Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

17-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

28 février 2025 · 15 min

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Le quart d'heure corrézien Deuxième volet de notre rencontre avec Léa Guitton et David Geneste. Aux côtés de ces deux pépites du centre d'excellence du CA Brive, j'essaye de comprendre comment se conjuguent individualité et collectif dans un sport où le combat est féroce, tout comme les commentaires de certains supporters. Pour la prescription culturelle, Aymeric Tudou nous emmène danser ! Pas n'importe quoi et pas n'importe comment, parce que c'est avec l'association du Bal d'à côté qui a été crée à Tulle ces derniers mois. Bonne soirée,
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode du quart d'heure corrézien, un épisode qui fait suite à notre rencontre avec David Genest et Léa Guitton, deux sportifs inscrits tous les deux au centre d'excellence du CA Brive. Dans le précédent épisode, j'avais mis l'accent sur les différences entre garçons et filles dans la formation initiale et l'accompagnement des joueurs. Mais dans ce deuxième volet, je voudrais aborder l'importance du groupe dans leur construction de sportifs de haut niveau. Un collectif qui, vous l'entendrez, leur permet aussi de mieux appréhender les commentaires venus des réseaux sociaux. Et puis en fin d'émission, nous retrouverons la prescription culturelle, prescription que l'on doit aujourd'hui à Emmerich Tudou de Bram FM. Emmerich qui nous invitera au bal d'à côté, une association tuliste qui remet au goût du jour la danse et des balles traditionnelles. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti ! Dans le précédent volet, nous avions vu les différences entre le niveau de formation réservé aux hommes et celui proposé aux femmes. Mais dans ce deuxième volet, toujours aux côtés de Léa Guitton et de David Jeunette, ces deux pensionnaires du centre d'excellence du CA Brive, je voudrais me concentrer sur ce qui les unit l'un et l'autre, c'est-à-dire deux individualités au service d'un collectif. Pour que le groupe fonctionne bien, il faut se dire les choses. Il faut être honnête des coachs envers les joueuses et inversement, il faut être honnête. Par exemple, si on n'est pas prise le week-end, je sais qu'ils vont venir nous voir, nous expliquer pourquoi, du comment on ne sera pas prise. Si on ne peut pas être là le week-end, il faut aller leur expliquer. Aux entraînements, si on ne peut pas être là aussi, il faut aller leur dire. Oui, il faut être honnête. Une honnêteté indispensable d'après Léa Guitton et ce, même s'il existe un risque de ne pas être présent ou présente comme titulaire ou remplaçant le jour du match. Si on est performante, on sera prise, ils le savent. Mais après, il faut se donner à 100 % tout le temps et puis après, on voit bien le week-end si on est prise ou pas. Ça part du coach et de la joueuse. Si, par exemple, la joueuse va à la dernière minute dire « Ah non, je ne suis pas là à l'entraînement », je sais que le coach aura confiance en la joueuse et inversement. Aussi, si honnêteté et investissement participent à créer un lien de confiance entre coach et joueuse, ces trois éléments sont aussi indispensables pour le groupe lui-même, poursuit la talonneuse qui, au début de sa carrière, s'entraînait quand même avec les garçons. J'ai beaucoup appris avec les garçons. Par exemple, en U14, à la jeune, les passes, même le contact, ça m'a endurcie, je sais. Et puis quand je suis passée avec les filles, en fait, au début, je n'aimais pas avec les filles parce que c'était moins virulent. Je sais qu'à les garçons, ce n'était pas de cadeau. Pour avoir sa place, il fallait se défoncer sur les entraînements. Après, avec les filles, c'était beaucoup plus calme. Et après, ça a commencé à augmenter. Une intensité indispensable, surtout dans un sport où la notion de combat est présente. Et la joueuse l'assure, il faut savoir se faire mal pour le groupe. C'est un sport violent déjà, il faut le dire. C'est un sport violent, on prend des chocs tous les week-ends. Donc oui, il faut savoir accepter déjà la douleur. Et il faut savoir la redonner. On ne retourne pas être clément avec les adversaires, et puis leur rendre que oui, on s'est pris un énorme tube par l'adversaire, je vais y aller encore plus fort et je vais lui mettre un carreau. Alors si les mots peuvent paraître très violents, c'est parce que ces jeunes sont formés pour gagner. Aussi, le collectif est donc la défense d'un ensemble, c'est-à-dire une équipe, un maillot, un club, voire une ville, prennent une place très forte, mais avec toujours dans l'esprit le respect des règles et donc des adversaires. Il faut savoir jouer avec intelligence, il ne faut pas non plus mettre des coups de poing dans les rocs et tout. Mais par exemple, elle nous a foutu un énorme tube, là je vais la retourner, je sais laquelle c'est, je vais la retourner. De toute façon, c'est collectif, donc s'il y en a une qui prend, on l'aura dans le viseur, l'adversaire, et puis on va la détruire, même si ce n'est pas nous qui avons pris le tube. N'oubliez jamais que ces jeunes ont fait un choix très tôt dans leur vie, s'investir pour leur sport mais aussi pour un club et qu'ainsi c'est toute leur vie qui s'en est retrouvée changée à tel point que, nous en avions parlé dans le premier volet, leur vie d'adolescent est faite de sacrifices, rappelle David Genest. On a une vingtaine d'années mais on porte le blason du CA Brive donc on est obligé de renvoyer une certaine image du club, de nous, de tous ceux qui sont là tous les jours. Donc il faut les respecter, il faut respecter ce blason et faire attention quand on sort, quand on publie des choses. C'est lourd, non ? Non, pas forcément, parce que si on aime ce club, on le fait naturellement. Mais non, ce n'est pas vraiment lourd. Parce qu'il le sait, il connaît son objectif et ses capacités pour l'atteindre, devenir joueur professionnel. Alors, quand il a vu les affaires des joueurs de l'équipe de France l'été dernier en Argentine, le jeune homme a été heurté. Ce sont des choses qu'on ne veut pas trop entendre. Ce sont des choses qui sont dures pour le rugby français. Mais c'est des choses qui sont passées et ça pourra servir aux prochains, on va dire. Donc ça a servi d'exemple, il ne faut plus le reproduire. Léa Guitton aussi n'a pas apprécié ces images, d'autant qu'elles venaient de l'équipe de France et avaient donc un réel impact, notamment pour les petits clubs. Quand les jeunes regardent et se disent « Ah ben, un joueur de l'équipe de France qui fait ça » alors que d'un moment on est censé être parfait, c'est compliqué. Après, chacun fait des erreurs et puis on apprend de nos erreurs. Et si cette expérience s'est jouée à très haut niveau, David Genest admet que, depuis, il est plus attentif à la vie du groupe qu'il côtoie tous les jours. Les limites doivent être personnelles, mais elles peuvent venir de l'extérieur aussi. Si on voit qu'un collègue ou un autre joueur dépasse les limites, il faut aussi savoir se réguler entre nous. Donc elles doivent être personnelles, mais aussi collectives. Des limites d'autant plus importantes à définir qu'aujourd'hui, tout peut très vite tourner sur les réseaux sociaux. Ça peut être vraiment très bien, comme ça peut être compliqué à gérer. Ça peut être une superbe vitrine pour le joueur, par exemple. Ça peut vraiment le mettre en avant, ça peut mettre en avant plein de qualités qu'il a, de communication, etc. Mais il faut faire attention avec ce qu'on communique. Or, sur ces réseaux, les commentaires haineux peuvent là encore perturber l'évolution des joueurs. Je sais que des copains à moi ont subi des choses un peu lourdes, de par des supporters, de par des gens un peu haineux envers eux. Mais c'est vrai que c'est quelque chose qu'il ne faut pas se laisser envahir par ça. Et il faut essayer de ne pas forcément regarder tout le temps les mauvais commentaires surtout. Et les bons aussi, parce que ça peut aussi faire gonfler notre égo. Donc ce n'est pas forcément bon aussi. Mine de rien, c'est un équilibre qu'il faut avoir déjà à 20 ans. Oui, c'est quelque chose de pas facile à avoir. Mais avec les anciens qui nous entourent, tout ça, ça nous permet aussi de faire attention à ça. Une attention aussi portée vers le joueur, visé par ses messages. Et c'est encore là tout le bienfait du collectif. C'est que si le groupe n'ignore pas les messages, il ne va surtout pas chercher à envenimer une situation, bien au contraire. Il faut savoir en parler, il faut savoir aussi voir que des joueurs ne vont pas bien et leur demander si c'est la raison pour laquelle ils ne sont pas bien et essayer de les accompagner pour qu'ils fassent attention à ce qu'ils voient et à ce qu'ils reçoivent aussi. Parce qu'on peut filtrer aussi les messages qu'on reçoit et tout ça. Donc c'est important de savoir utiliser aussi cet outil. Parce qu'encore une fois, si un individu est visé, c'est tout le groupe qui peut s'en trouver déstabilisé. C'est sûr que ça nous touche, parce que c'est la dure réalité du rugby professionnel, donc ça nous touche. Ça vous touche, mais ça remet en question votre engagement pour le club ou pas forcément ? Non, pas forcément, parce que ça arrive ici, mais ça peut arriver ailleurs, et ça arrive ailleurs, et dans d'autres pays aussi, dans d'autres sports, donc non, c'est pas qu'ici que ça se passe. Du côté des filles, celles-ci sont peut-être plus protégées. Pourquoi ? Tout simplement parce que la médiatisation de leur performance n'est pas au même niveau que celle des garçons. Et donc, les commentaires restent encore bienveillants. En vrai, c'est un mal pour un bien, je me dis, parce qu'on n'a pas de problème de commentaires haineux. On n'a pas tout ça que les garçons peuvent avoir. Donc, en vrai, je pense que c'est mieux d'être comme ça, de ne pas être trop exposé au réseau. En guise de conclusion de cet épisode, ce que je retiens, c'est que ces jeunes ont des ambitions. L'ambition notamment de vivre de leur passion et que pour y arriver, ils peuvent compter sur un collectif qui les accompagne tous les jours. Un collectif aussi qui est capable de les écouter, mais aussi de partager le poids de la pression de leurs propres ambitions. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Aymeric Tudou de Bréniges FM vient de nous rejoindre. Bonjour Aymeric. Bonjour Olivier. Aymeric, j'ai l'impression que vous voulez m'inviter à danser. Exactement, on va danser ensemble si vous me le permettez. Je vous propose de faire connaissance aujourd'hui avec Stéphanie Perrier, Clément Rose et Laurent Lécou de l'association Le Bal d'à Côté. Dans un esprit de rencontre, respect, transmission et partage, Le Bal d'à Côté a pour but de redonner une nouvelle dynamique à la culture néotrad à Tulle puisque deux mardis par mois, à la cité de l'accordéon et des patrimoines de Tulle, Le Bal d'à Côté organise des ateliers d'initiation ouverts à tout le monde à partir de 18 h, comme nous l'explique Laurent Lécou de l'association Le Bal d'à Côté. C'est un peu à la carte en fait, les gens viennent, l'atelier c'est de 18 h à 21 h donc il y a une première partie atelier et ensuite une partie mise en pratique avec des musiciens et en fait les gens peuvent arriver en retard, peuvent partir en avance, peuvent venir que pour les ateliers ou que pour la mise en pratique, ils peuvent venir une fois et ne plus revenir ou ils peuvent revenir une fois de temps en temps, c'est assez souple, c'est pas des cours en fait où on est obligé de venir régulièrement. Ça fait un moment, les uns et les autres, qu'on fait de la danse trad. Et que généralement on fait plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres des fois pour aller dans les bals. Et ça fait quelques années qu'on se dit mince, on est quand même plusieurs. Et ça serait bien qu'on s'organise pour essayer de faire quelque chose en local. Et donc l'été dernier on s'est retrouvé sur un des festivals de l'été à Gentine, le grand bal. Et on a commencé à discuter autour de ça, à essayer de s'organiser. Et le 1er septembre, on a fait la première AG fondatrice de l'association. Et c'était parti. Et à partir de là, ça a explosé. On a noué des partenariats avec un peu tout le monde. Et on continue à en nouer d'autres. Donc on enrichit au fur et à mesure l'offre. Ce sont des danses qui sont ancrées dans nos racines. Qui permettent de se retrouver. C'est un des rares lieux la danse. C'est le bal où on peut à l'heure actuelle se regarder dans les yeux, se toucher et communier, faire quelque chose tous ensemble et c'est vraiment un moment de pause, de partage qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Il y a des rencontres étonnantes qui doivent se faire lors de ces ateliers, Clément, depuis que vous organisez ça ? Oui, c'est clair. En fait, moi, pour la petite anecdote, j'étais nouvel arrivant à Tulle au moment de la première réunion. J'ai juste pointé le bout de mon nez pour voir un petit peu qu'est-ce qui se passait et si j'avais la possibilité d'aller découvrir ce monde. En fait, moi-même, je suis nouveau danseur et en fait, très vite, on se retrouve embarqué par la dynamique de groupe. On sent qu'il y a une envie, une effervescence, une joie. Et donc, bon, déjà, il y a eu cette première vague sur laquelle se refait la joie collective d'organiser quelque chose. Et puis, quand on voit qu'on se retrouve face à tous ces gens qui viennent, qui nous disent qu'en fait, ils viennent pas tant pour la danse qu'aussi pour l'ambiance qui s'y retrouve. Dans un atelier, on met en place des guirlandes, on a quelques enfants qui sont là aussi, qui ont leur petit espace. On est dans quelque chose qui est presque familial, mais à 60. Et ça, franchement, faire ça deux fois par mois, c'est formidable. C'est le pied, ouais. Tout le monde s'apprend des choses, vous n'êtes pas obligé forcément de faire la passerelle à chaque fois, ça se fait vraiment tout seul. On a notre petit groupe d'habitués, on va dire, et de tradeux et tradeuses confirmés, expérimentés. C'est ces gens là qui portent les cours pour apprendre aux autres en fonction des compétences de chacun. Là où on se sent à l'aise dans les danses et pour les transmettre aux autres. Et après dans la partie pratique il y a vraiment un mélange en fait. Et ça fait partie, ça aussi du milieu trad. C'est à dire l'envie de transmettre et le bonheur de prendre des nouveaux et de leur apprendre. Alors moi je ne sais pas du tout danser très honnêtement. Ni la bourrée, ni la mazurka, ni la gamote. C'est facile ? C'est facile franchement, ça dépend des danses. Il y en a des très faciles et il y en a d'autres. La mazurka, entre autres, c'est une des danses les plus difficiles. Mais après, on est plus dans le plaisir de danser, dans cette liberté qu'on a dans l'association. On est vraiment dans l'idée de, tant qu'on réussit à être en accord avec son partenaire, avec la salle, finalement, le pas, ce n'est pas le plus important. Ces ateliers vont se poursuivre jusqu'à quand, Laurent ? On va continuer jusqu'au mois de juin. Pendant l'été, on va arrêter un peu les ateliers pour faire des festivals. Nous, en tant que festivaliers et festivalières cette saison, voilà, en fait il y a des gros gros festivals pendant l'été et on a aussi besoin de se reposer parce que l'année va être très chargée je pense, vu qu'elle a commencé sur les chapeaux de roue. Donc ce sera le moment aussi de prendre un peu de vacances bénévoles, on va dire, et on se retrouvera à la rentrée prochaine je pense avec beaucoup de plaisir. Page Facebook, le bal d'à côté, si ce n'est pas encore fait, n'hésitez pas à vous y abonner. Les ateliers vont se poursuivre donc mardi prochain le 4 mars à partir de 18 h à la Cité de l'Accordéon et des Patrimoines de Tulle. Olivier, si ça vous tente, je vous invite à m'y rejoindre la semaine prochaine. Ah bah oui, tiens, pourquoi pas, faudra juste que j'ai terminé ma journée de travail, mais pourquoi pas, Aymeric, merci en tout cas pour l'invitation. C'est la fin de ce numéro du Quart d'Heure Corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. Je vous propose de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouveau numéro. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'Heure Corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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