Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN
29-LE QUART D'HEURE CORREZIEN WEEK-END DU 24/04/26
24 avril 2026 · 15 min
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Le quart d'heure corésien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Brénige FM. Réalisé et présenté par Olivier Serac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le quart d'heure corésien. Dans ce numéro, je vous propose de retrouver une dernière fois Yvan Kassagne. Yvan, c'est ce jeune homme de 18 ans tout juste qui rêve de devenir un jour pilote d'hélicoptère. Dans les deux numéros précédents, vous avez pu découvrir son projet, mais aussi toutes les questions qu'il se pose et les doutes qu'il traverse au sujet de son avenir professionnel. Et dans ce dernier numéro du quart d'heure qui lui est consacré, nous allons entendre comment il se prépare physiquement, mais aussi d'une certaine manière mentalement. Le quart d'heure corésien avec Yvan, dans le parc de la Guière-la-Brive, c'est parti. C'est aussi la force de votre génération, j'ai le sentiment, c'est que vous savez vous relever, vous ne vous dites pas forcément que ce sont des échecs, que ces échecs vous font grandir. C'est vrai que j'ai mis du temps aussi à me rendre compte, parce qu'on se dit toujours, si je loupe, je vais perdre un an, je vais perdre deux ans. Mais c'est vrai que bon, quand on relatilise, j'ai 18 ans, j'en aurais au pire 20. Et je vois, hier j'avais rendez-vous au CIRFA avec mon adjudant-chef. Il m'a dit, mais t'as 18 ans, il y a des gens qui vont faire cette formation, ils en ont 28. Et pourtant, ils ont accueilli plein de trucs avant. Je veux dire, c'est pas, eux ils ont pas perdu de temps, toi t'es pas en avance. Et il dit, c'est normal, il y a de tous les âges. Donc si tu loupes, c'est pas grave, tu trouveras toujours quelque chose qui te plaira. Tu trouveras peut-être une formation, d'ailleurs, qui te plaira plus et qui sera peut-être plus adaptée pour toi. Il me dit, vas-y, essaye, donne tout. Si tu l'as, parfait, tant mieux. On t'enverra à l'école. Si tu l'as pas, c'est pas grave. Au pire, tu réussiras. Enfin, il y a toujours... C'est motivant, je trouve. Ce genre de discours, c'est motivant. Oui, c'est pas un concours qui fait peur, quelque part. Genre, si vous ne l'avez pas, il y a d'autres solutions. Oui, bon, après, je suis d'accord. Mais c'est vrai que ça fait quand même un peu peur parce que j'ai envie de l'avoir. Au fond, j'ai quand même envie de l'avoir, mais oui, je suis d'accord. Ça fait moins peur que si c'était un concours où après, je n'ai plus aucun choix. Il n'y a pas de dernière chance. Il n'y a pas de dernière chance. J'ai jusqu'à 34 ans quand même. J'arrêterai avant, c'est sûr. Non, mais là, par exemple, si je loupe le sport, pour moi, c'est le plus dur, je pense. Si je loupe le sport, je peux le repasser dans un an. Je peux le repasser autant de fois que je veux, tous les ans. Ce concours, justement, il y a quoi dedans ? Il y a quoi dedans ce concours ? Je vais arriver le lundi 27 avril à 17h. On va déjà récupérer tous mes papiers. Je vais passer les premiers tests médicaux. Ça dure une journée entière. Il y a des tests de tout. On vérifie toutes vos archives médicales. Après le lendemain, j'ai des tests psychotechniques. C'est toutes les réponses qui vont être instinctives. Des gestes. Après j'ai une petite épreuve de maths français et anglais qui sont de niveau back, enfin voilà c'est pas plus et après j'ai le dernier jour j'ai le sport, je découpe en 3 parties, je dois faire un look léger, c'est comme un test de VMA, c'est on a 20 mètres et on a un bip, on doit respecter le bip on doit avoir passé la ligne à chaque bip je dois faire palier 10 sur 12 j'ai une minute de repos, je dois faire minimum 13 traction, j'ai une minute de repos et je dois faire 3 minutes 30 de chaise de kilis c'est quand on doit s'appuyer contre une surface plate et tenir en position chaise les genoux collés, les pieds collés et la tête contre le mur donc tout ça il faut s'entraîner tout ça il faut s'entraîner c'est pour ça que j'y suis tous les jours en ce moment c'est vrai que là, petite fatigue petite fatigue quand même et puis avec ce qui se passe, que ce soit familial ou quoi en ce moment ça rajoute un peu de travail donc c'est vrai que c'est fatiguant mais bon, c'est la dernière ligne droite il me reste 20 jours donc je vais me donner à fond histoire de m'arrêter 3-4 jours avant histoire d'être bien reposé et après on y retourne d'être le mieux préparé pour affronter ce combat c'est le premier combat de votre vie presque c'est le premier combat, oui c'est sûr c'est mon premier concours, mon premier examen à condition qu'on ne compte pas le brevet mais bon je ne le compte pas dedans non c'est ma première évaluation déjà physique c'est ma première évaluation c'est pour ça, j'ai envie de savoir aussi ce que je vaux c'est pour ça que j'aurais pu attendre l'année prochaine histoire de vraiment être plus près, si je peux dire, mais j'ai envie de voir où j'en suis, voir ce que je peux proposer et voir si avec la rage je peux y arriver. Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 Sous-titrage ST' 501 on va se projeter un petit peu imaginons vous avez le concours évidemment dans dix ans vous Vous êtes où ? Vous faites quoi ? Dans 10 ans, ça veut dire que j'aurai passé... L'école dure 2 ans et demi, 3 ans. C'est-à-dire que ça fera 7 ans que je suis dans l'armée. Je fais les 3 années qui me restent pour arriver aux 10 ans. Et là, je me pose une grande question. Est-ce que je quitte cette armée ? C'est vrai que c'est tôt de se lancer dans... Est-ce que je quitte l'armée en sachant que je ne suis pas encore ? Mais c'est vrai qu'il y a des métiers dans l'armée qui sont très ouverts dans le public, enfin dans le privé surtout. Je vois pilotes d'hélicoptère, c'est quelque chose qui est tellement en expansion aujourd'hui dans le privé. Je vois ça y est, à New York, à Los Angeles, il y a les premiers taxis hélicoptères. C'est-à-dire, c'est un Uber hélicoptère. Donc c'est en train de se démocratiser. Il y a de plus en plus d'hélicoptères. Donc ça dépendra. Déjà, si ce métier me plaît. Parce qu'aujourd'hui j'en parle comme si je l'avais déjà fait mais la réalité peut être différente, je peux le vivre différemment et oui après je verrai aussi ce que me propose le reste du monde, quitte à partir à l'étranger, quitte à... il faudra que je vois. Vous êtes en train de me dire que finalement vous n'êtes pas sûr forcément de faire toute votre vie, toute votre carrière dans l'armée ? Non, c'est sûr. Et puis même déjà quand on voit la retraite, à quel âge elle arrive, elle arrive très tôt. C'est-à-dire ? Je ne dis pas de bêtises, c'est à peu près 25 ans après la prise de formation, la prise de rôle, je ne serais plus dire comment ça s'appelle. 25 ans après, il y a quasiment la retraite parce que ce qui est compté, c'est à chaque fois que l'appareil décolle du sol. Ça compte, c'est des calculs qui sont assez compliqués. Dès que, quand on dépasse certaines heures de vol, la retraite se rapproche. À chaque fois qu'on décolle, il y a quelque chose avec la retraite. Enfin, c'est vraiment... Parce que c'est aussi quelque chose de dangereux. Il y a ça derrière. C'est une prise de risque. Pourquoi les militaires sont payés plus cher en OPEX ? Parce que malheureusement, on a des tristes exemples où ils ont été payés plus, mais ils ne sont jamais revenus. Donc c'est pour ça aussi que la retraite arrive assez jeune. Ça, ce risque justement de ne pas revenir après une opération. Vous en avez parlé avec vos proches, avec vos parents, avec vos amis ? Non, je n'en ai pas parlé, parce que ce n'est pas quelque chose dont j'ai vraiment envie de parler. C'est vrai que moi, personnellement, je suis prêt à ça. Je connais les risques de ce métier. Ce n'est pas quelque chose que forcément je parle. Après, tout le monde en est conscient. On se doute que l'armée, derrière tout ça, il y a de la violence. Mais personnellement, je suis prêt à ça. Je suis prêt à servir mon pays. Et c'est quelque chose, comme tout le monde, on ne veut pas. Mais on veut rester là le plus longtemps possible pour voir ce qui se passe. Mais non, c'est quand même un risque que je suis prêt à prendre. C'est assez fou de pouvoir dire ça à 18 ans. J'ai le sentiment que ma génération est complètement différente de la vôtre, ou en tout cas de votre personnalité. Dans le sens où je n'ai pas vraiment beaucoup d'amis qui sont partis dans l'armée et qui avaient forcément envie de donner leur peau pour défendre la patrie. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est vrai que les conflits internationaux, ça aide aussi à se rendre compte qu'on a envie de défendre son pays. Quand on parle de guerre, on peut se remémorer sur tout ce qui s'est déjà passé en France. C'est vrai que savoir que ses grands-parents ont servi ce pays, ça joue aussi. Moi, je vois mon grand-père, il a fait la guerre d'Algérie. C'est quelque chose qu'il a très mal vécu parce qu'il n'était pas militaire de base. Et c'est pour ça aussi que j'ai envie de protéger mon pays, mais moi, être prêt à le faire et avoir ma formation, avoir le maximum de connaissances pour être armé. Être armé, c'est ça. Et tout ça, justement, ça ne vous inquiète pas ? Non, non, non, non, ça ne m'inquiète pas aujourd'hui. Après, j'espère que ça ne changera pas. Non, non, mais ça ne m'inquiète pas dans le sens où je pense qu'il y a une forme de destin aussi. C'est quelque chose qui me plaît et peu importe ce qui se passe, je pense que ça fait un peu fou de dire ça. Mais je pense que ce qui doit se passer, c'est plus ou moins écrit et après on verra. On verra comment ça se présente. Quoi qu'il en soit, il y a un rêve ultime, c'est de pouvoir faire de l'hélicoptère et de pouvoir piloter cet hélicoptère. C'est ça, le premier rêve ça reste ça, et pour un bon bout de temps je pense que ça risque d'être ça. Mais voilà, après, peut-être que j'ai d'autres rêves qui vont naître aussi, par les formations, par la rencontre avec les gens, parce que c'est vrai que moi le commerce, de base j'avais pas forcément envie de faire ça. Mais c'est le fait de voir mon père qui est aussi commercial, de voir ma mère qui est commerçante et de me rendre compte que finalement, parler avec les gens, ça me plaît, être prêt à leur vendre, être toujours dans l'optique de marchander un peu, ça me plaît. Ça me plaît, donc peut-être que j'ai d'autres formations encore qui vont naître et je me laisse ouvert au reste. On ne ferme rien, voilà. On ne ferme rien. La vie est belle ? La vie est belle à Brive, il fait beau, il fait chaud, je suis en vacances. Non, la vie est belle. Après, voilà, familialement, j'ai eu un décès familial. Bon, c'est toujours des moments qui sont durs. Mais à part ça, c'est vrai que la vie à Brive est belle. Venez à Brive. Et vous vous voyez, justement, dans 10 ans, vous reviendriez vous installer à Brive, peut-être ? Ah, ça, c'est moins sûr, ça, déjà. C'est moins sûr parce que je ne connais pas la vie autour. Pour l'instant, j'ai déjà voyagé, mais c'est dans des villes qui sont très touristiques et il n'existe pas que ça. Déjà, je vais découvrir une grande ville, je vais découvrir Toulouse l'année prochaine. On verra en fonction. Mais j'ai peur que les grandes villes me plaisent plus. Je me connais et je pense que la vie active, parce que je suis jeune aussi, et voir du monde, ça me plaira peut-être un peu plus. Merci beaucoup, Edon. Merci. Voilà, c'est la fin de cette série consacrée à Yvan et la génération Z aussi. Un grand merci à lui de m'avoir accordé de son temps et de s'être confié à moi dans le Quart d'Heure Corrézien. J'espère que ça vous plaît. N'hésitez pas à me le faire savoir ou à me faire part de vos attentes à cette adresse, info.radiograndbrief.fr. La semaine prochaine, nous irons à Messac, à la rencontre d'une jeune femme d'une quarantaine d'années. C'est Claire Morel, elle a opéré une reconversion professionnelle assez folle ces dernières années et surtout, elle redonne vie à un artisanat presque oublié aujourd'hui. Alors pour tout comprendre de ce projet et de cette personne, je vous donne rendez-vous dans une semaine à la radio ou sur les plateformes d'écoute. En attendant de vous retrouver, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'Heure Corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast. Sous-titrage Société Radio-Canada
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