Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

22-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

4 avril 2025 · 15 min

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Une semaine après l'émotion suscitée par l'exhibition d'un couteau de cuisine en plein cours à Brive, une opération de fouille des sacs des élèves a été menée par les policiers. Une opération afin de rassurer élèves, parents, et professeurs, mais aussi une opération qui interroge sur la violence chez certains jeunes. La prescription culturelle s'intéresse à Tulle remet le son, le petit frère des Nuits de nacre, le nouveau festival de musique de Tulle.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce 29e épisode du quart d'heure corrézien. Un quart d'heure qui sort un petit peu encore une fois de sa traditionnelle série. Parce qu'une semaine après qu'un lycéen a sorti un couteau en plein cours à Brive, une opération de police a été menée dans un autre lycée bréviste. Opération qui visait à vérifier que les élèves n'avaient aucune arme dans leur sac. L'occasion pour les pouvoirs publics de rappeler que les violences physiques et verbales n'ont rien à faire dans l'enceinte des écoles, vous l'entendrez. En fin d'émission, nous retrouverons Aymeric Tudou de Bram FM. Aymeric qui va nous décrire un petit peu les contours de Tulle remet le son, le nouveau festival qui prendra la suite de Feu, les Nuits de Nacre, le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. Le 25 mars dernier, l'émotion était vive à Brive parce qu'en pleine matinée, un élève de Brive a sorti un couteau en plein cours. En fait, on était en cours normalement, et pendant l'intercours, on a un de nos camarades qui roule une clope. Et d'habitude, il le fait, mais après, il va la fumer après les cours. Et là, il commence à l'allumer pendant le cours. Et on était avec une prof qui fait l'histoire géo et le français, et elle nous rendait des copies, et on devait aller les chercher au tableau. Et à ce moment-là, l'élève se lève, et il a un couteau dans son sac, et il le prend, et il va devant la classe, et il menace la prof et certains de nos camarades. Et du coup, on s'enfuit tous par la porte de derrière. S'en suit derrière un mouvement de panique dans la salle de cours. Une élève qui a été bloquée avec le garçon, qui l'a supplié de ne pas la poignarder ou quoi. Et très vite, police et pompiers sont alertés et arrivent sur place afin d'interpeller le jeune homme qui avait été désarmé par un surveillant. Aucune personne n'a été physiquement blessée ce jour-là. Toutefois, une cellule psychologique a été mise en place tout au long de la semaine dans cet établissement privé, et une semaine après cet événement, ce jeudi 3 avril, devant le lycée d'Arsonval, alors que des centaines d'élèves convergés par petites grappes en direction de l'entrée de l'établissement, la majorité à pied, d'autres déposés en voiture par leurs parents, quand certains arrivent à mobilette, trottinette ou encore à vélo. Et bien ce jeudi matin, devant les entrées du lycée et du collège, ce ne sont pas les surveillants qui accueillaient directement les élèves, mais un cordon d'une dizaine de policiers. Bonjour mademoiselle, on regarde juste le contenu de votre sac, vous n'avez pas d'armes sur vous ? Non. Bon, très bien. Parfait. Et on va regarder du conseil de sport. Parfait. Allez, je vous laisse fermer. Merci mademoiselle. Bonne journée à vous. Au revoir. Une situation qui intrigue Lily Rose. Elle vient tout juste d'arriver à Darsonval. Alors là, je n'en ai aucune idée. Enfin, je viens juste d'arriver. Donc, je ne sais pas si... C'est peut-être parce que récemment, il y a peut-être des agressions dans des lycées ou des collèges, je n'en sais rien. C'est un peu stressant parce que si c'est passé un truc, moi je ne suis pas au courant. Après, si ça se trouve, c'est juste une mesure de prévention, donc ce n'est pas grave, mais c'est un peu stressant. Après, ça peut être rassurant dans le sens où ils sont là pour la sécurité, donc au moins s'il y a un truc, ils sont là. Alors quand je lui ai dit que c'était une fouille des sacs afin de vérifier que personne n'avait d'armes sur soi, la jeune fille se détend mais reste interrogative. C'est surprenant. On ne s'attend pas, surtout en France, parce qu'encore on pourrait penser à d'autres pays, genre aux États-Unis, où il y a souvent des agressions, surtout avec les pistolets, tout ça. Mais en France, surtout à Brive, ce n'est pas quelque chose qu'on voit souvent, encore dans les grandes villes peut-être. Mais à Brive, ce n'est pas une grande ville, ce n'est pas forcément très connu. Heureusement. Oui, oui. Mais il ne faut pas que ça se produise plus souvent, en fait. C'est ça le problème. Mais n'importe où, en fait. Ce n'est pas qu'à Brive. Il ne faut pas que ça se reproduise du tout. D'autant que pour cette jeune génération, les agressions au couteau dans les écoles ne sont pas juste un simple fait divers. Personne ne devrait être agressé que ce soit un prof, un élève pour n'importe quelle raison. Comme on peut repenser à Samuel Paty qui est mort totalement injustement. Personne ne devrait avoir à vivre ça. Un peu plus loin, Ange lui reste dubitatif par l'opération. En vrai, je trouve ça un peu tard. Ça fait plus d'une semaine que ça s'est passé. Tu fouilles notre sac pour éviter le vendre problème, tant mieux. Mais en vrai, ils auraient pu le faire avant, je pense. C'est sûr, c'est toujours mieux que de rien faire. Et si ça peut arranger un peu, si ça peut éviter à des personnes de potentiellement vouloir faire quelque chose, c'est le mieux. Un passage à l'acte de l'agresseur qu'il ne comprend pas, m'assure Ange, jeudi matin. Pardon mon vocabulaire, mais c'est un peu con. Si je disais que les professeurs, ils n'ont rien fait, même si je sais que de son côté, ça se passait mal, mais il n'y a pas de raison de s'en prendre à quelqu'un. Mais au fond, cette montée de la violence ne l'étonne pas tout à fait. Après, ça se passe de partout, du coup, honnêtement, ça m'étonne à moitié, parce qu'il y a de plus en plus de choses comme ça, et de plus en plus dans les petites villes aussi, mais c'est sûr que Brive se passe de plus en plus de faits divers, et je comprends qu'il y en ait qui ne soient pas très rassurés à l'idée de sortir ou autre. Un petit peu plus loin, Sabrina vient de déposer sa fille au collège et rejoint son travail. Alors si cette opération de police l'interpelle et la rassure, elle se pose quand même des questions quant au jeune homme qui est passé à l'acte. Je me suis inquiétée dans le sens où je me suis dit peut-être que cet enfant avait un mal-être quelque part. Donc je ne me suis pas dit, waouh, ça peut être hyper important et stressant aussi pour les enfants. Mais je me suis posé la question pour ce petit, qu'est-ce qui s'est passé ? On n'a pas en fait l'histoire derrière, du pourquoi il a fait ça. Cette santé mentale, justement, elle interroge aussi Franck Cutillat. C'est le directeur départemental des services de l'éducation nationale. Il était présent ce jeudi matin lors de cette opération de fouille des sacs des lycéens. Les raisons des passages à l'acte sont nombreuses. Ce que je retiens, moi, c'est qu'une partie de notre jeunesse ne va pas bien et que la question de la santé mentale doit être posée aujourd'hui dans notre société. Et c'est une question majeure pour l'avenir. D'autant que les faits sont là. Ce n'est pas parce que la Corrèze est un département rural qu'il ne peut pas s'y passer des événements extraordinaires, à l'image de ce qu'il s'est passé à Bahué. Ça a été une surprise pour tout le monde, un choc pour tout le monde, parce qu'on se dit que ça ne peut pas arriver ici, parce qu'on est à Brive, parce qu'on est à Tulle. Personne n'est à l'abri, malheureusement, quand on voit la recrudescence au niveau national des attaques à l'arme blanche. Donc oui, personne n'est à l'abri, il faut prévenir et mener ces actions de sensibilisation sur tout le territoire. D'autant que selon les données de la préfecture, le nombre d'agressions physiques et verbales dans les collèges et lycées est important depuis la rentrée dernière, assure le préfet de la Corrèze, Vincent Berton. Il y a eu 50 agressions de jeunes dans les établissements scolaires depuis la rentrée de septembre 2024. C'est un chiffre très important. Il y a eu 6 introductions d'armes qui ont été constatées dans les établissements scolaires depuis la rentrée. Une agression grave la semaine dernière dans un lycée ici à Brive. Nous sommes ici pour matérialiser des contrôles à l'entrée des établissements qui vont se répéter dans les semaines à venir pour contrôler et exprimer que l'école, les établissements scolaires sont des lieux qui doivent être des lieux de paix, des sanctuaires républicains, des lieux de savoir, des lieux d'autorité du savoir et que nous ne tolérons jamais que ce soit des lieux de violence et d'agression. Ces opérations-là vont se réitérer, vont se reproduire dans les semaines à venir afin de faire de ces lieux d'apprentissage des lieux de quiétude et de paix. Mais le haut fonctionnaire n'en oublie pas moins la santé mentale des adolescents qui, mine de rien, l'inquiète lui aussi. On est face à des phénomènes de société, des phénomènes de montée de violence, souvent sur fond de consommation de produits stupéfiants. C'est aussi un vrai sujet, sur le fond aussi de difficultés psychiques, c'est chez un certain nombre de jeunes qu'il faut prendre en compte. Et donc, ils passent par des réponses diverses, mais bien évidemment d'abord par la prohibition et l'interdiction absolue d'introduction dans les établissements scolaires d'armes. L'opération menée jeudi a mobilisé une dizaine de policiers brévistes. Aucune arme n'a été retrouvée lors de cette fouille menée entre 8h15 et 8h30 concernant le jeune homme qui avait sorti un couteau en plein cours la semaine dernière. Le parquet de Brive avait confirmé une fragilité psychologique chez cet ado. Il a été mis en examen pour violence volontaire dans un établissement d'enseignement avec préméditation. Il est aujourd'hui encore incarcéré. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Bonjour Emeric Tudou. Bonjour Olivier. Emeric, ce n'est pas parce que les Nuits de Nacre à Tulle ont disparu qu'il n'y aura pas de festival dans la cité-préfecture d'ici la fin du mois de juin. Et oui, après la dissolution des Nuits de Nacre à l'automne dernier, il fallait agir pour que la ville de Tulle ait un nouveau festival cet été. C'est chose faite, Tulle remet le son, première édition, se déroulera les 27, 28 et 29 juin prochains au cœur de la ville. La municipalité de Tulle et un grand nombre de partenaires se sont mis en quatre pour rendre cet événement possible. Nicolas Giner, responsable du développement culturel de la ville et Christiane Magri, adjointe au maire et en charge de la culture, sont avec moi. Alors première question, Tulle remet le son déjà, pourquoi ce nom ? Christiane. Dans la mesure où c'était la ville de Tulle qui s'emparait du sujet et qui avait envie de le faire, il fallait que Tulle apparaisse. Et donc on a décidé de remettre le son. En pensant à cette... Moi je vois toujours Philippe Cathéa remettre le son et je trouve que c'est un tel démarrage de la fête et de l'envie d'écouter de la musique. Je me suis dit, il faut que ce soit ça. J'ai envie de me tourner vers Nicolas, Nicolas Giner. Le but, c'est tout simplement aussi de rassembler tout le monde, de faire un événement festif. L'idée, c'est de faire la fête, d'oublier cette morosité qu'on a connue ces derniers mois et de faire de Tulle une ville festive pendant trois jours. Et ça, c'était vraiment le leitmotiv de la création de cet événement. Oui, exactement, c'est tout à fait ça Emeric. En fait, le festival devait ne pas avoir lieu cette année et donc l'idée des élus, c'était vraiment de continuer à proposer un festival aux tulistes et à tous ceux de l'extérieur qui aiment l'accordéon, qui aiment la musique, qui aiment la fête d'être présents. Et évidemment, l'objectif, c'était de rassembler au maximum les tulistes pour vraiment faire de cet événement un événement festif où pendant trois jours, tous ceux qui seront présents pourront passer un bon moment dans les bars, dans les cafés, devant les scènes, à suivre des déambulations magnifiques. Et voilà, l'objectif, c'est vraiment que tout le monde kiffe ce moment à cet instant. Voilà, c'est ça l'objectif. Et vous avez voulu vraiment élargir le prisme des associations de Tulle pour mettre en place cet événement. Christiane ? Dès le départ, on a pensé à réunir le plus de gens possible autour de ce projet. Je me souviens que notre première réunion, c'était avec les commerces et les bars. Ils ont été les premiers convoqués. Ils ont été assez enthousiastes. Voilà, et puis on a effectivement, je pense, dès le départ acté le fait que l'Office du tourisme s'occuperait de les fédérer. Et ensuite, on a écouté les associations culturelles de la ville de Tulle sur lesquelles on s'appuie tout le temps. Bon, alors les principales qui sont liées à Tulle, donc à savoir l'Empreinte, à savoir les Lendemains qui chantent, à savoir le Conservatoire, à savoir... Qu'est-ce que j'ai oublié Nicolas ? Il y en a beaucoup, oui. Le Bal d'à côté, la Cour des Arts, le Lions Club aussi, puis bien sûr aussi des associations folkloriques locales, et puis il y a aussi Maugin avec qui on travaille. On peut envisager qu'il y ait un stand de l'Accord des homogènes qui soit mis dans le festival au cœur de Tulle ? Il faut. Il souhaitait effectivement un petit peu délocaliser son local pour être en phase avec le festival. Donc on lui trouvera forcément une place. C'est indispensable pour nous parce que c'est quand même un beau visuel de la ville de Tulle sur lequel on est quand même très très présent depuis l'ouverture du musée, depuis le conservatoire depuis des tas de choses. Donc il fallait qu'il soit présent. Donc on lui trouvera une place. Oui, la place est toute trouvée d'ailleurs. Normalement on a prévu aussi au cœur du festival un espace convivialité, une sorte d'espace chill dans lequel il y aura des buvettes, il y aura de la restauration. Il y aura des animations. Et on imaginait bien que son atelier puisse être présenté ici avec une présentation à la fois d'accordéon mais aussi des démonstrations de montage et remontage d'instruments. Donc voilà, faire présenter son travail et faire un peu de médiation autour de leur activité professionnelle. L'accordéon reste au cœur de ce nouveau festival. Tulle Remet le Son, première édition à suivre donc Olivier les 27, 28 et 29 juin prochains au cœur de la ville de Tulle. Parfait. Emeric, j'ajoute juste que sur toute la programmation 80 % des spectacles seront gratuits. Deux concerts seront payants, ceux des accordéonistes Vincent Lhermé et Félicien Brut à l'Empreinte. Toute la programmation de Tulle Remet-le-Son doit être dévoilée dans les prochaines semaines. C'est la fin de ce 29e numéro du LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN. Merci à toutes et tous de l'avoir suivi. Je vous donne rendez-vous dans une semaine pour un nouveau numéro, mais d'ici là je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast. Sous-titrage ST 501.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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