Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

29-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

30 mai 2025 · 15 min

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Le quart d'heure corrézien Après l'attaque de la semaine dernière à Meymac, le préfet de la Corrèze rebat les cartes afin d'aider les éleveurs face au loup. Nous faisons un point complet sur ce dossier sensible. Autre dossier sensible, celui d'un pesticide contenant des néonicotinoïdes. Un pommiculteur corrézien nous explique pourquoi, selon lui, son utilisation est indispensable à sa production. La prescription culturelle vous dévoile le programme de la première édition du Festival Tulle remet le son, le successeur des Nuits de Nacres.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode du quart d'heure corrézien. Quart d'heure qui va s'intéresser à deux problématiques particulières que traverse en ce moment le monde agricole. Tout d'abord les éleveurs qui font face à des attaques de leur troupeau, attaque probablement imputables à la présence du loup. Vous entendrez comment la préfecture de la Corrèze réagit et accompagne ces éleveurs dans ce contexte. L'autre problématique, elle concerne plutôt les producteurs de fruits et particulièrement les pommiculteurs, parce qu'un insecticide contenant des néonicotinoïdes pourrait de nouveau être utilisé dans leur champ. Une utilisation controversée et vous entendrez le point de vue d'un pommiculteur corrézien. Dans la prescription culturelle, Émeric Tudou nous parlera du nouveau festival tulliste Tulle remet le son, le festival qui succède aux Nuits de Nacre. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti ! En Corrèze, le monde de l'élevage ovin et caprin est inquiet. Inquiets parce qu'alors que la mise au pâturage des animaux a débuté ce printemps, les attaques de loups, elles, se sont multipliées. Écoutez le constat dressé par Vincent Berton, c'est le préfet de la Corrèze. 60 prédations depuis le début de l'année, mais surtout une prédation très importante avant l'année dernière à Mémac, où il y a eu 30 brebis qui ont été prédatées par un loup et qui ont dû être euthanasées, donc ça suscite beaucoup d'émotions dans le monde des éleveurs que j'ai rencontré ce week-end et qui évidemment sont inquiets pour leurs troupeaux, sont aussi inquiets des conséquences d'affolement des troupeaux bovins qui sortent de leur enclos, partent sur les routes et peuvent menacer des riverains. Donc effectivement il faut absolument qu'on protège ces troupeaux. J'ai signé 30 arrêtés de tir de défense qui sont actifs pour les troupeaux ovins. Et donc les lieux non louvèteries sont disponibles pour mettre en œuvre ces arrêtés et pratiquer à des tirs de défense. Ça c'est pour les ovins et ensuite pour les bovins, on attend un arrêté interministériel qui va paraître dans quelques jours et qui va nous permettre également de délivrer des arrêtés de tirs de défense pour les éleveurs de troupeaux bovins. Face à ces attaques, cette semaine le préfet a donc signé un arrêté afin de placer 10 communes du plateau de Millevaches en cercle 1. L'objectif est clair pour la préfecture. Permettre d'améliorer l'appui aux éleveurs concernés, notamment par des financements jusqu'à hauteur de 80 % des mesures de protection, chien, clôture ou aide berger. Ces communes sont donc Tivian, Tarnac, Perlevade, Saint-Setier, Sornac, Saint-Mère-les-Chausines, Millevaches, Chavannac, Saint-Sulpice-les-Bois et Mémac. Toutefois, si les tirs de défense peuvent être demandés à la préfecture, il reste soumis à l'autorisation du préfet parce qu'il est une règle inchangée. Le loup n'est pas une espèce chassable, c'est une espèce qui est protégée sur le plan international et il faut le rappeler. Donc on a le droit de protéger son troupeau et donc d'être amené à tirer sur un loup qui attaque le troupeau. C'est bien ce que nous mettons en œuvre à travers ces arrêtés de tir de défense. Mais bien évidemment, le loup n'est pas pour l'instant en France une espèce chassable. Après l'attaque qui s'est produite à Mémac il y a une semaine maintenant, l'hypothèse de la présence d'un jeune loup n'est pas écartée, ajoute Vincent Berton. Aujourd'hui il y a deux loups qui sont tracés sur le plan génétique pour lequel nous avons l'ADN et donc nous sommes certains, un mâle et une femelle, il peut y avoir d'autres loups, je ne conteste pas qu'il y ait plus de deux loups en Corrèze, je dis simplement que moi pour le moment je n'ai les traces ADN que de deux loups, mais il est possible, certains nous signalent avoir vu plus de deux loups ensemble, nous prenons en considération tous ces témoignages, il y a un réseau loups avec beaucoup de monde. Tous ces témoignages sont évidemment pris en compte très sérieusement et feront l'objet de prélèvements ADN pour qu'on puisse identifier au milieu de situation. C'est justement la dernière attaque qui laisse penser qu'un nouvel animal pourrait être présent sur le plateau de Millevaches. La dernière attaque démontre un mode opératoire qu'on n'avait pas connu jusqu'alors parce qu'il y avait 30 bêtes qui ont été attaquées, parfois attaquées avec un prélèvement de très peu de viande. Ça interroge sur ce loup, est-ce que c'est un jeune loup qui s'entraîne à la chasse ou est-ce que c'est une attaque coordonnée, enfin on entend beaucoup de choses, on restait très très prudent, aujourd'hui on ne peut rien affirmer de manière certaine, mais c'est vrai que ça interroge, cette attaque interroge, son caractère totalement dévastateur pour l'éleveur, qui j'exprime d'ailleurs toute ma sympathie, parce que c'est quelque chose de très traumatisant pour lui, mais ça interroge effectivement sur la bête qui était à l'origine de cela. Aujourd'hui donc, si les éleveurs ovins et caprins semblent mieux protégés, les éleveurs bovins eux doivent encore patienter, patienter avant la publication de cet arrêté interministériel, un arrêté qui pourrait leur permettre d'obtenir le droit de demander des autorisations de tir de défense. C'est l'autre sujet polémique auquel je vous propose de nous plonger maintenant, celui de la réintroduction de néonicotinoïdes dans l'agriculture. Un projet de loi, la loi Dupon, devait être étudiée à l'Assemblée nationale cette semaine. Mais finalement, face à de nombreux amendements, le texte a été retiré et ne pourrait finalement être étudié qu'en commission mixte paritaire. Alors au-delà de la polémique politicienne, j'ai contacté cette semaine Laurent Rougerie. Il est pommiculteur à Objat, il est aussi le président du syndicat de l'AOP Pommes du Limousin et je lui ai demandé s'il utilisait aujourd'hui encore ces produits chimiques tant décriés et sa réponse est très claire. Bien sûr que non, nous ne les utilisons pas puisqu'ils sont interdits à l'utilisation en France depuis 2018. Par contre, on s'aperçoit aujourd'hui que sur certains ravageurs et notamment dans notre production en pucerons cendrés, on arrive à une situation qui n'est plus gérable. Ce sont des ravageurs que l'on n'arrive pas à combattre. Donc aujourd'hui, on est très inquiets. Et au travers de la loi Dupon, effectivement, on pourrait nous apporter de façon temporaire et sous forme dérogatoire une solution pour combattre ce ravageur, le temps de trouver des solutions alternatives dont on a tant besoin. Parce que clairement, en fait, ce sont vos productions qui sont déjà difficiles, dans le sens où il y a les aléas climatiques qui s'enchaînent également. Vous n'arrivez pas forcément à atteindre les taux espérés en termes de rendement ? Oui, le plus concentré est un ravageur redoutable. C'est le ravageur le plus dangereux des vergers, notamment en production de pommes. C'est un ravageur dont, dès que sa présence est détectée dans un verger, il y a un risque. Et aujourd'hui, on s'aperçoit qu'il colonise nos vergers. On n'arrive plus du tout à le maîtriser. Et c'est des pertes de production qui peuvent aller de quelques pourcentages à l'hectare jusqu'à des pertes totales, comme on a pu le connaître par le passé, notamment en 2021, où on avait eu des dégâts considérables. Par ailleurs, est-ce que les méthodes de pulvérisation de ces produits chimiques, est-ce que les pulvérisateurs ont évolué ? Est-ce que c'est plus facile maintenant de cibler la pulvérisation sur les vergers ? Comment ça se passe là aussi ? Aujourd'hui, vous savez, les arboriculteurs, ce sont des professionnels qui sont formés, qui ont des certificats d'utilisation des produits phytosanitaires. Les pulvérisateurs sont contrôlés, ils sont réglés. Là-dessus, il n'y a pas de souci. Ce qui tourne autour et ce qui cristallise le débat autour de ces néonicotinoïdes, c'est les insectes pollinisateurs et notamment les abeilles. Sur la pomme du Limousin, sur notre filière aujourd'hui, nous avons 2500 ruches sédentaires dans nos vergers qui produisent tous les ans entre 30 et 40 tonnes de miel. On a des abeilles, on produit du miel dans nos vergers. Et ces abeilles étaient déjà présentes avant 2018, lorsqu'on nous a interdit les néonicotinoïdes, et notamment cette fameuse molécule qui s'appelle l'acétamipride et qui fait partie des moins préoccupants de cette famille. Donc nous, nous n'avons aucune inquiétude et on en a l'habitude. C'est vrai que c'est difficile, on comprend que c'est un message qui est dur à faire passer pour les concitoyens, de dire qu'on a besoin de molécules chimiques, mais on se doit de protéger nos cultures. C'est la souveraineté alimentaire française qui est en jeu. C'est la pérennité des exploitations et des filières qui est en jeu aussi. Ce qu'on souhaite à l'avenir, c'est trouver des nouvelles solutions alternatives. Mais momentanément, il nous faut des solutions dérogatoires. Sinon, on est à la veille de perdre des vergers. Déjà qu'on manque de producteurs, on manque de reprises d'exploitation. On vit des temps difficiles, autant climatiques que sanitaires. Donc, on espère vivement que les députés vont nous entendre. Parce qu'aujourd'hui, on ne maîtrise plus rien. Aujourd'hui, c'est fou d'être dans une situation où on va intervenir sur un ravageur ou une maladie. Et en fait, l'intervention qu'on fait, on ne sait pas si elle va marcher. Et la plupart du temps, elle ne marche pas. Donc aujourd'hui, économiquement, d'un point de vue environnemental, c'est une aberration. On souhaite d'avoir des solutions efficaces lorsqu'on fait une intervention ciblée dans des conditions très strictes. Aujourd'hui, il y a un plan pollinisateur qui existe. Donc les conditions sont très strictes d'application. On combat un ravageur de façon sereine et efficace et on protège tout ce qui tourne autour, les insectes pollinisateurs, la faune auxiliaire dont on a énormément besoin dans nos vergers. C'est surtout ça qu'on attend. Parce qu'aujourd'hui, c'est ce que vous me dites depuis le départ, c'est que vous n'avez pas d'autre solution que la solution chimique pour pouvoir lutter contre ce ravageur. Non, aujourd'hui, c'est la seule solution bien sûr qui est efficace. On a la faune auxiliaire, alors la faune auxiliaire c'est tous les insectes utiles dans le verger. Sur le puce rond-cendré on en a trois, on a les syrphes, on a les forficules, vous savez les pinces-oreilles et on a aussi les coccinelles. Donc ce sont des auxiliaires très précieux qui sont présents dans nos vergers, mais malheureusement l'équilibre se fait trop tard. Ce ravageur est tellement puissant et rapide que les dégâts, avant que les auxiliaires équilibrent le verger, c'est-à-dire que mettent à mal le ravageur, il est trop tard, les dégâts sont déjà faits. Donc, nous, ce qui est important pour nous, c'est de protéger cette faune auxiliaire, de protéger les insectes pollinisateurs, mais de pouvoir réguler ces populations de pucerons qu'aujourd'hui, on n'arrive plus à réguler, y compris avec les moyens de biocontrôle que l'on utilise dans tous nos vergers. Moyen de biocontrôle, ça va être quoi, là, pour le coup ? Alors aujourd'hui, les moyens de biocontrôle, il y en a plusieurs, c'est tout ce qui s'utilise dans la production biologique, mais que l'on utilise aussi dans nos vergers en agriculture raisonnée. Ce sont des molécules d'origine naturelle, mais qui aujourd'hui, à elles seules, ne sont pas suffisamment efficaces. Le constat, c'est qu'aujourd'hui, on est en face d'un problème majeur pour la pérennité de notre filière. C'est donc pour ces raisons que l'agriculteur milite pour le retour de cette molécule, l'acétamipride, molécule qui pour l'instant reste autorisée dans les autres pays européens ce qui pour les Français leur donne l'impression de ne pas jouer avec les mêmes règles du jeu toutefois selon l'EFSA, l'autorité européenne de sécurité des aliments si l'acétamipride ne tue pas sur le coup les abeilles elle pourrait cependant en modifier leur comportement. Place à la prescription culturelle, c'est la tradition dans le Quart d'heure corrézien. Emerick Tudou de Bréniges FM vient de nous rejoindre. Bonjour Emerick. Bonjour Olivier. Et Aymeric, le festival Tulle remet le son, c'est le grand moment de la ville de Tulle qui se déroulera du 27 au 29 juin prochain. Et oui, l'événement approche à grands pas, le centre-ville de Tulle sera animé comme il se doit, pas mal d'animations gratuites, des concerts, des déambulations. Et il faut savoir que l'office de tourisme de Tulle en Corrèze a été mis à contribution, je suis avec le directeur de l'office, Basile Lémon. Alors Basile, pour commencer, rendez-vous le 27 juin puisqu'apparemment vous avez négocié pas mal de concerts en partenariat avec les bars de Tulle. Exactement, notre rôle en fait ça a été d'approfondir un petit peu l'âme du festival et faire en sorte que les visiteurs, qu'ils soient tullistes ou qu'ils soient touristes ou qu'ils soient excursionnistes juste à la journée ou pour la soirée, ils passent un excellent moment, qu'ils en parlent autour d'eux quand ils rentrent chez eux, à leurs familles, à leurs proches, à leurs amis et leur dire, mais en fait, Tulle, c'était génial. On a envie de venir le lendemain et de revenir même passer du temps pour les loisirs. Donc, ça a donné lieu en fait à cette ambiance locale et cette programmation dans les bars parce que la fête, ça se passe d'abord avec les bars et les restaurateurs partenaires. Et d'autant plus que cette idée est développée par rapport à la programmation du dimanche, du 29 juin, où là, le rendez-vous, c'est Kebaluse. Ça promet de très très belles choses aussi. Complètement, je suis content qu'on en parle de ce dimanche, Aymeric, parce que en fait, on a réimporté notre lancement de saison qui fonctionnait très très bien et fort de ce qu'on a dit, en fait, on va greffer le concept à Tulle Remets le Son et donc le dimanche, ça sera notre lancement de saison à Tulle, donc un gros gros temps fort et l'idée en fait, c'est de mettre en avant l'art de vivre local à travers l'artisanat, à travers les savoir-faire locaux, à travers les productions locale, et du coup, également tout ce qui va concerner les activités du territoire. Donc, en fait, nous, notre objectif sur cette journée, c'est de donner un avant-goût de vacances aux visiteurs. Et en fait, les visiteurs qui vont venir, ils vont trouver le meilleur de nos partenaires, le meilleur de la Corrèze, et du coup, forcément, ils vont avoir envie de revenir. Donc ça, on le fait du coup le dimanche 29 juillet. Ce sera plus ou moins toute la journée du dimanche ? Oui, ça commence à 11h, il y aura des activités pour les enfants avec la ferme de la Masière et ses lamas, Esprit Nature qui proposera des activités sportives, la Forge de Charles qui fera des démonstrations de savoir-faire, ils sont basés à Orliac-le-Barre, notamment du battage à l'ancienne, l'AMC, l'Association Mycologique de Corrèze qui vous fera découvrir toute la saga des champignons corréziens avec Romain Pietro Longo qui n'est pas avare de détails quand il s'agit de parler de champignons. On est d'accord. Voilà la ferme de Mat qui proposera du coup des tours de calèches et un atelier jardinage. Donc vous avez vu franchement, il y en a vraiment pour toute la famille. Voilà, donc on passera tous et toutes, je le pense, un bon moment. En tout cas, merci pour ta venue. C'était un plaisir d'échanger avec toi. Et bon courage pour la suite des événements parce que là, vous avez du pain sur la planche à toute l'équipe. On y est, plaisir partagé. Merci à toute l'équipe. Et pour connaître tout le programme complet de Tulle Remets le Son, rendez-vous sur le site de l'office de tourisme tulle-en-coreze.com. C'est la fin de cet épisode du Quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve dans une semaine pour un nouveau numéro. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer de très bons moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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