Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

31-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

13 juin 2025 · 15 min

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Le 1/4 d'heure : Corrèze et Dordogne mutualise un achat important pour leurs pompiers : celui d'un poste de commandement mobile. Je vous le fait visiter, mais surtout je vous explique pourquoi cet outils va changer le travail des sapeurs corréziens et périgourdins. Dans la prescription culturelle, Aymeric Tudou de Bram FM, vous dessine les contours du Festival Tulle remet le son du 27 au 29 juin prochain.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RVB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce 38e épisode du quart d'heure corrézien de cette saison. Un quart d'heure qui va s'intéresser à une première entre la Corrèze et la Dordogne. Les deux départements ont acheté ensemble un poste de commandement mobile, un élément essentiel pour bien coordonner les opérations de secours d'envergure pour les sapeurs-pompiers des deux départements. Vous entendrez donc les enjeux de ce matériel et surtout aussi les raisons qui ont poussé les deux collectivités à mutualiser leurs moyens. En fin d'émission, vous retrouverez la prescription culturelle, prescription qui vous ingrédite à Tulle pour le nouveau festival Tulle remet le son, le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. La situation, c'est un violent feu dans la forêt de Cousteaux. 130 hectares de brûlés dans une végétation dense. Le feu se dirige vers le sud, en direction de la commune de Chantrier. Plus d'une dizaine d'hectares sont menacés. Donc tout ce qui est rouge concerne l'incendie, tout ce qui est vert concerne les populations. Donc plusieurs habitations menacées. Donc ça c'est la situation, ensuite... Pas d'inquiétude, ce que vous entendez là c'est une simulation, un exercice afin de présenter ce poste de commandement mobile. Un poste qui ressemble ni plus ni moins qu'à un conteneur rectangulaire dont les côtés peuvent s'écarter un petit peu afin d'augmenter la surface à l'intérieur. 30 mètres carrés à l'intérieur duquel vous pouvez retrouver 4 postes primordiaux, le renseignement, l'action, l'anticipation et la logistique. Ces 4 postes étant coordonnés par le chef de poste de commandement et dans cet exercice-là, c'est le commandant Jean-François Labatte qui en est le chef d'orchestre. Là on a un outil qui va pouvoir nous permettre de pouvoir avoir un outil de commandement d'un niveau PC de site, c'est-à-dire sur les grosses opérations où nous aurons une capacité de réponse assez importante. Par grosse opération, comprenez des feux de forêt par exemple, mais aussi des inondations ou encore des catastrophes naturelles, voire industrielles. Lorsque vous utilisez ce poste de commandement du niveau site, c'est que vous avez, j'allais dire, des dizaines et des dizaines de pompiers engagés et une opération d'une envergure importante, style feu dans la Gironde où vous pouvez avoir une inondation ou une tempête. Et donc, c'est des moyens qui dépassent, si vous voulez, le niveau colonne. Le niveau colonne, c'est-à-dire, c'est à peu près au-delà de 12 engins. Donc au-delà de 12 engins, nous avons une montée en puissance des moyens qui est nécessaire si l'intervention le nécessite. Et donc pour ça, il faut une organisation de commandement, il faut une anticipation, il faut de l'action, il faut de la communication et il faut aussi de la remontée d'informations auprès de nos autorités et bien sûr des citoyens. Grâce à ce poste de commandement mobile, les pompiers corréziens et périgourdins espèrent ainsi gagner en efficacité lors d'opérations d'envergure, souligne le commandant Labatte. Il va nous permettre déjà d'avoir dans un même endroit 5 personnes qui sont ici pour réfléchir à ce qui va se passer dans T plus 30 minutes, T plus 1 heure, T plus 1h30. Et donc là, on va avoir toute la remontée d'informations, on va avoir toute l'analyse et on va avoir toute la capacité décisionnaire de pouvoir décider ce qu'on va faire. Bien évidemment, on propose à l'autorité qui est soit l'autorité préfectorale, soit l'autorité hiérarchique. Et cet outil est véritablement attendu par les pompiers, d'autant plus que jusqu'à présent, les postes de commandement étaient jusqu'alors déployés dans des salles des fêtes ou des gymnases. Bref, dans des endroits où les bruits, voire les interruptions intempestives pouvaient brouiller certains messages ou prises de décisions. On peut mettre en application aussi tout ce qu'on apprend à l'école nationale. C'est-à-dire qu'à l'école nationale, on est dans cette configuration-là, dans des salles. Et là, on a les mêmes outils communs, on a les mêmes chartes graphiques. Nous, on peut se projeter au cas de coin-France, on parle le même langage. Et donc là, c'est vrai qu'on a les configurations de l'école, en fin de compte. Et donc forcément, les réflexes, parce qu'évidemment, on s'entraîne quotidiennement tout au long de l'année. Mais c'est vrai que quand on l'utilise en intervention de manière réelle, les réflexes reviennent très rapidement. Et forcément, il y a une capacité de mise en œuvre qui est plus rapide que de transformer une salle avec des tableaux un petit peu de manière archaïque, qui fait aussi son effet. Mais voilà, là, on aura quelque chose qui répond rapidement, j'allais dire, au besoin. D'un point de vue purement organisationnel, ce poste de commandement est basé à Brive, à la caserne des pompiers. Mais il est surtout mutualisé avec le SDIS de la Dordogne, une situation indispensable, assure Germinal Perrault. C'est le président du département de la Dordogne. On se rend compte qu'en vérité, pour acheter ce poste-là, il valait mieux qu'on se mette à deux. Ça nous coûte 60 000 euros à chacun. Et l'État va en mettre la moitié, si vous voulez, ils vont mettre 120 000. Donc il valait mieux qu'on se regroupe pour l'acheter. C'est du bon usage de l'argent public et ce sera aussi une nouvelle mutualisation entre nos SDIS. Parce que que ce soit en Dordogne ou en Corrèze, les collectivités cherchent à faire des économies, poursuit Laurent Dartout, vice-président du département de la Corrèze et président du SDIS corrézien. D'avoir du matériel que nous mettons en commun, c'est une des façons qui nous a semblé intelligente pour faire plus avec moins d'argent. Mais on a encore beaucoup de choses à mettre en oeuvre. Je vous rappelle que depuis les années 90, la mutualisation, elle a été aussi la départementalisation, puisque les casernes de pompiers avant étaient communales et maintenant elles sont départementales. Donc ça a été l'acte 1. On a aussi beaucoup appris des feux qu'il y a eu sur le bassin d'Arcachon, sur l'Andiras, où on commence et l'État commence à mettre des moyens à disposition qui sont de plus en plus mutualisés. Donc voilà, on fait en sorte de faire mieux avec un peu moins d'argent. Parce que ce poste de commandement a un coût, 300 000 euros. Mais c'est en voyant les conditions de travail des sapeurs-pompiers que les élus se sont rendus compte de l'importance d'offrir des outils de travail dignes à celles et ceux qui portent secours. Je vais vous raconter un peu l'histoire. Ça s'est passé il y a quelques années où moi-même j'étais dans un PC de sécurité qui était un camion aménagé de fortune. Et quand j'ai été sur les feux de l'Andiras, j'ai vu ces PC de site et j'en ai parlé au colonel. On a été à Toulouse en voir quelques-uns. Et c'est de là où après on a contacté la Dordogne pour mutualiser tout ça. Parce qu'attaquer un feu n'importe comment, ça coûte cher, c'est peut-être pas la meilleure des solutions. Il faut donc d'abord bien travailler sur la stratégie. Et cette stratégie, elle peut se faire des fois dans des moments où on a des moyens informatiques qui vont bien, où on peut être tranquille pour réfléchir à la stratégie, pour après démultiplier les hommes et les moyens. Et oui, hélas, les incendies de forêt, que ce soit en Corrèze ou en Dordogne, peuvent devenir de véritables fléaux dans les années à venir, note Laurent Dartout. Le changement climatique fait qu'aujourd'hui, les feux de forêt sont de plus en plus prégnants. Sur notre département de la Corrèze, on a encore eu il y a quelques jours des départs de feux. Et on sait que si on se prend un mois, un mois et demi de sécheresse, on aura des feux importants en Corrèze. Et si cette mutualisation est orchestrée entre la Dordogne et la Corrèze, ce n'est pas tout à fait un hasard. La proximité de Brive, puisqu'il faut déjà un gros lieu de stockage pour ce matériel. Puis on est à des frontières communes, avec des problématiques communes. Donc voilà, tout va bien. Pour l'État, encourager cette mutualisation de moyens entre départements est essentiel. Martel Marion Le Savourou, c'est la secrétaire générale de la préfecture de la Corrèze, surtout dès lors que l'on parle de finances publiques. Ça a du sens de faire de la solidarité. Finalement, le nombre d'occurrences annuelles, c'est environ 2-3 occurrences de sortie de ce type de matériel. Et donc, de facto, c'est de la sobriété. C'est aussi ce à quoi on nous appelle avec l'argent public. C'est un choix qu'on a fait conjointement avec les conseillers départementaux d'être SOP, d'être économe des deniers publics tout en étant plus efficace dans notre réponse opérationnelle. Par ailleurs, ce nouvel outil est aussi un prolongement du nouveau centre opérationnel inauguré il y a quelques semaines à Tulle. Vous avez le centre opérationnel départemental. Donc ça, c'est une vision départementale, un pilotage de la prise de décision. Et ce poste de commandement qui peut devenir un poste de commandement opérationnel, il permet de réunir au plus près du terrain pour faciliter la décision en moment de gestion de crise. Si ce poste de commandement sera en priorité mobilisé en Corrèze comme en Dordogne, il pourra aussi être mis à disposition d'autres services départementaux d'incendie et de secours de l'ensemble de l'Hexagone. Place à la prescription culturelle, Aymeric Thudoux, bonjour. Bonjour Olivier. Aymeric, avec Bréniges FM, vous nous proposez aujourd'hui d'en savoir un petit peu plus sur le programme qui nous attend au festival Tu le remets le son. Ce sera du 27 au 29 juin quand même. Et oui, Tu le remets le son, première édition, l'événement s'approche à grands pas. On va parler en détail aujourd'hui des déambulations, des spectacles, des compagnies, du théâtre de rue avec Nicolas, Nicolas Giner, responsable de la culture et accessoirement, mais c'est très important, on est coordinateur de l'événement. Bonjour Nicolas. Bonjour Aymeric. Un petit topo sur les compagnies et les spectacles qu'on pourra voir, parce que là ce sera pour tout le monde, ce sera gratuit. Oui, alors, dès le vendredi 27 juin, il y aura une déambulation qui va se faire en deux temps, en fait, par la compagnie La Locomobile. Donc, ils conduisent une exploratrice 1902, un véhicule extraordinaire qui, d'ailleurs, selon eux, ne fonctionne qu'en jouant de la musique, qui ne fonctionne qu'à ce carburant-là. C'est écologique, ça, en même temps, c'est bien. Exactement, c'est écologique. Et donc cette compagnie va déambuler, tout d'abord elle va faire un premier parcours, Keboulisse, place Gambetta, place Berthaud pour revenir à place Gambetta, ça de 18 à 19h en gros. Et ensuite il y aura un deuxième set en gros de cette compagnie à partir de 20h qui rejoindra donc la place Gambetta à la rue Jean-Jaurès. Et l'objectif, un petit peu, c'est d'amener le public vers le concert des Riff Phénomène qui aura lieu à 20h30, place donc rue Jean-Jaurès. Et ensuite, le samedi également, deux compagnies à l'honneur. Une compagnie de musique et surtout les fameuses poupées géantes dont on a déjà parlé avec toi. Oui, effectivement. Alors ça, c'est un petit peu... Moi, je me rappelle lorsqu'on a réfléchi à la programmation, c'est un petit peu Nicolas Blanc, le directeur de l'Empreinte, qui nous a un petit peu poussé vers ce type de spectacle. Et pour le coup, moi, je le remercie parce que je pense que ça va être vraiment un moment assez extraordinaire et féerique, en fait, ce samedi soir, 28 juin à Tulle. Effectivement, ce sont des poupées géantes qui font 5 mètres, qui déambulent avec des tambours et dans une ambiance, bien sûr, au son de l'accordéon, évidemment, puisque la compagnie Les Rustines de l'Ange va les accompagner au son de l'accordéon. Et donc là aussi, il va y avoir deux parcours, deux sets, avec donc une première déambulation dès 18h qui va rejoindre en fait la place Tavé et qui va ensuite rallier la cité de l'Accordéon, la place Macha donc. Exactement, la place Macha. Et puis ensuite, il y aura une déambulation de nuit. Alors là, ça va être, je pense, spectaculaire avec les lumières et les lumières dans la nuit. Je pense que ça va vraiment être impressionnant. Et cette déambulation va faire le tour des quais, en fait. On va sortir un petit peu du dispositif du festival, juste quelques temps, pour revenir dans le festival. Et là, ça va être un moment assez magique avec une arrivée place Berthaud pour lancer le concert du groupe PVC Cue du Tube à 23h, place Berthaud. Et puis, je tiens à dire aussi qu'il y aura des spectacles de rue aussi au sein de la Cité de l'Accordéon avec la compagnie Les Rustines de l'Ange qui vont proposer un spectacle un peu immersif, un peu intimiste devant le parvis de la cité de l'accordéon et qui le lendemain, sur la place Gambetta fera aussi un spectacle qui s'appelle Ça va valser, où là ils vont inviter les Tulistes à danser au son de l'accordéon et ça, ça va être très sympa. Je rajouterai juste une dernière chose si tu peux me le permettre, je t'en prie. On propose aussi cette année, alors ça ne sera pas forcément au cœur du festival, mais on a cherché à essayer de toucher des publics, d'y empêcher, d'y éloigner en sollicitant une compagnie qui s'appelle Chanson à ta porte et qui va en fait se produire, elle, alors pas dans le festival, mais au contraire va aller chercher le public notamment dans des lieux hospitaliers comme l'EHPAD des Fontaines, comme l'EHPAD du Chandou aussi, comme aussi des logements HLM. Pour faire participer tout le monde. Exactement, pour faire participer tout le monde et aller au contact de ces personnes que l'on dit éloignées, mais en tout cas, qui peut-être soit ne peuvent pas pour des raisons physiques soit qui n'osent pas venir à cause du monde qu'il risque d'y avoir, et bien on se propose de leur amener aussi la musique et l'accordéon chez eux. Tulle remet le son première édition, tout le programme à retrouver sur le site de la ville de Tulle, page Facebook également, pour suivre tout le programme en intégralité et rendez-vous donc les 27, 28 et 29 juin au centre-ville de Tulle, j'espère vous y voir Olivier. En tout cas, vous m'avez donné envie d'y être, mon cher Emmerick. Merci beaucoup. C'est la fin de ce 38e épisode de la saison du Quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité et vos encouragements. On se retrouve dans une semaine pour un nouvel épisode, mais d'ici là, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'heure corrézien en réécoute, sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes J'écoute, Spotify, Deezer et Apple Podcast. Sous-titrage ST'501 Sous-titrage Société Radio-Canada

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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