rencontres bimensuelles. Elles m'ont fait comprendre par des petits regards et tout, que ça ne servait à rien de s'énerver et tout, que c'est mieux de s'expliquer au lieu de vouloir se taper tout de suite, de plutôt prendre un autre monsieur avec un pote qu'on s'est pris de la tête pour s'expliquer, pour voir pourquoi il s'est mis en colère et tout, que de directement vouloir se battre. Autant dire que d'être invité à la préfecture pour recevoir un prix collectif pour leur action, c'est une véritable reconnaissance pour Tom et ses camarades. Déjà, on le mérite ce prix collectif parce qu'on a travaillé très dur toute l'année. Moi, ça m'a fait beaucoup de bien. Ça nous a rajouté du bonheur, même aux anciens, ça leur a rajouté du bonheur. Parce que ça leur a quand même fait plaisir de nous voir. Et nous, ça nous a fait plaisir au retour aussi, parce qu'on les a bien aidés. On avait du travail collectif avec eux aussi. Ils sont même venus dans notre IME pour visiter, pour faire des repiquages, pour s'occuper des animaux et tout. Alors, pour moi, ça m'a beaucoup plu, ce partenariat. Et pourquoi pas le refaire l'année prochaine ? Un autre projet a également attiré mon attention, c'est celui qui a été porté par des élèves du collège Victor Hugo de Tulle. Ils ont participé à un atelier sur les inégalités entre les garçons et les filles. Et pour cela, ils ont élaboré une série de podcasts où ils se sont interrogés sur le sexisme, l'homophobie ou encore les inégalités salariales. Et en cette fin d'année, ce petit groupe d'une dizaine d'adolescents et d'adolescentes s'est rendu dans les écoles primaires de la ville de Tulle afin de faire de la sensibilisation sur ces sujets vers leur cadet. Une expérience pleine de sens assure Aubin, 14 ans, d'autant que ce qu'il peut entendre dans sa jeune vie, le révolte. Les discours, les insultes, quand les gens disent sale gay, sale lesbienne, ça ne convient pas. D'autres choses, en dehors du collège, dans la vie des métiers, il y a 80% des métiers qui sont genrés. Il y a des métiers où il y a 90% d'hommes, 90% de femmes. Ce n'est pas trop normal. Ça me donne envie de faire changer d'avis les gens. Autant dire que d'aller à la rencontre des enfants des écoles de Tulle a non seulement rendu fiers ces collégiens, mais surtout leur âge, justement, a permis très probablement de mieux faire passer certains messages que nous, adultes, rendons inaudibles. Je pense qu'ils ont eu un déclic par rapport au nombre, au chiffre, Ou à ce qu'on leur expliquait, homo, parce qu'il y en a qui ne savaient pas ce que c'était le sexisme, les stéréotypes, des petits trucs de rien du tout. Comme le rose c'est pour les filles, le bleu c'est pour les garçons. C'est rien que ça, il y a des multitudes de discours comme ça. Alors certes, le travail de ce petit groupe pourrait sembler n'être qu'une petite goutte d'eau. Pourtant, ce travail est aussi une petite graine qui, si elle est bien enrosée, pourra très certainement participer à aider à faire changer tout doucement les mentalités et donc notre société. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corésien, Fabien Momboise, bonjour. Bonjour Olivier. Cette semaine, Fabien, vous avez eu envie de nous pousser à mettre le nez dehors à la découverte de notre patrimoine. Et oui, ça y est, c'est l'été, les grandes vacances arrivent à grands pas. Et aujourd'hui, nous allons vous donner des idées sorties pour découvrir notre beau département de la Corrèze. Et cela d'une nouvelle manière. Pour parler patrimoine et balade, qui de mieux qu'une médiatrice du patrimoine ? Bonjour Cyrielle Lagorse-Olivier. Bonjour. Vous allez proposer durant tout cet été des visites immersives et des balades guidées sensorielles. Alors avant de détailler de quoi il s'agit, dites-nous en plus sur ce qu'est une médiatrice du patrimoine. Une médiatrice du patrimoine, c'est une personne qui met tout en œuvre pour rendre le patrimoine accessible au plus grand nombre. Moi, mon objectif, c'est de rendre accessible à tous dans une démarche inclusive. Donc concrètement, j'ingère, si je peux dire, une très grande quantité d'informations historiques. Mon travail de départ, c'est la recherche. Et ensuite, je le digère, je l'assimile pour le restituer d'une manière agréable. Un autre mot pour parler de ce métier, c'est la vulgarisation. Mais attention, l'idée, c'est de ne pas être simpliste, mais vraiment de simplifier l'information en fonction du public. Et justement, le public, il va venir à votre rencontre durant cet été parce que vous proposez différents types de visites patrimoines. D'abord, on va parler des visites immersives. Ça va se passer à Turenne. Est-ce que vous pouvez nous expliquer le concept de ces visites ? Tout à fait. Alors, de manière générale, moi, mes visites, elles mettent les visiteurs au cœur de l'action. C'est-à-dire que, contrairement aux visites classiques, où ils ont une démarche qui est plutôt passive, là, ils sont vraiment acteurs. Donc, ils participent de manière très active, et là, pour le coup, ils ont une mission, c'est de renvoyer Marguerite de Turenne dans le passé. Il y a une sorte de voyage dans le temps qui est fait pour que Marguerite puisse retourner au XIIe siècle. Est-ce que vous pouvez nous parler de Marguerite de Turenne avec quelques mots à décrire ? Alors Marguerite de Turenne est parfaitement contemporaine à l'île nord d'Aquitaine. Donc elle a vécu au XIIe siècle, a pratiquement traversé ce siècle-là. C'est la fille du vicomte de Turenne, Raymond Ier. Elle a eu plusieurs époux, je ne sais pas si les détails, mais elle est aussi comtesse d'Angoulême et elle a certainement été l'égérie de Bernard de Vantadour. C'est un personnage qui est très intéressant, grâce auquel on peut aborder tous les sujets du Moyen-Âge. Et aussi, c'est ce que j'apprécie, casser les stéréotypes qu'on peut avoir sur le Moyen-Âge. Parce que c'était certainement une femme très active, qui a eu un rôle politique, qui a eu un rôle culturel à travers Bernard de Ventador qui l'inspirait. Et donc c'est moi qui l'incarne en costume. J'en dis pas plus sur mon costume qui n'est pas celui qui est forcément attendu par le public et c'est un choix de ma part. Et en plus de ces visites immersives, vous organisez également des balades guidées sensorielles. Alors j'imagine que cela veut dire que vous mettez à contribution nos cinq sens lors de visites, c'est ça ? Oui, tout à fait. Donc ce sont des visites qui se déroulent dans Brive et là encore les visiteurs sont pleinement acteurs de la visite. Moi, je les accompagne seulement dans leur propre découverte. Une découverte qui passe à la fois par l'essence, mais aussi par le jeu. J'ai un esprit très joueur. Et donc, on n'utilise pas l'essence d'une manière banale. On va également les utiliser à travers le jeu. Cyrielle Lagorse, Olivier, on vous retrouve donc tout cet été, soit à Turenne, soit à Brive, pour toutes ces activités liées au patrimoine. Merci beaucoup. Merci Fabien. Activité accessible sur réservation via le site cyrielle-patrimoine.fr ou encore par téléphone au 0681 42 19 48. 0681 42 19 48. J'ajoute aussi que si l'histoire et le patrimoine corésien vous intéressent, n'hésitez pas à jeter une oreille sur notre podcast à la découverte du patrimoine et des pépites de la Corrèze. Un podcast à retrouver sur toutes les bonnes plateformes d'écoute comme Spotify, Deezer ou encore Apple Podcast. Voilà, c'est la fin de cet épisode du Quart d'heure corésien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve dans une semaine pour un nouveau numéro. Et d'ici là, je vous souhaite de passer de très bons moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'heure corésien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcasts. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage Société Radio-Canada
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