Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

27-LE QUART D'HEURE CORREZIEN WEEK-END DU 10/04/2026

10 avril 2026 · 15 min

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Le quart d'heure corrézien - Yvan 1/3 A 18 ans il est au printemps de sa vie. Ce moment où tout est encore possible et où les premières vraies questions de la vie se pose. Yvan est un jeune briviste qui a la chance de savoir ce qu'il veut faire plus tard. Alors il travaille pour mettre toute les chances de son côté et atteindre son rêve : piloter des hélicoptères.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans cette nouvelle série de portraits du quart d'heure corrézien. Cette semaine, je vous propose de découvrir un jeune Briviste. Il est au printemps de sa vie. Printemps parce que s'il est encore lycéen, toutes les possibilités du reste de sa vie lui sont donc ouvertes. D'ailleurs, dès la rentrée prochaine, il pourrait quitter sa ville natale et prendre son envol. C'est justement toutes ces questions de l'orientation scolaire à la découverte de l'autonomie financière par un emploi que nous allons le découvrir dans cette série. Une série qui se déroule dans un parc de la ville de Brive, face au soleil, qui se découvre au-dessus des maisons. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti. Et nous sommes donc au parc de Laguère, à Brive, pas très loin du kiosque, juste à côté de la fontaine que vous entendez peut-être ici au fond. Je vais m'en rapprocher et j'attends donc ce grand gaillard. Le voilà, assez grand franchement, près d'un mètre quatre-vingt. Il a un casque vissé sur les oreilles. Et je m'approche de lui. Bonjour Yvan. Bonjour, je m'appelle Yvan Cassagne. J'habite à Brive-la-Gaillarde et je suis en terminale au lycée d'Orsanval. Vous avez quel âge ? Et j'ai 18 ans depuis le 24 février. Je me définirai comme un étudiant, un étudiant qui aime beaucoup le sport en tout cas, et un étudiant qui apprécie les cours, qui apprécie être avec ses amis et qui passe du bon temps au lycée même si c'est assez stressant, qu'ils fassent du bon temps. C'est stressant ? Et c'est stressant, c'est stressant, Parcoursup, on ne fait qu'en parler, donc oui, c'est stressant. C'est le choix de formation qu'il faut avoir défini, qui va orienter notre avenir aujourd'hui. C'est super important, c'est toujours stressant. Expliquez-moi ce que c'est justement Parcoursup. Parcoursup, c'est une plateforme où on choisit notre formation, on choisit nos écoles, en fonction de nos secteurs, en fonction de ce qu'on pense aimer, parce que c'est tôt pour savoir ce qu'on aime et ce qu'on veut faire. C'est des domaines assez variés. Donc c'est vrai que moi, je suis plutôt penché vers l'aéronautique, même si j'ai quand même une deuxième porte, ça serait le commerce, qui n'a certes rien à voir, mais qui me plaît autant que l'aéronautique. En clair, là, vous êtes à un changement de chemin quelque part. Oui, c'est forcément, en sortant du lycée, c'est là où tout le monde va partir de cette ligne qui était bien tracée et chacun va prendre ses décisions, chacun va prendre la formation qu'il aimerait faire, quitte à revenir en arrière s'il le faut et c'est l'avantage quand même de Parcoursup, c'est que même si dans un an j'apprécie pas ma formation, je peux réintégrer Parcoursup et changer de formation. Si ça ne marche pas dans Parcoursup, qu'est-ce qui se passe ? Si je suis accepté nulle part, qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai deux choix qui s'offrent à moi. J'ai le choix de repasser le bac, même si j'ai mon bac, repasser le bac pour avoir les formations que je souhaite ou changer de formation parce que je n'ai pas le niveau pour les formations que je demande ou alors quitter le cursus scolaire et rentrer dans la vie professionnelle tout de suite. Vous êtes issu d'un milieu social que vous définiriez. Comment vos parents travaillent déjà ? Mes parents travaillent, mon père est directeur d'agence et ma mère est commerçante. Donc ils sont là pour m'aider et ils sont prêts à trouver un logement là où je partirais, m'aider que ce soit financièrement, me soutenir. Et ça aide, par contre, ça aide à déstresser un peu. Vous vous sentez privilégié justement ? Oui, je pense, parce que je vois que j'ai des amis qui n'ont pas cette chance d'avoir des parents qui les accompagnent parce qu'ils ont une vie professionnelle qui est difficile. Donc, c'est un stress déjà pour eux, la vie actuelle. Alors, c'est vrai que pour les enfants, ça peut être plus dur. Et ça, vous vous en rendez compte déjà ? Oui, on voit bien au lycée, il y a tout le monde. Tout le monde est différent et on s'en rend compte tout de suite. Il y en a qui ne sont pas aidés, malheureusement. Concrètement, vous avez un exemple particulier, sans donner de nom évidemment, mais qu'est-ce que vous vous rendez compte des inégalités sociales ? On voit bien ceux qui, malheureusement, essayent de rester un peu comme les autres, mais qui nous suivent dans ce qu'on fait, mais qui n'ont pas forcément les moyens, et qui sont forcément un peu gênés, alors que non, il n'y a aucune raison. Moi je vois, je suis le premier à sortir avec des amis, s'il y en a un qui a un problème, on est là pour l'aider, on est là pour le soutenir, même soit financièrement, quand on fait une sortie, tant pis, on met tous un peu d'argent pour qu'il fasse la sortie avec nous, voilà, on essaye de s'arranger. C'est de l'entraide ? C'est de l'entraide, oui, c'est de l'amitié je pense. Brive comme ça, c'est une situation idéale pour pouvoir justement créer son avenir ? C'est difficile Brive, il y a peu d'écoles, c'est assez fermé quand même, il y a très peu d'écoles. Bon je sais qu'il va y avoir une école d'art qui va s'ouvrir bientôt à l'ancienne caserne Brune, mais c'est vrai qu'il y a peu de formations qui nous sont proposées, et notre secteur, il y a des formations qui sont sélectives en fonction du secteur, et nous on n'est pas très aidés en Corrèze, on n'est pas les meilleurs, on est l'école d'infirmière à Tulle, on a celle de Brive, mais il y a peu de formations. Quelque part, vous êtes en train de me dire que vous êtes obligé de partir. Je suis obligé de partir. Oui, oui, oui. Moi, dans mon cas, je suis obligé de partir. Et je vois avec mes amis, il n'y a quasiment personne qui reste sur Brive, à part ceux qui vont demander médecine et qui vont faire des études à Limoges. Et c'est Limoges, la première ville. Sinon, il y a très, très peu de choix ici. C'est dommage pour vous ? Comment vous le vivez ? Ou c'est une chance ? Moi, je ne trouve pas ça dommage. Après le problème c'est qu'il ne faut pas que sur Parcoursup on soit biaisé dans le sens où on n'a pas la formation donc elle n'est pas dans notre secteur donc on n'est pas prioritaire. Mais sinon non je pense que ça peut être une chance aussi de se séparer de ses parents parce que pour certains ça peut permettre de se découvrir et de se rendre compte de ce qu'est la vie aussi. Vous votre projet comment vous l'avez construit ? Quel est-il déjà ? On va commencer comme ça. Quel est-il ce projet ? Moi, j'ai pour projet de devenir pilote de l'aviation légère de l'armée de terre. Et en parallèle, du coup, faire des études, par exemple un BTS aéronautique. Et il est né d'un peu nulle part, car dans ma famille, il n'y a quasiment aucun militaire. Il y a ma sœur qui est gendarme, mais à part ça, il n'y a pas de militaire spécialement dans la famille. Et je pense que c'était un rêve petit des hélicoptères. Et j'aimerais bien le mener à terme, quoi qu'il en coûte, même si là du coup j'ai mes concours prochainement, j'y vais, je sais que bon, je vais faire mon maximum, mais si c'est pas pour cette année, je retenterai l'année prochaine et voilà. C'est quoi ? C'est un rêve de voler quelque part ? Un rêve de voler, un rêve d'intégrer l'armée aussi, c'est toujours quelque chose qui m'a plu, l'armée, ses valeurs, peut-être un rêve de voler. Parce qu'au fond, intégrer l'armée aujourd'hui en 2026, ça fait rêver ? Ça fait rêver, ça dépend pour qui. Celui qui écoute les informations, ça ne le fait pas rêver, mais celui qui s'intéresse un peu à l'armée, oui, ça peut le faire rêver. C'est pour ça que je veux, si on s'arrêtait à écouter des informations, oui, aujourd'hui, personne n'a envie de s'engager sinon. Qu'est-ce qui justement vous fait dire que c'est un projet professionnel qui peut vous plaire ? C'est les valeurs, la batterie, et derrière tout ça, il y a quand même le métier de pilote qui m'intéresse énormément. Alors bien sûr, je me suis posé la question, pourquoi pas le faire dans le privé. Et je pensais que c'était une bonne corrélation, parce que j'aime l'armée, j'aimerais devenir pilote. Je pensais que c'était un bon entre-deux. Et en plus de ça, l'école privée, c'est des moyens colossaux. C'est une école qui coûte entre 90 et 120 000 euros. C'est trop important. Ça, c'est malheureusement... Trop cher. Trop cher, oui. Bien que mes parents soient prêts à me soutenir, il y a des limites. Et je pense que tout le monde peut bien entendre que 100 000 euros, c'est une somme énorme. Donc la seule solution pour pouvoir atteindre votre rêve, c'est de s'engager dans l'armée ? Oui, aujourd'hui, oui, c'est la seule possibilité. Après, on peut aussi partir à l'étranger, il y a certains pays où c'est moins cher, mais ce n'est pas ce qui m'intéresse aujourd'hui. Et l'armée, vous me dites que ses valeurs, notamment la défense de la patrie, qu'est-ce qui vous parle là-dedans dans cette expression ? J'ai toujours apprécié aider, en général, j'aime parler avec les gens, j'aime voir du monde, j'aime aider. Et c'est vrai que l'armée, c'est un peu ça, mais à une échelle beaucoup plus grande. Et ça me plaît, vraiment, ça me plaît. Le terrain, être extérieur, être... Finalement, j'aime bien aussi ce stress de ne pas savoir ce que demain nous réserve. C'est jamais passer la même journée, jamais... Toujours vivre des choses différentes dans son milieu. En gros, vous êtes en train de me dire que vous n'avez pas envie d'avoir une vie routinière. Aujourd'hui, je ne pense pas. Après peut-être que ça changera avec le temps aussi, mais non, aujourd'hui oui j'ai envie d'un métier qui, un métier pour moi qui pourrait me satisfaire, c'est un métier qui n'est jamais similaire tous les jours. Mais vous auriez pu être ou choisir une voie, je ne sais pas, pour devenir plombier, pour devenir médecin, les journées ne se ressemblent jamais, tous les médecins et les plombiers vous diront que leur journée ne se ressemble pas. C'est sûr, c'est sûr, mais moi c'est vrai que j'avais ce rêve en plus, donc ça m'a aidé à affiner mes choix. Et c'est pour ça que l'aéronautique, c'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. Et je vais essayer de faire tout ce que je peux pour intégrer une formation ou réussir mon concours, je vais essayer. Vous ne me parlez pas forcément de pilote d'hélicoptère, vous me parlez de l'aéronautique dans son ensemble. Qu'est-ce que c'est justement pour vous, qu'est-ce que ça représente l'aéronautique ? L'aéronautique, c'est vraiment très large, parce qu'un mécanicien sur un hélicoptère, il travaille dans l'aéronautique. En fait, j'englobe l'aéronautique parce que c'est le nom des formations, c'est vrai. Après, moi, ce qui m'intéresse le plus, ce serait d'être pilote. Mais quand je vois les formations, par exemple, j'ai demandé une licence en mécanique productique à Toulouse. Ce qui en ressort, c'est de l'aéronautique, parce que déjà, c'est sur le bassin de Toulouse, donc forcément, tout tourne autour de ça. Et l'aéronautique, c'est quoi ? C'est tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec l'aviation. Dès qu'on parle d'avion, c'est de l'aéronautique. Dès qu'on parle de mécanicien, juste de pistes, c'est de l'aéronautique. Tour de contrôle, c'est de l'aéronautique. C'est vraiment une famille très large. Donc en gros, vous êtes en train de me dire que vous avez tout le temps les yeux rivés vers le ciel ? Plutôt, oui, plutôt. Même si, c'est sûr que moi, aujourd'hui, la seule chose qui vraiment me pousse vraiment à avancer, c'est vraiment ce métier de pilote. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'on en revient à même, c'est parce que c'est un rêve. Je ne sais pas si je pourrais l'atteindre, mais en tout cas, je vais courir après. Donc, on vous appartenait à cette génération que l'on décrit comme étant la génération Z, cette génération des années 2000 on l'a décrit comme souvent étant un peu perdu, est-ce que vous vous sentez vous-même perdu ? Perdu, oui plutôt c'est pareil avec tout ce qui se passe à l'heure actuelle, on se sent tout petit et puis avec tous les conflits internationaux maintenant ça peut faire peur quand on n'est pas informé ça peut faire peur c'est pour ça que beaucoup sont perdus déjà sur ce qui se passe dans le monde sont perdus, moi je vois de mon âge sont perdus. Parcoursup, ça peut perdre aussi certains parce qu'une formation à 18 ans, à 17 ans, à 16 ans, c'est tôt des fois pour savoir ce qu'on veut faire. Et il y en a beaucoup qui ont peur de prendre une formation qui ne leur plaît pas et de retenter autre chose. Ils ont cette peur parce que peut-être on n'est pas aussi bien accompagnés. Moi, je vois, depuis que le parcours n'est pas ouvert, je n'ai eu aucun professeur. Si, les professeurs nous aident, mais ils nous aident sur la base du « si vous voulez nous parler, venez nous voir le lundi soir à 18h ». Et pour moi, ce n'est pas comme ça que ça peut nous aider, nous faire prendre confiance. Confiance, c'est un mot ultra important pour vous ? Confiance, oui, c'est sûr qu'aujourd'hui, la confiance c'est dur. Tout le monde se méfie de tout le monde. C'est un climat, mais même peu importe, je vois dans le monde du travail avec mes parents, c'est toujours la confiance avec les collègues, la confiance. C'est quelque chose qui se perd. Les gens n'ont plus confiance en personne. Tout le monde est méfiant. Nous, dès qu'on sort le soir, on ne peut plus avoir confiance en personne. Il y a trop d'actualités importantes. On est des jeunes, on sort en boîte, on a confiance en personne. Malheureusement, aujourd'hui, la vie est dangereuse. C'est vrai ? Je pense, oui. Après, il ne faut pas dramatiser. Je suis le premier à passer des super bonnes soirées. Je suis plutôt du genre moi à être confiant comparé aux autres. Mais c'est vrai que ça fait peur quand même. On est toujours obligé de rester avec ses amis parce que ça va très vite. On s'est fait vite peur pour ses amis. Et c'est vrai qu'aux gens qui on tient, ça peut être plus dur de... Par ce moment, de se défendre, mais ça peut être plus dur de ne pas être entraîné dans ce qui se passe. La peur de l'avenir, mais l'énergie et la joie, voire l'innocence aussi de la jeunesse. C'est tout l'horizon du prochain épisode avec Yvan. Un épisode à découvrir dès la semaine prochaine dans le Quart d'Heure Corrézien. Mais en attendant de vous retrouver, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Sous-titrage ST 501

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

95.6 FMBréniges FM
La Corrèze dans vos oreilles