Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN
28-LE QUART D'HEURE CORREZIEN WEEK-END DU 17/04/26
17 avril 2026 · 14 min
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le quart d'heure corrézien. Nous sommes toujours dans le parc de la guerre, l'abri cette semaine, toujours avec Yvan, ce jeune lycéen qui passe son bac cette année. Un lycéen qui a un rêve, piloter un jour des hélicoptères dans un monde tourmenté où les actualités angoissantes se succèdent jusqu'à faire parfois peur. Yvan veut garder confiance, confiance en lui d'abord, mais aussi en l'avenir, même si c'est toujours plus facile à dire qu'à faire. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti. Vous appartenez aussi à cette génération où on parle de plus en plus d'égalité entre les sexes. On vous parle justement de tous les problèmes des agressions sexuelles, des attaques faites aux femmes, etc. On pourrait penser que votre génération est plus douée que la mienne. On a une génération d'écart. Peut-être. On en parle énormément. Ça, pour moi, c'est quelque chose auquel on est vraiment informé dans nos lycées, même au collège maintenant. De plus en plus jeunes, on nous apprend tout ça. Mais malheureusement, ça c'est comme tout. C'est interdit de tuer, pourtant il y en a qui tuent. Non, mais c'est des gens qui écoutent, mais visiblement ça ne les touche pas. Ils ne se rendent pas compte du mal qu'ils font et de ce qu'ils génèrent derrière. Et c'est tout ça qui fait que vous aussi, aujourd'hui, à 18 ans, vous avez peur dans cet avenir ? Je n'ai pas peur, mais je pense qu'il faut continuer d'être vigilant, il faut continuer d'apprendre, il faut continuer de proposer des formations aux lycéens, parce que c'est les futurs adultes. Et je pense que c'est à ce moment-là qu'il faut nous instruire au maximum. Et ça, sur ce genre de sujet, oui, c'est vrai qu'ils le font déjà, mais je pense que ce n'est jamais assez. Lutte contre les violences, lutte contre le harcèlement, on voit bien combien il y a d'élèves qui sont détruits par le harcèlement, c'est terrible, mais il ne faut pas avoir peur de ça non plus. Il ne faut pas être défaitiste. Non, je pense que ça peut encore progresser et ça progressera. Mais il y aura toujours des problèmes, malheureusement. Vous avez 18 ans. Vous venez de voter. C'est la première fois que vous vous êtes exprimé. Comment ça s'est passé ? Comment vous avez vécu ce moment-là, justement ? Ça fait bizarre de se dire que ça y est, on fait partie du monde adulte. Ça y est, on peut prendre des décisions qui peuvent influer sur, pour l'instant, ma ville. Après, ça ne m'a pas changé grand-chose. Honnêtement, c'était plus un vote parmi tant d'autres. Mais bon, j'estime qu'il faut dire ce qu'on pense pour pouvoir être content de son choix, être déçu de son choix. Mais il faut, je pense, faire un choix. C'est bien, c'est notre devoir aussi d'aller voter. Un vote, ça reste un vote. Dans votre génération, justement, les jeunes, c'est le premier vote, il est important. Mais est-ce qu'après, il n'y a pas une lassitude qui pourrait s'installer ? Si, si, mais je vois que j'ai des amis qui sont plus vieux. C'est vrai qu'ils préfèrent ne pas voter parce qu'ils ne savent pas pour qui aller voter. C'est vrai qu'aujourd'hui, les partis sont assez... On ne sait plus trop vers où se diriger. Je vois que les jeunes ont du mal à se mettre dans des cases, en quelque sorte, de savoir quel parti voter, de savoir qui soutenir, qui a le bien et le mal. Même si malheureusement, ils ont un peu des deux. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il y en a beaucoup qui sont perdus et qui préfèrent ne pas s'y intéresser du tout. Ne pas s'y intéresser, pour eux, c'est le plus simple. Et pourtant, la politique, c'est ce qui régit notre vie quotidienne tous les jours, c'est ça ? C'est ça, mais ça dépend trop des gens, ça. Il y a des gens qui, déjà, ils se sont très intéressés par la politique. Tous ceux qui vont proposer des manifestations de ça sont vraiment très intéressés par ce qui se passe à l'heure actuelle. Et il y en a justement qui, pour se défendre de tout ce qui se passe dans le monde, préfèrent ne pas écouter ce qui se passe. Moi j'ai des amis, enfin j'ai un ami en particulier, quand il se passe quelque chose dans le monde, c'est moi qui lui dis, parce que ça ne l'intéresse pas, mais c'est qu'il préfère ne pas écouter, parce qu'il se passe trop de choses, ça deviendrait presque stressant, même si ça ne nous concerne pas, de savoir tout ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. Là aujourd'hui, une actualité qui vous stresse, justement vous. Une actualité qui me stresse particulièrement, qui me préoccupe, c'est vraiment comment va se finir ce conflit entre l'Amérique et l'Iran. En fait non, tous les conflits me stressent parce que je vois le conflit israélo-palestinien, c'est bête à dire, mais on l'a encore traité en histoire cette année et on voit depuis combien de temps ça dure et qu'en termes d'international il ne se passe rien. C'est vrai que c'est des choses qui sont assez... ça fait peur, oui ça fait peur. C'est la lassitude de voir que les hommes n'arrivent pas à trouver de solution aujourd'hui pour s'entendre ? C'est ça. Depuis le nombre de siècles que ça a commencé, on n'arrive pas à progresser. On progresse dans tellement de domaines, que ce soit informatique, que ce soit militaire. Et non, on n'arrive pas à progresser sur réussir à parler entre deux peuples. Après, je comprends qu'il y ait des conflits. Il y aura toujours des conflits. Mais là, c'est énorme. Je pense que c'est l'un des pires exemples, ou des plus beaux, je ne sais pas, Israël-Palestine. C'est vraiment ce conflit qui perdure et qui est sans fin. C'est assez terrible, parce qu'en même temps, vous allez vous engager dans une carrière justement militaire. Oui, mais c'est aussi ça. C'est aussi savoir que certaines interventions françaises ont permis d'arrêter des conflits. Par exemple, au Liban, il y a beaucoup moins de milices qu'avant. Au Tchad, c'est pareil. En Afghanistan, on n'y est plus. Mais quand on y a été, on a permis de détruire énormément de groupes terroristes. C'est aussi les bienfaits de l'armée. C'est ce qui peut apporter de bon dans le monde. Et je pense que ça, je trouve ça intéressant. C'est super important. Il y a des populations là-bas qui sont livrées à eux-mêmes, qui n'ont aucun moyen de défense. Et heureusement que d'autres pays comme la France, comme l'Angleterre, ils viennent aider ces peuples. Yvan, vous appartenez donc à cette génération de la génération Z qui a aussi vécu des traumatismes monumentaux. Je vais parler des attentats. Il y a eu ceux de Toulouse, il y a eu ceux de Paris. Il y en a eu évidemment à l'étranger, je pense à Madrid, à Londres également. Tout ça, ça participe à votre inquiétude de votre génération également ? Non, on entend toujours, on sait ce que c'est, on les entend, ça nous attriste, comme tout le monde. Mais ce n'est pas la première chose que je me dis quand je suis dans une grande ville. J'étais encore à Lyon il y a quelques jours. C'est vrai qu'on ne connaît pas la ville, donc on fait toujours attention. Mais aujourd'hui, je pense qu'on ne peut pas vivre dans la peur si le monde ne vit plus. Après, c'est sûr que certains ont très rapidement peur à cause de ce qui se passe. C'est factuel, mais non, ça, ça n'entretient pas une peur chez moi. Malheureusement, j'ai envie de dire, il y a des attentats. Ça a commencé il y a bien longtemps et j'ai peur que ça ne se finisse jamais. Vous me semblez presque fataliste. Pas fataliste, mais moi, je suis pour que les choses s'arrangent. Je suis le premier à vouloir que les choses s'arrangent. Mais je pense être plus réaliste que fataliste. C'est la réalité, malheureusement. Il y a toujours des gens mal intentionnés. Après voilà, il faut vivre, il faut faire attention, mais il ne faut pas vivre avec la peur. En tout cas, je pense ça. C'est le discours que vous tenez parce que vous avez 18 ans, vous n'avez pas de famille pour l'instant. C'est sûr, je suis sûr et certain que je serai à la place de mes parents, je ne dirais pas la même chose. Et par contre, je comprends que des parents, ça puisse leur faire peur pour leurs enfants. Ça, c'est inévitable. Mais je pense qu'il faut essayer de relativiser, le vivre comme nous on l'a vécu et se dire que vous êtes passé par là comme tout le monde et que cette génération, oui, vous étiez peut-être un peu plus insouciant et un peu moins, on prenait moins d'importance sur ce qui se passe. Et je pense qu'il faut garder un peu cette... Il faut rester informé. Il faut vraiment vérifier ses sources, être informé. Mais d'un autre côté, je pense qu'il ne faut pas vivre avec la peur de ce qui se passe à ces enfants, même si c'est normal. Depuis le début, vous me parlez énormément de l'information. Alors justement, vous, comment vous vous informez ? Est-ce que vous achetez le journal ? Est-ce que vous écoutez la radio ? Est-ce que vous regardez la télé ? Moi, je dis le journal. Je pense pas qu'il y en ait beaucoup de dix-huit ans qui disent le journal, mais moi j'ai la Montagne tous les matins. Sinon, c'est vrai que sur les réseaux sociaux, il y a des médias comme Brut. Il y a des médias comme Dormir au courant. Il y a des médias comme Hugo Décrypte. Ça aide parce qu'ils réduisent tout, ils condensent et ça nous permet d'avoir les plus grosses infos. Et c'est vrai que moi je suis du genre assez curieux et c'est vrai qu'il y a quelque chose qui me plaît, une information qui me plaît plus que ça. C'est vrai que je vais me renseigner de toute façon, plus importante. Ou même, c'est vrai qu'au lycée j'ai une professeure d'histoire qui est bien, dans le sens où quand on a besoin, elle peut nous parler d'actualité. Quand on a des questions sur le monde, elle est toujours du genre à s'informer au maximum pour pouvoir répondre à nos questions. Ou si elle n'a pas les réponses, elle s'informe et elle revient vers nous. Donc ça, je trouve ça super intéressant. Et c'est important justement pour vous de vous tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, dans la région, dans votre ville, dans votre département. Ah oui, bah oui, déjà dans ma ville je suis étonné qu'il se passe tant de choses. C'est une petite ville, donc c'est vrai que ça fait toujours plaisir, plaisir aussi par exemple de voir des athlètes qui deviennent internationaux à Brive. Ça fait toujours plaisir, voir que ça représente notre ville. Après, tout ce qui est en termes de France, moi j'aime bien m'intéresser à la politique. J'aime bien, mais à petite dose. Donc oui, je pense que c'est important et même pour sa culture, pour mieux comprendre. Je pense qu'il faut être informé. Mais cette information, vous la consommez comment ? C'est-à-dire combien de temps vous passez dessus chaque jour, à peu près ? À part le matin où je lis le journal. Sinon, je passe pas plus de temps que ça. Sinon, c'est des infos qui viennent d'elles-mêmes. C'est vrai que sur les réseaux sociaux, on passe d'une chose à l'autre et je peux très bien regarder des photos avec mes amis et deux secondes après être sur un média qui me parle d'un lancement de drone en Amérique. C'est vrai que c'est l'avantage ou l'inconvénient des réseaux sociaux. C'est qu'on a toutes les informations. Celui qui veut, il peut s'informer. Et donc ça, c'est presque un produit d'appel, cette petite histoire sur ce nouveau drone qui est lancé. Et derrière, qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous creusez un peu plus ? Je vais vous dire la vérité : non, je ne creuse pas parce que c'est trop d'informations. Trop d'informations, on ne peut pas. On se perdrait. On n'a pas forcément les connaissances. Les réseaux auxquels je suis abonné, c'est vraiment des réseaux où ils font des petits posts très concis. Ça permet juste d'avoir les grands titres de ce qui se passe dans le monde. Et il n'y a que, bah oui, comme je vous ai dit, quand il y a des choses graves qui moi m'intéressent plus que d'autres, où là je vais sur internet, je cherche d'autres informations complémentaires. Vous creusez plus. Cette curiosité, vous l'avez acquise comment ? Je sais pas. J'ai toujours été curieux de tout. Je pense que c'est en général. J'ai toujours fait plein de sports parce que j'ai du mal à trouver celui qui me plaisait. Je vois, je fais du théâtre parce que j'ai envie d'essayer cette année. Et bah oui, ça me plaît. Je suis toujours à m'intéresser à tout. Ma mère, elle tient un commerce, j'y suis souvent parce que c'est pareil. Ça m'intéresse. Des fois, je vais avec mon père dans son entreprise parce que c'est pareil. Ça m'intéresse. J'ai l'impression qu'on peut apprendre de tout et que dans toutes les expériences il y a quelque chose à en tirer. Je vois, dans les formations que je fais, je travaille aussi au Toulzac, à Brive, l'été. Et ça aussi, c'est pareil. C'est une expérience qui me permet d'apprendre de nouvelles choses. Donc je suis curieux de tout ça. De vous sortir de votre zone de confiance, quelque part ? De me sortir de ma zone de connaissance surtout, tout ce que je connais pas c'est quelque chose que je peux apprendre je pense et donc ça vous avez envie de l'indurger oui c'est pour ça que c'est pareil le monde de l'armée c'est quelque chose que je ne connais pas encore même si je me suis informé comme n'importe qui qui est rentré mais oui je pense que j'ai encore tellement de choses à apprendre et cette formation peut m'apprendre tellement d'autres choses même c'est vrai que mon deuxième choix c'est tout ce qui va être dans le commerce parce que c'est vrai que j'ai toujours aimé parler avec les gens c'est pour ça que même là dans ce domaine je sais déjà que ça peut me plaire et que j'ai des choses à apprendre c'est pour ça que si je viens louper cette armée si je viens louper mon bêtise aéronautique ce ne sera pas un loupé ce sera une expérience qui m'aura fait peut-être deux années mais je sais que derrière je trouverai une formation qui me plaît et même si je n'arrive pas à poursuivre les écoles il y aura toujours un métier qui me plaira je pense en gros vous êtes en train de me dire qu'il y a un parachute de secours au cas où il n'y en a pas qu'un, je pense qu'il y en a plusieurs aujourd'hui c'est vrai que j'ai fait une petite liste de ce qu'il me plairait de faire ça va, la liste était assez longue donc que ça soit une chose avec beaucoup de formation ou avec très peu ça peut en cas d'échec de ça je pense que je trouvais toujours quelque chose qui me plaît. En attendant, le jeune homme s'entraîne tous les jours parce qu'à la fin du mois il va passer le premier vrai concours de sa vie et vous entendrez comment il se prépare dès la semaine prochaine. En attendant de vous retrouver je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Sous-titrage Société Radio-Canada
Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.
