Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

01-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

4 septembre 2025 · 14 min

Avec un compte, 15 Cœurs quand quelqu’un ouvre votre lien. Rejoindre la communauté
Les vendanges ont débuté à Branceilles. Des vendanges précoces à cause notamment de la canicule. Mais cette année, le climat a été clément avec les vignerons. Une canicule qui pose question quant à l'état sanitaire des poissons de nos rivières. On fait le point avec la fédération de pêche du département. La prescription culturelle se penche sur un bijou de l'architecture de Beaulieu sur Dordogne. La chapelle des Pénitents va pouvoir bénéficier du loto du patrimoine pour pouvoir être restaurée !
Lire la transcription

Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans cette nouvelle saison du quart d'heure corrézien. Et pour ce premier numéro de l'année, nous irons dans les vignes de Branceils parce que les vendanges ont débuté avec beaucoup d'avance, notamment à cause de la canicule. Vous l'entendrez, cette canicule justement, elle a été exceptionnelle cet été à tel point que le niveau de crise sécheresse a été déclenché par la préfecture. Nous irons prendre des nouvelles des cours d'eau auprès de la Fédération de pêche de la Corrèze. En fin d'émission, vous retrouverez la prescription culturelle, prescription qui fait un tour à Beaulieu-sur-Dordogne parce qu'ici, le loto du patrimoine va venir en aide à un monument de la commune. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti. C'est historique, on a démarré les Blancs le 18 août, historiquement, qui était déjà en avance. On avait déjà fait le 25, mais on peut considérer qu'on est entre 7 et 10 jours d'avance cette année. Cette voix, c'est celle de Philippe Leïma, le président de la cave coopérative des 1001 pierres à Branceils. Un viticulteur soulagé parce que la météo a été clémente avec le collectif de vignerons du sud de la Corrèze. Le printemps a été clément, pas de gel, pas de grêle. L'été a été chaud, mais mine de rien, on a pris une belle averse le 19 juillet. Puis après une le 10 août qui ont permis aux blancs et aux rosés de venir à maturité avec un bon rythme et qui fait qu'à l'arrivée, on a une très belle qualité. Et puis les rouges, on était un peu inquiets. Et puis finalement, ce week-end, on a pris plus de 50 millimètres. Donc là, c'est rêvé puisque ça nous laisse 15 jours derrière pour laisser finir de mûrir les rouges. Donc l'année part sur de bonnes voies. Cette clémence a toutefois été perturbée par deux épisodes caniculaires qui se sont abattus sur la Corrèze cet été. La sécheresse a eu un petit peu d'impact sur les volumes. Donc on ne va pas faire la récolte du siècle en volume. Par contre, vu d'où on vient depuis 2017, on est très très heureux de la récolte puisqu'on se retrouve sur une récolte, on va dire normale. Là, on dirige vers 120-130 000 bouteilles produites, ce qui est à peu près la moyenne de la cave. Or, l'enchaînement d'aléas climatiques quasiment une année sur deux, voire deux années de suite a failli mettre en péril l'équilibre économique de la coopérative des mille et une pierres. On était sur une période là où les bonnes années ne faisaient que compenser les mauvaises avec des pertes. Et là, on était un peu sur les expectatives. Là, ça nous permet de mettre de la lisibilité et puis reprendre confiance et un peu de dynamisme dans le groupe. Donc, c'est très, très bienvenu. Là, vous êtes en train de me dire, sans me le dire, que le moral va mieux. Mais disons que ça pourrait être mieux. Mais on est quand même très content de pouvoir repartir sur des bonnes bases. Et puis de reverser les stocks, et puis de passer une année 2026 qui sera sans rupture de stock, avec toute la gamme remplie. Et ce qui rassure aujourd'hui le vigneron, c'est l'état sanitaire des ceps de vignes, des plantes qui n'ont pas été touchées par les maladies cette saison. Toute l'arrière-saison, après la récolte, on va pouvoir faire de la bonne mise en réserve pour préparer la récolte de 2026. Vous voyez, en fait, ça ne s'arrête jamais. Donc oui, tous les feux sont ouverts pour que, si on n'a pas d'alerte climatique en 2026, on puisse faire aussi une belle récolte de 2026. Les vins blancs et rosés 2025 pourront être dégustés d'ici au printemps 2026. Il faudra être un petit peu plus patient pour découvrir les vins rouges de ce millésime 2025. Oui, il a plu cette première semaine de septembre en Corrèze, mais pas suffisamment pour lever toutes les alertes face à la sécheresse. Jusqu'à jeudi dernier, la Corrèze était d'ailleurs en niveau de crise, le plus haut niveau déclenché par la préfecture. Préfecture qui a baissé d'un échelon pour atteindre le niveau d'alerte renforcée pour une très grande partie du territoire. Reste néanmoins que dans les cours d'eau, la situation est critique sur Sébastien Versanjanodé. C'est le président de la Fédération de pêche et de la protection des milieux aquatiques de la Corrèze. Globalement, la situation est effectivement critique sur l'ensemble du département. Avec des zones très touchées, on sait que la Gventry, par exemple, c'est une zone qui est facilement touchée. La partie près de Brive, sur la partie aval de la Corrèze et de la Vézère aussi. Et si la situation est aussi tendue, c'est parce que la plupart des cours d'eau ont un régime pluvial, c'est-à-dire que leur niveau fluctue en fonction des précipitations. On reste dépendant des pluies, même si on a la chance, notamment sur le plateau, d'avoir près des sources, beaucoup de sources et beaucoup de zones humides qui arrivent à maintenir quand même un certain nombre de débits pendant les périodes estivales, même s'il ne pleut pas pendant quelques jours. Mais effectivement, là, il n'a pas plu pendant très longtemps. Les pluies de la semaine dernière et des début de semaine-là font vraiment du bien. Je pense qu'elles nous permettent d'éviter la catastrophe. Pour l'instant, elles ne sont pas encore tout à fait suffisantes. Pas assez suffisantes pour préserver la vie aquatique, une vie largement bouleversée aussi par les variations de la température de l'eau. Ça, on sait que c'est un élément important parce que, par exemple, au-dessus de 19 degrés, on sait qu'une truite, elle cesse de s'alimenter, elle est en situation de stress. On a eu cet été deux grosses périodes de crise pour l'instant. Une qui était plutôt début juillet, où on avait encore de l'eau, mais des températures parfois assez élevées. Certains cours d'eau sont montés jusqu'à 22, 23, 24 degrés. Et ensuite, la partie où les niveaux sont bien descendus, la courant route, même si là, les nids se rallongent et on se retrouve avec des conditions de température qui s'améliorent considérablement. Mais fort heureusement, cet été, les quelques pluies ont non seulement relevé le niveau des rivières, mais aussi permis de faire baisser la température de l'eau, suffisamment en tout cas pour éviter la mort des poissons. Là, cette année, heureusement, on n'a pas eu les deux en même temps. C'est peut-être la différence avec ce qu'il y a pu y avoir un peu par le passé. Peut-être en 2019, d'ailleurs, où on avait eu à la fois des températures très chaudes et très, très peu d'eau. Et donc là, c'est la situation vraiment la plus pénalisante pour la vie aquatique. Là, cette année, on a eu une situation où il restait un peu d'eau, mais avec des températures élevées, puis une situation avec très peu d'eau et des températures plus fraîches. Donc, c'est pour ça que je disais, on n'est pas passé loin de la catastrophe, parce que les pluies ont été bienvenues, mais malgré tout, on n'est pas encore tout à fait sortis de la situation de crise. Reste que si les pluies sont attendues, tel le Messie, leur puissance est redoutée par Sébastien Versanjanodé. L'alternance des crues et des sécheresses, enfin des étiages, on va dire, pour la vie aquatique, c'est aussi l'occasion d'une dynamique. C'est-à-dire que c'est aussi la variabilité, la variation qui font qu'il y a des zones qui peuvent être en eau, hors d'eau, qu'il peut y avoir des cailloux qui se déplacent. Et les cailloux sont souvent des supports de pente, par exemple pour les poissons. Donc ces alternances, elles sont bénéfiques. Mais les alternances avec trop d'extrêmes ou des extrêmes trop rapides, là, c'est toujours pénalisant pour la vie, en fait, quelles que soient les espèces. On préférait qu'il pleuve un peu plus régulièrement, moins fort, plutôt que pas d'eau pendant un mois comme on a eu. Et là, presque, par certains endroits, 80 à 100 millimètres qui sont tombés. À l'instar des vignerons, la Fédération de pêche constate elle aussi que ces épisodes caniculaires se multiplient depuis les années 2000. Au début, c'était tous les 4, 5 ans, 6 ans. Et puis là, ça commence à être quasiment tous les 2 ans. Donc on a l'impression que la fréquence augmente, mais il faudrait sûrement plus de recul pour en être sûr et pour bien cerner les effets. Après, ce qu'on a pu voir sur les suivis scientifiques, c'est que certaines situations de sécheresse vont faire disparaître carrément des espèces de certains bassins. Et sur d'autres bassins, on a de la truite qui a parfois disparu. Et les poissons mettent un peu de temps à recoloniser. Il leur faut souvent 2, 3, 5 ans à recoloniser. Et encore, si les conditions sont réunies, c'est-à-dire qu'il faut que le milieu soit un peu résilient, qu'il soit connectif, qu'il soit quand même de bonne qualité, etc. Et mine de rien, cette résilience du milieu aquatique lui demande du temps. La résilience, c'est de pouvoir s'assurer que les milieux sont à la fois connectifs, qu'on garde suffisamment de zones humides pour qu'on puisse avoir même parfois des petits affluents qui ne s'assèchent pas complètement. Et qu'à partir de là, même si on a des conditions de crise, le cours d'eau, finalement, on voit que s'il arrive à être résilient, tout seul, il va réussir à se reconstituer s'il en a le temps. Et ça c'est un peu l'interrogation pour l'avenir, c'est qu'on ne sait pas si la fréquence des événements extrêmes va permettre de donner au milieu le temps de se régénérer à chaque fois. D'où l'importance pour la Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques de la Corrèze de pouvoir travailler de concert avec l'agence de l'eau, le GEMAPI représentant l'État ou même le conseil départemental mais aussi les communes, afin de prévoir des travaux de restauration ou d'entretien de certains milieux aquatiques. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien, une prescription en forme de coup de pouce du destin, celui reçu par la chapelle des pénitents à Beaulieu-sur-Dordogne. Cette semaine, le loto du patrimoine a dévoilé les quelques 102 sites pour lesquels les tickets à gratter vont bénéficier. Et parmi cette liste, donc, figurait l'ancienne chapelle Notre-Dame, de quoi réjouir véritablement Dominique Caire, le maire de la commune. Pour tout vous dire, c'est une énorme satisfaction, c'est une très grande satisfaction. Parce que, en fait, c'est vraiment le monument emblématique de Beaulieu-sur-Dordogne qui a retenu l'attention des plus hautes instances du patrimoine français. La chapelle des pénitents, la chapelle du Poro ou l'ancienne chapelle de Notre-Dame, c'est l'emblème de Beaulieu. C'est-à-dire, lorsque vous allez sur n'importe quel site où vous tapez Beaulieu-sur-Dordogne, vous voyez quoi ? Vous voyez la chapelle des pénitents. Mais au-delà de l'émotion, Dominique Caire y voit surtout un soutien fort pour la sauvegarde du patrimoine et donc l'identité de sa commune. Il faut être quand même clair et franc, c'est qu'il faut être un petit peu matérialiste. Le fait de bénéficier du soutien de l'auto du patrimoine, c'est quand même budgétairement important pour nous. Pour vous dire, nous avons réalisé un diagnostic patrimonial sur les monuments classés ou inscrits de Beaulieu-sur-Dordogne. Ce diagnostic patrimonial fait ressortir un besoin d'investissement de 17 millions d'euros. Rien que pour la chapelle des pénitents, nous avons un besoin de 1,7 million d'euros. La commune de 1 400 habitants, 1 400 habitants, vous vous rendez compte, nous avons presque autant de bâtiments classés ou inscrits que la ville de Brive. Heureusement, ce n'est pas la même taille, sinon en tant que maire, on dirait démissionner. Mais donc, notre volonté, notre morale, c'est d'entretenir ces bâtiments. Et pour les entretenir, bien évidemment, c'est budgétaire le problème. Donc, quand on a une aide telle que le loto du patrimoine, c'est quand même une réduction de l'autofinancement communal qui est nécessaire pour réaliser ces rénovations et ces entretiens. Et c'est d'autant plus important que l'état de santé de la chapelle des pénitents reste préoccupant. La chapelle des pénitents nécessite des travaux de toiture, des travaux de réfection du sol, des travaux de sauvegarde des peintures qui y sont. Et un dernier élément très important, c'est le mobilier qui est à l'intérieur. Elle est très riche d'un mobilier qui n'est pas mis en valeur, qui n'est pas entretenu. Donc, l'investissement porte à la fois sur de l'urbanisme, donc sur la réflexion de tous les éléments importants du bâtiment, mais également sur la mise en valeur de tout le mobilier intérieur. Ça, c'est la majorité. Et il y a aussi un important sujet qui est celui de la tribune. Le toit est en forme de gabard renversé. Et ces boiseries sont victimes d'insectes xylophages et aussi de l'impact de l'hygrométrie qui est forte en bord de rivière. Donc ces boiseries intérieures ont besoin de traitement, à la fois pour les libérer de ces animaux nuisibles, ces insectes nuisibles, et à la fois pour les remettre en état et permettre une ouverture plus fréquente sans mettre en péril l'intérieur de l'immeuble. Et si la commune est aujourd'hui propriétaire de cet immeuble, elle espère aussi pouvoir redonner vie à cet espace. Ce qu'on voudrait en faire, c'est bien sûr, elle est déclassée en tant que lieu de culte, mais c'est un lieu culturel. C'est-à-dire qu'on voudrait en faire un établissement qui puisse recevoir des expositions, qui puisse recevoir des représentations historiques ou culturelles pour que notre village ait encore plus de visibilité et de reconnaissance dans ce stade-là. Et puis c'est une volonté aussi de la Fondation du patrimoine. Le patrimoine, c'est beau, mais il faut l'animer. C'est un peu leur devise. Ce projet porté par la mairie est d'autant plus important que depuis quelques années, la commune multiplie les récompenses. En 2021, on a eu le prix national des rubans du patrimoine pour les travaux réalisés à la Bastille. En 2022, le plus beau village de France, la Belle qui est aujourd'hui l'élément le plus porteur pour la fréquentation de notre village. En 2023, nous avons eu la deuxième fleur, le village-visage fleuri. En 2025, on se trouve quasiment avec trois accès-sites. Un qui est un peu indépendant de notre volonté, c'est le film de Guillaume Canet qui a été tourné chez nous. Ensuite, la reconnaissance de la quatrième place nationale du village préféré des Français. Ça, c'est énorme. Et on a la chance de voir notre dossier du loto du patrimoine 2024 qui aboutit en 2025. On a vraiment une volonté de faire connaître, de faire venir des gens chez nous. Et on a la chance, avec ces réussites-là, de le faire à moindre frais. Tout à l'heure, je vous parlais de budget. Là aussi, si on doit enclencher des dépenses budgétaires, on peut ou on ne peut pas. Là, ce sont des aubaines d'avoir des reconnaissances nationales et d'être repris par des médias nationaux et de nous faire connaître. Et voilà, c'est vraiment un accessit et un grand bonheur pour les élus qui se décarcassent pour y participer, pour les associations qui font vivre le village. Et pour les Bénloucaises et les Bénloucois qui, eux, sont là à l'année et trouvent leur implication aussi dans la vie locale. Et les tickets du loto du patrimoine seront mis en vente à partir de la fin du mois de septembre à quelques jours du week-end dédié aux journées du patrimoine. Voilà, c'est la fin de ce numéro de rentrée du Quart d'Heure Corrézien. Mais on se retrouve la semaine prochaine, même jour, même heure. Et en attendant, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'Heure Corrézien, on réécoute sur nos sites internet mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast. Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

95.6 FMBréniges FM
La Corrèze dans vos oreilles