Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

13-LE QUART D'HEURE CORREZIEN WEEK-END DU 28/11/25

28 novembre 2025 · 14 min

Avec un compte, 15 Cœurs quand quelqu’un ouvre votre lien. Rejoindre la communauté
Le quart d'heure corrézien : En Corrèze, la Maison de protection des familles est un lieu référence aussi bien pour les gendarmes que pour les associations. Elle permet de réunir en un lieu des enquêteurs mais aussi des ressources afin de venir en aide à des victimes de violences intrafamiliales. Des violences qui ont aussi un impact dans le travail de certaines victimes. J'en ai parlé avec des syndicalistes cette semaine. Décembre approche à grands pas ! Et à Meyssac, le 30e marché de Noël se prépare lui depuis déjà plusieurs mois. Cette institution culturelle corrézienne est le fruit de la mobilisation de ses villageois, heureux de pouvoir participer à égayer les visages.
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Le Quart d'heure corrézien, le magazine d'information hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM, réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le 13e numéro du Quart d'heure corrézien, numéro consacré cette semaine à la prise en charge des victimes de violences conjugales mais aussi d'agressions sexuelles ou encore de harcèlement. Et puis nous ferons aussi un tour à Messac dans le Midi corrézien où la cité se prépare pour le 30e marché de Noël, une institution qui se doit de se renouveler, vous l'entendrez. Le Quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti. Mardi 23 novembre, c'était la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes aussi. La préfecture de la Corrèze a organisé un événement à Tulle afin de réunir plusieurs acteurs qui travaillent au quotidien sur cette question. Parmi ces acteurs, il y a bien sûr les gendarmes. Des gendarmes qui, depuis 2022, peuvent accueillir des victimes au sein de la MPF, la maison de protection des familles. Une maison dont l'une des vocations est essentielle, souligne l'adjudant-chef Sébastien Doumeret. L'appui aux unités, l'appui judiciaire pour aider au maximum les unités quand elles ont besoin d'un appui vraiment spécialisé dans des affaires de violence intrafamiliale. Donc ça peut être l'accompagnement de la victime, l'audition de la victime et également l'orientation pour l'accompagner cette victime vers des associations au niveau social, au niveau également médical. Pour le colonel Julien Gossman, commandant du groupement de la gendarmerie de la Corrèze, si cette maison de protection des familles est de fait un lieu de référence, elle l'est aussi bien pour les militaires que pour les associations. Elle permet d'avoir vraiment un interlocuteur identifié à la fois pour les militaires qui composent le groupement de la gendarmerie de la Corrèze, qui évidemment ont besoin de conseils et ont besoin d'orientation de façon assez régulière par rapport aux procédures et par rapport à la sensibilité de ce public évidemment. Et puis de l'autre côté, c'est aussi un référentiel, un interlocuteur bien identifié pour l'extérieur et notamment pour les associations qui n'ont pas allé chercher dans les unités les différents militaires qui pourraient éventuellement avoir besoin d'elles, mais qui savent tout de suite à qui s'adresser. Parce que dans un contexte de violence intrafamiliale, l'importance pour les gendarmes est de parvenir à obtenir des informations solides, des informations parfois très difficiles à obtenir, surtout en ruralité, admet l'adjudant-chef Doumeret. Souvent les voisins sont loin ou connaissent trop les victimes et donc il est difficile d'obtenir des renseignements quand on est dans des villages, que ce soit pour les témoins, les voisins autour, la famille, c'est très compliqué. C'est plus compliqué que dans les villes. C'est pour ça qu'il est important vraiment de travailler en ruralité, vraiment aller vers, que ce soit à notre niveau, que ce soit au niveau des associations, de pouvoir se déplacer pour aller au contact de ces victimes qui, tout simplement, ont du mal à libérer leur parole. Or, en matière de violences conjugales, le monde rural n'est absolument pas exempte de cas, constate Marie Renard. Elle est déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité. Les zones rurales en France, c'est 31 % de la population, mais c'est 50 % des violences conjugales. Donc il y a clairement une surreprésentation de ces violences-là en zone rurale, d'où l'utilité absolue de structures comme la MPF ou comme d'autres démarches et dispositifs que mettent en place des associations, ce dispositif d'aller vers pour essayer de lutter justement contre l'isolement, le manque de ressources, le manque d'anonymat auxquels sont confrontées ces victimes, pour lesquelles c'est plutôt la double peine, la zone rurale, par rapport aux ressources dont elles peuvent disposer en zone urbaine. Une chose est sûre, c'est que les militaires et les associations peuvent aussi compter sur les assistantes sociales du département. Nathalie Gauthier est spécialement détachée par le département auprès des gendarmeries coréziennes. Les unités me saisissent pour toute situation de détresse sociale, mais bien sûr avec un focus sur les situations de violence intrafamiliale. C'est prendre attache avec la victime, prendre attache avec le mis en cause, m'assurer que les enfants ne sont pas laissés sur la touche, et essayer de faire aussi un peu l'interface et de réfléchir à comment faire sur les poursuites des procédures au plan civil, le juge d'affaires familiales. Parce que la justice va passer, poser une interdiction de contact de paraître. Quand les enfants sont ados, ils peuvent se débrouiller pour voir les deux parents. Quand c'est des petits tous, on fait comment ? Quand il y a une interdiction de contact, qu'il n'y a pas de famille, on a beaucoup de familles déracinées en Corrèze. Néanmoins, et c'est une autre mission de la MPF, la maison de protection des familles, c'est de faire de la formation, mais surtout d'intervenir auprès d'enfants, d'adolescents, afin de les sensibiliser aux questions de violence au sein d'une cellule familiale, mais aussi dans certains milieux professionnels. Ça va être le consentement et l'appartenance du corps pour les plus petits et après monter sur le harcèlement, le cyberharcèlement, les violences intrafamiliales, les violences sexuelles et sexistes, les addictions. On fait aussi également des administrations, les associations au niveau prévention pour expliquer ce qu'on fait et comment on le fait. Et également aussi tout le domaine médical, les maisons de santé, ça avec les professionnels de la santé qui ont besoin aussi de savoir quand on leur dit quelque chose, quoi faire de la parole des victimes et comment la faire remonter, comment l'analyser, la détecter. Parce qu'on s'aperçoit qu'ils nous disent qu'ils n'ont pas de formation. Actuellement, ils doivent avoir deux heures dans tout un gros cursus. Donc c'est important de pouvoir leur expliquer comment réagir et comment faire. Et il est un sujet sur lequel l'association SOS Violence Conjugale travaille cette année. C'est le Code de Bonne Conduite des Relations Amoureuses. Un code inventé par une bénévole de l'association, présidée par Georgette Chastanet. La créatrice qui a eu l'idée, c'est Agnès Laveau, qui est un élément essentiel de SOS Violence Conjugale. Agnès a pensé à la création d'un instrument qui pourrait intéresser les jeunes à partir du violentomètre. Le violentomètre, c'est l'échelle de la violence, en fait, finalement. C'est comme un double décimètre. Vous avez une partie verte où ça va bien. Il y avait une partie orange où ça commence à aller mal. Et ensuite, vous êtes dans une partie rouge où il vaut mieux partir, faire vos valises avec vos enfants, tout ce que vous voulez. Et puis être tranquille, sans bonhomme. Voilà. Le code de conduite amoureuse a été composé à partir de ça. Donc, il y a des questions qui sont posées aux jeunes. Et ensuite, ils répondent. Et après chaque question, il y a un commentaire. On finit par leur dire, ça, je ne suis pas tout à fait d'accord. Vous avez répondu, je ne suis pas tout à fait d'accord parce qu'on explique. Expliquer, maintenir le dialogue, mais aussi exposer les risques. Derrière, il y a quand même la gendarmerie qui donne les peines, qui annonce les peines encourues en cas de. C'est hyper important de commencer ultra jeune. Il se pose la question de savoir déjà sur le consentement, sur le respect de l'autre. Pourquoi une petite fille ne pourrait pas jouer au ballon ? Pourquoi la cour est réservée aux garçons ? Pourquoi, je ne sais pas, il y a plein de trucs. C'est infernal ce truc, ça devient fou. Et s'il est important d'intervenir tôt, c'est pour déconstruire des comportements qui, à terme, pourraient devenir à risque. Ils copient ce qu'ils voient chez eux, en fait, finalement. C'est ça le gros problème. Maman est à la maison, on fait la cuisine, c'est normal. Et après, on reproduit. On reproduit, sauf si personne ne redresse la situation, mais on reproduit. Ces violences à la maison ont aussi des conséquences au travail. D'ailleurs, en 2019, le Grenelle contre les violences faites aux femmes a mis en lumière de nombreuses questions dont le syndicat CGT s'est emparé. À l'union locale de Brive, c'est Frédéric Mouriera qui est à la baguette. La société a évolué. Il y a quelques années, à la télévision, ça a démarré les hommes de voir les femmes qui étaient secrétaires ou les groupiers. Enfin, on a tous ces images-là quand on était petit. Aujourd'hui, les femmes sont à la CGT. Les femmes sont fières d'être à la CGT. Les femmes prennent toute leur place sans avoir honte. Il a fallu se faire violence, oui. Par moment, on se dit, qu'est-ce qu'on fait là ? On ne va pas y arriver. Mais il faut tenir bon. Et puis, en fait, c'est un collectif. Donc, on est hommes et femmes. Là, pour se soutenir, on a quelques anecdotes. Par exemple, il y a cinq ans, dans notre bureau, on était deux femmes. Un homme rentre et nous dit, en nous regardant, il n'y a personne aujourd'hui. Et il repart en fermant la porte. Aujourd'hui, ça, ça n'existe plus. Iris Matona est infirmière à Tulle. Elle est aussi syndiquée à la CGT. Et dans ce milieu qui pourrait être considéré comme un havre, elle a pu constater des comportements bizarres. J'ai vu l'évolution, j'ai vu au début de ma carrière encore certains comportements qui ne seraient plus acceptés ni acceptables à l'heure actuelle. On voit essentiellement des petits faits qui pourraient être qualifiés de quasi anodins, mais qui au final sont le reflet d'un comportement, d'un problème systémique de fond. Ça veut dire quelques petites réflexions, ça veut dire quelques comportements. Il y a quelques années encore où, à l'hôpital, certaines infirmières étaient encore là pour préparer le café du médecin quand il arrivait le matin, par exemple. Où on se permettait encore parfois de se coller un petit peu à certaines de ses collègues ou autres. C'est des comportements qui tentent à disparaître, heureusement. Et si ça peut bouger, c'est tout simplement par l'éducation de toutes et tous, de se rendre compte que nous sommes une société et que dans cette société il y a des êtres humains qui sont dotés eux aussi de sensibilité et que donc notre liberté s'arrête là où celle des autres commence. Il aura 30 ans la semaine prochaine, 30 ans qu'il fait rêver des générations successives lorsqu'elles viennent à sa rencontre, lui c'est le marché de Noël de Messac en Corrèze. Ce marché de Noël, c'est l'enfant, j'allais dire, du jumelage entre Messac et Bettenhausen. Bettenhausen, c'est donc une commune de Thuringe située dans l'ex-Allemagne de l'Est. Et celle que vous venez d'entendre, c'est Nathalie Delpy. Elle est en charge du développement culturel pour la ZAM, l'association des Amis de Messac qui porte ce marché de Noël. Les premiers contacts ont eu lieu au tout début des années 90. Et le marché de Noël, le premier a été créé en 95. Et depuis, il est complètement calqué sur la tradition allemande des marchés de Noël. Une tradition qui se veut avant tout un écrin afin de mettre en avant des artisans. Ils s'attachent depuis le début à respecter vraiment les contraintes d'un marché de Noël, donc exclusivement ou presque des chalets bois. Une sélection pointue des exposants pour que la qualité, le savoir-faire, les créations soient mises en valeur. Et ensuite, au niveau de la décoration, on essaye aussi d'être innovants, inventifs. Et ainsi, cette année, l'armée de bénévoles venus de Messac et de l'ensemble des communes voisines s'est remonté les manches pour construire un grand chalet type pyramide de Noël allemande. C'est une décoration de Noël qui est typique de la région du Herzgebirge, qui est à côté de notre région jumelle Bettenhausen. Il y a une poignée de bénévoles qui s'est mis en tête dès la fin du mois de juin cette année de créer ce chalet, qui sera une nouveauté, qui fera 3-4 mètres de haut. On ne pourra pas la louper. D'autant plus que ce chalet sera à l'entrée même du marché, sur la place du Gédo de Messac. Et si ce marché est né, c'est grâce à l'idée d'un homme qu'a bien connu Pierre Maché, ancien photographe du village, toujours bénévole au sein de la ZAM et accessoirement aussi adjoint au maire de la commune. Bernard Masse, qui était président directeur général de Sotis, sa femme étant d'origine allemande, il avait l'habitude d'aller à des marchés de Noël et nous a suggéré de créer un marché de Noël à Messac. Bon, à l'époque, il n'y avait pas de marché de Noël dans la région. Ce qui fait l'âme du marché de Noël de Messac depuis 30 ans, c'est son ambiance. Et c'est aussi l'implication de ses habitants afin de le mettre en scène chaque année. Et parmi ses habitants, il y a les élèves des écoles du secteur, dont Irvine. Il a 17 ans. Il est scolarisé à l'IME, l'Institut Médico-Éducatif du village. Et avec ses collègues, ce sont eux qui se sont emparés de la décoration d'une rue, la rue Noire. Une rue où l'immensément petit sera au rendez-vous. Nous on a pris le thème des souris, qui sont des objets plutôt petits comparés à leur taille réelle, comme des petits gâteaux, des petits meubles, des petits téléphones, quasiment tout. Concrètement, on va essayer surtout de le camoufler dans la ruelle, pour qu'on puisse se baisser, qu'on regarde un peu autour de nous, et qu'on regarde autour de nous ce qui se passe et ce qui pourrait se cacher dans les petits trous. Et surtout, le jeune homme espère pouvoir voir les œuvres des autres artistes et ainsi admirer leur travail. Je n'ai pas beaucoup d'attente généralement, mais là je voudrais voir quelque chose de beau, quelque chose d'incroyable. Pour moi, c'est quelque chose qui a reflété l'esprit de Noël et la beauté que les gens veulent montrer, ce qu'ils veulent montrer dans leurs œuvres, dans ce qu'ils veulent faire, l'inspiration qu'ils veulent faire. À côté d'Hervine, il y a Chiara, elle aussi est à l'IME. Elle a 19 ans et a travaillé sur ces décorations miniatures, une mission qu'elle a d'autant plus acceptée que selon elle... C'est chaleureux, ça apporte beaucoup de bonheur aux enfants, aux gens, tout ce qui nous entoure. Et puis après, pour moi, ça me fait plaisir de participer justement pour faire plaisir aux gens. Et depuis 14 ans maintenant, Messac a noué un partenariat très fort avec la fresque de Brilieres en Creuse, une association qui chaque année propose un spectacle exclusif à voir sous la halle du village. Jean-Noël Pinault en est le metteur en scène. On met un point d'honneur à présenter un spectacle et un spectacle inédit pour Messac, qu'on n'a jamais fait avant et qu'on ne refera jamais après, sur la thématique cette année de la forêt fantastique. Ça ira non pas de la Reine des Neiges, mais de la Princesse Hiver. Ça ira des lutins dans la forêt, des bûcherons. Mais on va rencontrer aussi un druide, on va rencontrer des sorcières, on va rencontrer tout ce peuple magique qui habite la forêt et qui va être en scène. Ainsi, l'Ancien Noël va se transformer en forêt magique pour recréer l'univers féerique de Noël. Les spectateurs peuvent faire le tour complet des haces, c'est-à-dire qu'on ne voit pas le spectacle d'un côté, mais on le voit de quatre côtés. Les acteurs sont figés par séquence de huit minutes, avec deux minutes de repos. Et tout ça, on continue du samedi matin jusqu'au dimanche, 18 h. Et vous pourrez ainsi découvrir ce 30e marché de Noël le week-end prochain, les 6 et 7 décembre à Messac. Voilà, c'est la fin de ce 13e numéro du Quart d'heure corrézien. On se retrouve dans une semaine pour un nouveau numéro consacré au Téléthon. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer une très bonne semaine en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le Quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

95.6 FMBréniges FM
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