Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

25-LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN WEEK-END DU 27/03/26

27 mars 2026 · 15 min

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Quart d'heure corrézien Pauline 2/3 Elle n'a pas peur Pauline. Oui, elle le sait, être éleveuse de bovins aujourd'hui, ce n'est pas simple. Mais elle le sait, ça n'a jamais été simple pour les cinq générations qui l'ont précédée. Et elle est prête à relever ce défi, celui de poursuivre une aventure familiale ancrée dans un territoire et dans la terre. Parce que l'avenir, c'est le sien, c'est elle qui décide et qui va le dessiner, sans jamais être seule. Bien au contraire.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouveau numéro du quart d'heure corrézien. Un quart d'heure toujours consacré à Pauline, cette jeune femme que vous avez découvert dans le précédent numéro. À 25 ans, elle a arrêté un travail de salarié dans une boucherie bréviste pour rejoindre la ferme familiale avec ses parents à Bijoua. Une ferme qui est bien loin des paillettes jetées dans les yeux à grand renfort de réseaux sociaux, mais une ferme qui représente énormément pour elle parce qu'elle est à Bijoua. Et que si Vigeois, c'est son berceau, c'est aussi un mode de vie rural, proche de la terre qu'elle cultive, qu'elle souhaite défendre. Et si elle peut convaincre d'autres personnes à la rejoindre, elle n'hésite pas. Le quart d'heure corrézien avec Pauline à Vigeois, épisode 2, c'est parti. Mon compagnon, il n'était pas du tout de Vigeois. Et en fait, il se plaît aussi énormément, il vient m'aider, il n'y a aucun souci. Et c'est venu de lui-même et il voit les choses aussi peut-être un peu différemment aujourd'hui. Et il est très heureux de ça aussi. Et on a une vie très simple et ça nous va. Votre compagnon, il vient de très loin ? Non, il vient de Brive. Donc, ce n'est pas une méga métropole ? Non, mais c'est vrai que moi, en ayant travaillé à Brive-la-Gaillarde, c'est vrai que moi, je ne vois pas forcément les choses pareilles que des jeunes de mon âge qui ont toujours habité en ville. Ce qui va m'intéresser, ce n'est pas la brin du samedi soir. C'est pas bien mais bon bien sûr que si on aime bien aussi bringuer ou quoi mais on a fait ça différemment on s'invite beaucoup plus les uns chez les autres en faisant des repas en partageant de bons moments après nous ça nous faisait un petit peu loin donc mais c'est vrai qu'on est pas forcément parfois sur la même longueur d'onde même en Corrèze vous êtes en train de me dire qu'il y a des différences entre quelqu'un qui a vécu en ultra ruralité et une personne qui a vécu dans une petite ville, que ce soit Tulle, Brive ou Ussel ? Ah, Ussel et Tulle, peut-être pas. Ussel et Tulle, on va dire que c'est quand même un peu plus la campagne que Brive. Ussel, c'est un peu plus haut déjà. Il y a quand même beaucoup d'agriculteurs et d'éleveurs là-haut. Tulle aussi. Il y a encore une ruralité qui est quand même assez proche de la ville. Et c'est vrai que Brive aussi, mais ce n'est pas forcément pareil parce que Brive, c'est vraiment plus la ville. Je ne sais pas comment expliquer, mais c'est un peu plus industriel et c'est vrai que ça a amené beaucoup de gens qui travaillent sur le bassin de Brive et qui ont une vie différente que la mienne. S'installer quand même dans une nouvelle vie économique qui est celle d'une entreprise agricole. On est en 2026, on vient de passer une période l'hiver dernier où il y a eu la DNC, cette fameuse dermatose nodulaire contagieuse qui a pris une ampleur folle dans l'élevage français. C'était pile à ce moment-là où vous avez arrêté la boucherie pour revenir ici à Vigeois. Ça fait beaucoup d'arguments quand même qui pourraient laisser penser qu'il ne faut pas aller dans cette économie-là. Déjà, je suis très contente de ce que vous avez dit, une entreprise agricole et non une exploitation, parce qu'en fait, les gens pensent beaucoup que nous, les agriculteurs, les paysans, comme ils peuvent nous appeler, et qu'on ne réfléchit pas forcément. Mais en fait, une exploitation agricole, aujourd'hui, c'est une vraie entreprise. Déjà, il faut vraiment avoir ce... Ce n'est peut-être pas forcément beau, ça fait peut-être un peu finance. Mais en fait, il faut réfléchir comme si on était une entreprise, parce qu'on est soumis aux aléas au quotidien. Il faut toujours avoir un petit peu de trésorerie quand même, parce qu'on ne sait pas de quoi demain il fait. Comme là, oui, il y a eu la DNC sur certaines exploitations sur les départements voisins. Et c'est vrai que ça a été très dur, mais à la fois, ça a été sur le bovin. Moi, je vais m'installer en bovin, donc c'est vrai que ça nous touche plus. Mais à côté de ça, on a quand même des maladies qui restent quand même sur notre département, comme la tuberculose qui est encore là. Et c'est vrai qu'il faut aussi faire face à ça parce que c'est resté et cette maladie est transmissible à l'homme. Et donc, on est déjà conscient qu'il y a toutes ces maladies. Puis, il y en aura d'autres et il y en a d'autres aussi sur les autres productions. En volaille, il y a la grippe aviaire. Il y a toujours quelque chose pour nous titiller, mais non, ça ne me fait pas forcément plus peur. Que ce soit les maladies, après, il y a aussi les aléas climatiques. Donc, il faut s'adapter. Il faut s'ouvrir aussi. Je pense que quand on est éleveur, c'est pas comme quand il y a 50 ans, être forcément fermé dans son exploitation. Il faut aussi s'ouvrir et écouter ce que les gens pensent. Parce que je pense que c'est très, très important. Parce que si on n'écoute pas, en fait, c'est là où on se renferme et qu'on n'évolue pas non plus. Et je pense qu'il faut évoluer sur plein de choses. Et comment vous voulez aller voir d'autres exploitations ? Comment vous voulez rester ouverte, vous ? — Moi, je reste ouverte en ayant déjà une vie sociale. C'est très important, que ce soit déjà en agricole ou autre. Je pense que c'est très, très important d'avoir des amis avec qui discuter. Mes amis, moi, c'est vrai qu'on est à peu près tous plus ou moins dans le même panier. Donc on est tous à peu près liés ou non au monde agricole. J'ai des copines qui sont pas du tout là-dedans, mais j'en ai qui sont dedans. J'ai une copine qui est professeure au lycée à Saint-Thirier. Donc bon, elle est là-dedans, ses parents sont éleveurs. Après, j'ai plusieurs copains qui sont quand même là-dedans. J'en ai un qui est chauffeur d'aliments, mais bon, ça se rejoint aussi avec l'agricole, quoi. J'ai des copains et mes copines sur Vigeois ils sont tous agriculteurs mais à côté de ça on n'est pas fermé sur d'autres personnes moi du côté de mon compagnon il a des copains et des copines qui ne sont pas du tout dans ce milieu là et c'est vrai que c'est hyper intéressant de parler avec eux parce qu'ils découvrent plein de choses moi aussi je découvre plein de choses et c'est comme ça qu'il faut rester ouvert même aussi avec certains réseaux sociaux qui permettent, il y en a à prendre et à laisser, bien sûr, mais il y a des réseaux qui nous permettent aussi de voir des articles, des choses comme ça. Et moi, je trouve que c'est quand même comme ça qu'on garde aussi une ouverture d'esprit et même surtout quelque chose qui va faire un peu ringard. Mais en fait, moi, j'aime beaucoup lire. Et en fait, dans les livres, on apprend beaucoup de choses aussi. Les choses les plus importantes, parfois, se trouvent écrites dans des livres. C'est quoi la dernière lecture que vous avez faite ? Je suis en train de lire un livre sur les animaux, justement. C'est Dialoguer avec son animal de Ariane Trouba. C'est quoi ? En fait, elle est kinésiologue animalière et elle raconte un peu ce qu'elle peut faire avec les animaux et en fait, comment elle arrive à mettre en place un dialogue intuitif entre eux et elles. Sous-titrage ST' 501 ça ressemble un peu à de la magie noire ouais un petit peu un petit peu mais je pense pas je pense que les animaux ont beaucoup de choses à nous apprendre, nous on le voit tous les jours que ce soit, nous on a des chiens on a des chats, on a des vaches des moutons et en fait les animaux ont beaucoup à nous apprendre quand il y a quelque chose qui va pas ou qui les intrigue on le sait, une vache qui voit quelque chose dans un prêt à côté, vous allez tout de suite le voir. Un chien qui entend quelque chose, vous allez le comprendre. Dès qu'il y a une odeur différente, il va le montrer aussi. Il y a plein de choses comme ça. Et ça, c'est quoi ? C'est juste de l'observation, en fait ? Oui. Ah oui, il faut... Pour connaître aussi les animaux, il faut les observer, parce que sinon, on les connaît pas, quoi. Et en agricole, je pense que c'est très important de bien connaître ces animaux. La base du métier, parfois, en agricole, c'est regarder et observer avec les bouvins moi je le vois quand il y a quelque chose qui ne va pas on le voit en fait au bruit, aux façons qu'elles font qui ne sont pas comme d'habitude on le voit directement ça va être quoi, c'est une attitude ? oui une attitude complètement différente les yeux, le regard ça va être ça va passer beaucoup par le regard en fait on va le comprendre, je ne sais pas comment le dire même sur les veaux, dès qu'il y a un problème on va le voir directement, mais à leur attitude ils vont être beaucoup plus mous, ils vont être les oreilles un peu en arrière, ça va pas être ça va être complètement différent d'habitude quoi ça c'est ce qui vous anime tous les matins de vous lever ah oui moi ce qui me plaît le matin quand je me lève c'est que la journée elle est à peu près prédéfinie, même si on sait déjà qu'il va y avoir peut-être autre chose qui va arriver entre temps ou quoi et on va dire on va jamais s'en sortir mais bien sûr que si on va s'en sortir c'est pas le souci mais en fait c'est d'avoir cette sérénité parce que je pense qu'il y a des gens moi j'ai vécu ce moment là à certains moments que j'avais pas envie de me lever parce que j'avais pas envie d'aller au travail quand je travaillais à côté et quand on en est de là c'est pas marrant du tout alors qu'aujourd'hui quand je me lève le matin je suis contente Je sais que je vais avoir un accueil très chaleureux avec beaucoup de bruit qui m'attend. Mais c'est comme ça. C'est ce qu'on aime. C'est ce qu'on aime et c'est ce qui fait plaisir aussi les matins de se lever. On sait qu'on va être heureux. C'est vivant. C'est vivant. Voilà, c'est du vivant. Et c'est du vivant mais qui vous fait vibrer aussi quelque part ? Oui parce qu'en fait depuis que je suis petite ma vie s'est organisée autour de l'exploitation donc oui bien sûr que ça nous enfin je sais pas comment expliquer ça fait comme un peu partie de nos racines quoi enfin cette ferme notre ferme notre exploitation fait partie de nos racines de fait un petit peu partie de nous quoi aussi ouais Ça fait résonance. Oui, c'est ça, parce qu'on a vécu ici, on a toujours une autre famille qui travaillait ici, qui était ici, qui a fait évoluer cette exploitation. Et en fait, ça fait partie de nous, concrètement. Et oui, c'est beau aussi. On va aborder une dernière partie, qui sera probablement la dernière partie de cette série. c'est que vous vous êtes passé d'un métier où vous étiez dans la boucherie, donc vous manipuliez de la viande morte, et maintenant vous êtes dans l'élevage et vous manipulez quelque part de la viande vivante. C'est assez étonnant ce parcours-là aussi. Mais moi je pense qu'avant de travailler, on va dire, de la viande morte, je pense que j'ai d'abord commencé par la viande vivante, on va dire. Parce que vu que j'ai toujours été sur l'exploitation, j'ai toujours connu l'élevage, Et donc, dans les fermes, à la campagne, on fait le cochon, on fait les pâtés. Et en fait, j'ai toujours traîné un peu dans la bidoche, on va dire. Mon père est en bouchée de métier. Ça m'a un peu plus poussée vers le circuit court. Parce qu'avec la création du labo qui a eu lieu en 2014 sur l'exploitation, mon père qui découpait, je me suis dit que ça serait peut-être une suite logique. Donc, j'ai commencé par un BTS agricole. Et j'ai continué avec mon CAP, mon bébé boucher. Et c'est là que j'ai donc, oui, beaucoup travaillé la viande morte. Mais mine de rien, la boucherie, c'est aussi mettre en valeur le travail de l'éleveur. C'est tout à fait ça. Et je pense que le métier de boucher est un métier avec qui il faut qu'on s'aligne, nous agriculteurs, parce que je pense que le boucher est là pour mettre en valeur, nous, ce qu'on fait en amont. Et nous, il faut qu'on leur fasse honneur aussi. en leur proposant des bonnes bêtes, des bêtes de qualité, et en proposant aussi de la qualité au ménage français, en règle générale. Parce qu'en France, on a une richesse folle. Et derrière tout ça, il y a toujours quelqu'un qui met en valeur ce que nous, on va pouvoir produire ou faire les agriculteurs et la boucherie. Et c'est vrai que c'est une suite logique à une exploitation agricole. Et nous, moi, d'avoir pu faire ça et de mettre mes propres animaux en avant et de valoriser ma viande sur l'exploitation, c'est vrai que c'est le top. Et donc, vous l'aurez compris, entre l'animal vivant dans son pré et le morceau de rumsteak entouré de pommes de terre, il se passe un événement, c'est le moment où l'animal est abattu. Cette question, nous l'aborderons dès la semaine prochaine dans le troisième et dernier numéro du quart d'heure corésien consacré au portrait de Pauline Vignal. En attendant de vous retrouver dès vendredi prochain, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes de groupe Spotify, Deezer et Apple Podcast. Sous-titrage ST' 501

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

95.6 FMBréniges FM
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