Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

24-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

18 avril 2025 · 15 min

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La colère des usagers, des acteurs économiques et des élus est grande face aux problèmes de la ligne POLT.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'information hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce 31e épisode du quart d'heure corrézien. Un quart d'heure qui, en première partie, sera teinté de colère. Colère contre la ligne Polt, cette ligne de chemin de fer qui relie Paris à Toulouse via le Limousin. Cette semaine, usagers, élus et acteurs économiques sont montés à bord de ce train en direction de Paris pour montrer leur colère face au retard régulier sur la ligne. Retard aussi sur la livraison de nouveaux matériels et sur des travaux qui n'en finissent pas. Nous ferons le point sur ce dossier. Et puis en fin d'émission, je vous propose un petit peu plus de douceur et de calme avec de la musique classique pour découvrir avec vous le programme du 44e Festival de la Vézère, le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. La ligne Polt, c'est un axe majeur du territoire, tout simplement parce qu'elle relie Toulouse à Paris via le Limousin. Une ligne exceptionnelle, rappelle Jacques Farge, secrétaire de l'association Urgence Polt. C'est un territoire vaste puisque 712 kilomètres, on dessert des centres économiques quand même importants. Orléans, Vierzon, Châteauroux, Linoches, Brive, Cahors et Montauban notamment pour les plus importants. Or depuis des années, cette ligne de chemin de fer n'en finit pas de faire l'unanimité contre elle. Les retards des trains sont légion et pour comprendre pourquoi ces trains n'arrivent pas à l'heure, il faut se replonger un petit peu dans l'histoire et notamment dans celle des années 80. rappelle encore Jacques Farge. On se retrouve avec des projets, il y a eu l'histoire du Y renversé, un TGV qui devait desservir le Limousin et se séparer au niveau de Vierzon pour desservir l'Auvergne, et il y a eu ensuite le projet du TGV pendulaire qui n'a pas abouti, qui a été enterré par des décisions politiques. Et ensuite, on a eu la ligne LGV Limoges-Poitiers pour desservir le Limousin qui a été rendue caduque par le Conseil d'État en 2016. Si ces projets n'ont pas vu le jour, ils n'ont toutefois réussi qu'une chose, assure l'ancien cadre de la SNCF aujourd'hui à la retraite. C'est de reporter, reporter l'entretien de la ligne et aujourd'hui on se retrouve avec une infrastructure qui est complètement dépassée. On perd du temps sur la ligne. En 70, on faisait 2h50 entre Limoges et Paris avec un Capitole au 3h50 de Brive. Et aujourd'hui, on met 4h17, 4h20 pour faire ce parcours. C'est absolument anormal. Ça ne va pas dans le sens de la modernité et des choses, de ce que souhaitent les gens du pont. Donc, vous l'aurez compris, pour que les trains recouvrent leur vitesse d'antan, la ligne a besoin de travaux mais aussi de matériel. Or, ces nouveaux matériels sont commandés, certes, ce sont des trains baptisés Oxygène, ils sont construits par CAF, un opérateur espagnol, sauf que... La première livraison devait avoir lieu en 2023. Nous avons eu un premier report en 2024, un deuxième en 2025 et un troisième en 2027. ce qui n'est pas de notre goût du tout, dans la mesure où la SNCF et l'État par l'intermédiaire de la DGITN n'avaient pas prévu ces reports. Et nous continuons à assurer les dessertes avec un matériel, que ce soit le matériel moteur, la locomotive ou le matériel remorqué des voitures voyageurs qui sont à bout de souffle, complètement obsolètes et qui ont pour la plupart au moins 40 ans d'âge. En clair, de vieilles locomotives tractent de vieilles voitures sur de vieux rails. En attendant, c'est tout un bassin de vie entre Paris et Toulouse qui en paye les frais, reconnaît l'un des sénateurs corréziens, Daniel Chassin. Lorsque quelqu'un vient dans une entreprise de Paris, il ne peut pas repartir le même jour, c'est impossible. Puisque vous avez de brèves 10 heures de train, donc c'est absolument impossible. Elles perdent des marchés, mais il n'y a pas que les entreprises corréziennes. On peut monter jusqu'à les entreprises corréziennes, oui, mais de toute l'ancienne région en Limousin, c'est-à-dire la Creuse, la Haute-Vienne et la Corrèze. Alors oui, Daniel Chassin est monté à bord de ce train de la colère mardi dernier en direction de Paris, aux côtés d'autres usagers, d'autres élus, mais aussi aux côtés de cheminots, parce que la situation est devenue ubesque. Je trouve que c'est un peu du mépris. Par exemple, vous faites Paris-Perpignan, on fait ça en 5 heures, c'est-à-dire que c'est un peu comme Brive-Paris, si vous voulez. J'avoue que je suis complètement découragé et décontenancé de voir comment cette prise en compte de ce déficit au niveau de la ligne, en sachant que, bon, bien sûr, il y a l'avion qui est à Brive, mais tout le monde ne peut pas prendre l'avion, c'est impossible. Donc, c'est vraiment... On a été délaissé totalement. Alors, avant de monter à Paris, il y avait une lueur d'espoir, c'est que si des travaux de régénération de la ligne vont débuter entre avril et décembre prochain, sur un tronçon allant de Paris à Orléans. Pour faire simple, la lueur d'espoir réside dans le fait aussi que 70% des trains vont quand même circuler. Pour nous, c'est une satisfaction, bien sûr, puisque s'il n'y avait plus du tout de possibilité d'aller en train à Paris pendant six mois, c'est quand même assez catastrophique. Donc maintien 7 allers-retours par jour au lieu de 10, bon, c'est quand même satisfaisant. C'est très bien que pour réaliser les travaux, il faut qu'il y ait un arrêt dans la journée. Mais du côté d'Urgence Polt, Jacques Farge estime, lui, qu'un autre choix aurait pu être fait. Nous avions souhaité que l'espace entre 9h et 17h qui est sans train soit au moins occupé par une ou deux circulations qui soit à terminus les Aubrès, avec une prise en charge par d'autres moyens de transport pour aller à Paris en pleine journée. Sachant que dans les trains qui circulent sur la ligne Polt, il n'y a pas que des voyageurs pour Paris. Il y a des voyageurs qui peuvent aller de Toulouse à Brive ou de Toulouse à Châteauroux ou l'inverse. C'est ça aussi le but d'acheminer les gens qui font un voyage intermédiaire aux extrémités. Alors mardi dernier, ce train de la colère qui a réuni selon les organisateurs un petit peu plus de 200 personnes dans trois wagons spécialement réservés pour l'occasion. Ce train a été rejoint par son cousin, celui de la ligne Clermont-Paris qui vit également les mêmes atermoiements. Tout ce petit monde s'est donc retrouvé en gare d'Austerlitz avant qu'une délégation ne soit elle reçue au ministère des Transports. Là, tout ne s'est pas passé comme prévu, remarque Pascal Coste, le président du département de la Corrèze. Tout allait bien jusqu'à ce que la numéro 2 du cabinet qui nous a reçus, le ministre n'a pas daigné se déplacer, et le communiqué de la rencontre est sorti, avant même que nous ayons pu exprimer nos doléances ou ce que nous attendions. Donc trop c'est trop, nous sommes tous repartis en abandonnant la séance, parce que c'est pas comme ça qu'on noue le dialogue et qu'on souhaite prendre en compte les difficultés de notre territoire. Autant vous dire que le sentiment d'humiliation était grand chez Pascal Coste, mardi après-midi. Ce n'est pas la première fois qu'on cherche à humilier les élus, les usagers, les entreprises et les deux associations qui étaient présentes. C'est bien sûr l'humiliation des élus, mais de toutes celles et ceux qui représentent ce territoire délaissé. 10 millions de Français qui utilisent ces lignes et qui sont aujourd'hui méprisés par le ministre et par ce gouvernement. Face à ce sentiment d'humiliation, le Corézien souhaite engager maintenant un véritable bras de fer. Nous on va changer de braquet, s'il faut bloquer des TGV, on va bloquer des TGV. Mais je pense que là, il nous pousse dans un autre type d'action que ces actions que nous avons faites jusqu'à aujourd'hui. En attendant, tous ceux qui étaient à bord de ce train demandent trois choses. À court terme, qu'on puisse nous mettre du matériel fiable. On voit que pour les trois dernières années, la SNCF a mis des locomotives en quantité nécessaire pour que les Franciliens puissent partir au sport d'hiver tout le mois de février et tout le mois de mars. Il y a eu zéro défaut et nous, de ce territoire du Massif Central, on est délaissé. Les locomotives tombent en panne régulièrement. Donc c'est un, de très rapidement mettre du matériel là-dessus. Le deuxième, c'est de s'expliquer pourquoi le constructeur CAF a été choisi plutôt que le français, qu'il y a des rames qui roulent et qui sont de qualité. Donc au moment où on va industrialiser la France, on fait travailler les Espagnols. Bravo, encore un coup. Ces choix de ces gouvernements sont quand même exceptionnels. Donc on attend que très rapidement on puisse nous dire quand est-ce qu'elles vont rouler, qu'on n'ait pas un quatrième retard en la matière. Et puis que les travaux puissent être accélérés, et que dans le cadre des 40 milliards de restrictions budgétaires que prévoit le Premier ministre, eh bien, il pense enfin à cette ligne-là. Les restrictions budgétaires, c'est des choix politiques. À un moment, l'aménagement du territoire fait partie, et notamment cette ligne fait partie des priorités. Ce n'est pas nous, sur cette ligne Polt, qui ont mis la France en déficit, parce qu'il y a eu zéro investissement jusque-là. Donc ce n'est pas le moment, sous prétexte de réduction budgétaire, d'arrêter les travaux et la régénération de la ligne. À cette heure, ni le gouvernement, ni le ministère des Transports n'ont réagi autrement que par ce communiqué qui a donc mis le feu aux poudres mardi dernier. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Une prescription douce et musicale, puisque dans ce numéro, je vous propose de découvrir avec vous les contours du 44e Festival de la Vézère, un festival dédié à la musique classique et qui rayonne sur la Corrèze et qui cette année, entre le 8 juillet et le 10 août prochain, propose 20 concerts, 20 concerts durant lesquels pas moins de 110 artistes vont se produire. Cette année, Diane Dussaillant, présidente et programmatrice de ce festival, veut offrir un beau bouquet, un sublime bouquet de fleurs champêtres et on retrouve des grands noms, on retrouve des jeunes et on retrouve l'esprit famille qu'on veut toujours donner depuis toujours. On a 20 communes dans lesquelles on va, on va à Aubazine, on va aux Saillans bien sûr, enfin on a des lieux emblématiques comme ça, et puis sinon on en rajoute des nouveaux, alors Colonge, La Rouge pour la deuxième fois par exemple, et sinon il y a aussi la nouvelle tribune du rugby à Brive. Et c'est bien ça la nouveauté de cette 44e édition, le festival de la Vézère, nous un véritable partenariat avec le Lovely Brief Festival. C'est pas parce qu'on va à Brief Festival qu'on ne va pas au Festival de la Vézère et c'est pas parce qu'on va au Festival de la Vézère qu'on ne peut pas aller au Brief Festival. Et du coup, on s'est dit allez, on va faire un petit dénominateur commun et on va prendre deux artistes, un un peu du monde plutôt pop et un autre un peu du monde classique. Et donc ça donne Greg Slab qui est un harmoniciste qui est celui de Johnny Hallyday avec Paul Laï qui est un formidable pianiste de jazz que le festival connaît bien et qu'on met ensemble pour un programme de musique de film. Et ce sera donc le 19 juillet à 11h, dans la tribune nord du Stadium. Et même si cette année est la 44e édition, le festival se veut avant tout moderne. On engage des très jeunes parce que maintenant on engage des jeunes du 21e siècle qui sont nés après les années 2000, donc on en est déjà pas mal. Et ensuite, je pense qu'il faut aussi rajouter du vivre ensemble, des possibilités d'aller à des conférences, de faire des balades, de passer du temps ensemble et pas juste le concert du soir où on est assis à côté de quelqu'un mais en silence. Mais c'est le silence qui fait la musique classique et l'intérêt aussi qu'on y trouve à vivre quelque chose à un moment fort tous ensemble. Autant dire qu'aujourd'hui les communes se battent pour pouvoir accueillir chez elles un concert de ce qui est devenu une institution culturelle de l'été en Corrèze. On a un peu des communes frustrées, pas très contentes quand on ne peut pas aller chez eux. Mais en fait, on a une toute petite équipe et comme je le dis souvent, on dépend aussi beaucoup du financement qu'on peut obtenir. Et en fait, il faut des gens et à chaque fois changer d'endroit. Ce n'est pas très facile pour un festival, c'est beaucoup d'organisations, beaucoup de techniques. Mais on aimerait beaucoup en faire beaucoup plus sur le territoire de la Corrèze, ce qui est bourré de pépites, de patrimoine. Et moi, je suis toujours curieuse et j'ai envie de rendre le public curieux aussi. D'autant que Diane Dussaillant en est persuadée, le réservoir de musiciens classiques est exceptionnel. Les jeunes sont attirés par la musique classique, on ne s'imagine pas. Donc en tout cas, dans les jeunes professionnels, c'est inouï. Et ils adorent ça, donc je pourrais en programmer encore beaucoup plus, oui. Là, par exemple, quand on va voir Paul Laï, qui va, bon, lui, c'est un artiste de jazz, mais il n'a jamais joué avec un harmonica pour le moment, par exemple, qui vient de la pop. Donc, effectivement, et puis il y a aussi beaucoup à base d'arrangements. Donc, par exemple, quand on vous parlait Iris Sialom, cette petite, cette jeune violoniste avec cette harpiste, en fait, c'est à base de transcriptions, d'arrangements. Donc on peut réarranger, on peut faire plein de choses à base de la musique classique, tout en évoluant aussi dans la programmation qu'on peut faire. Et c'est ainsi que l'un des guitaristes de Mathieu Chédid, Thibaut Covin, sera lui à Turenne le 19 juillet. Pour ses 40 ans, lui, nous proposer une nouvelle façon de voir la guitare. Alors c'est plus que musique classique, mais ça sera aussi avec un brin de guitare électrique et vous pourrez retrouver tout le programme complet sur le site du festival festival-vezer.com. Quant aux réservations, elles ouvriront au grand public le 30 avril prochain. C'est la fin de ce numéro du Quart d'Heure Corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro, mais en attendant, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

95.6 FMBréniges FM
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