Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

12-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

20 janvier 2025 · 15 min

Avec un compte, 15 Cœurs quand quelqu’un ouvre votre lien. Rejoindre la communauté
Le quart d'heure corrézien : Aller à la rencontre des clubs de rugby du territoire. C'est toute l'ambition du CA Brive. L'unique club sportif professionnel du département était à Beaulieu cette semaine, à la rencontre des jeunes de l'école de rugby. Mais aussi aux côtés des dirigeants du club local afin de resserrer des liens et de ne plus passer pour l'ogre qui attire les jeunes pousses à lui. La prescription culturelle s'intéresse à la 4e édition des Allumés. Des allumés qui cette année sont à Vigeois avec ce même projet : que les habitants s'emparent de leur patrimoine et le fassent découvrir aux corréziens en version nocturne et allumée !
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode du quart d'heure corrézien, quart d'heure sportive cette semaine parce que nous avons presque chaussé les crampons pour rejoindre le stade de rugby de Beaulieu-sur-Dordogne mercredi dernier parce que sur ce petit terrain de jeu de campagne, les joueurs du CAB sont venus s'y entraîner tous ensemble aux côtés des enfants des écoles de rugby du sud de la Corrèze et du nord du Lot. C'est la première fois cette saison que le club phare de la Corrèze se déplaçait ainsi loin de ses bases avec un enjeu, resserrer les liens avec les clubs du territoire. En fin d'émission, la prescription culturelle vous fera découvrir ou redécouvrir les Allumées. La fête des Lumières participative proposée et organisée par le pays d'art et d'histoire Vézère Ardoise. Aymeric Tudou de Bram FM nous rejoindra pour vous expliquer tout ça. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti. Le stade Elios Ruiz est noir de monde en ce mercredi de janvier. Pourtant, le thermomètre peine grandement à dépasser les températures positives. Mais ce mercredi est un grand jour. Courtenelle, Stuart Holding, Léo Carbono, Mathis Ferté et même Zouzou, la mascotte du CAB, sont là. De quoi ravir Tom, jeune joueur de l'école de rugby locale. Je trouve que c'est super bien qu'ils viennent à notre club. Pas tout le monde a la chance de faire ça. Voir des joueurs qui ont joué au top 14 et en Pro D2, c'est bien. C'est une après-midi où il faut vraiment prendre en compte et bien se souvenir. Pourquoi ? Parce que c'est du plaisir de les voir si près, de leur parler et qu'ils s'entraînent avec nous, c'est vraiment bien. Parce que si durant une petite heure, les joueurs professionnels ont parfait leur entraînement, à l'issue, ils sont allés à la rencontre de ces jeunes pousses, ravis comme Morgane de pouvoir échanger quelques ballons avec les pros. C'est incroyable, c'est une équipe que j'aime beaucoup. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit le CAB aussi près de nous et qu'ils vont nous parler et qu'ils vont faire un entraînement avec nous. C'est vraiment génial, c'est incroyable. Il y a plein de personnes qu'on admire, c'est vraiment bien. Que ces joueurs, ces colosses même se déplacent jusqu'à eux, cela fait vibrer une ENA, les yeux grands ouverts et le sourire large sur les lèvres face à l'une de ses idoles, l'élièbriviste Erwann Dridi. Ils ne font pas trop leur star comme à Toulouse, Bordeaux, puis j'aime bien, je suis née là-bas aussi, j'aime bien Grenoble, peut-être que c'est la première fois dans notre vie qu'on voit ça, qu'ils nous parlent vraiment, ils ne se rendent pas trop compte. Et que des fois quand c'est un match, c'est un peu compliqué de les voir parce qu'il y a du monde et là, de les voir aujourd'hui sur notre terrain, c'est bien. Juste à côté, Thiméo trépigne d'impatience de pouvoir jouer avec ses professionnels, d'autant plus que pour lui le rugby c'est surtout un moyen déjà de me défouler et puis même je trouve que c'est un sport où ça soude les amitiés. C'est vraiment dans le rugby on apprend à se connaître et ça nous aide aussi dans la vie de tous les jours à plus aller vers les gens et plus stresser en fait. Aussi en poursuivant la conversation avec Thiméo, il se montrait vraiment très reconnaissant de l'effort fait par l'équipe professionnelle de venir jusqu'à lui sur son petit terrain de campagne. On est des petits clubs et là que Brive viennent si gentiment et qu'ils fassent un entraînement, c'est vraiment incroyable qu'on joue avec eux. Et puis même aussi ça fait du bien de voir des joueurs professionnels qui comprennent, qui aussi ont joué quand ils étaient petits et au moins ils comprennent ce qu'on ressent. Et c'est incroyable d'avoir des gens qui sont aussi compréhensifs par rapport à ça. Donc c'est très cool, c'est une très belle opportunité. Tu aimerais un jour porter ce maillot noir et blanc ? C'est vrai que ce serait bien quand même, mais pour l'instant, ce n'est pas vraiment mon projet principal. Tu aimerais faire quoi toi là aujourd'hui ? Je n'ai pas vraiment d'idée. Mais pas forcément aujourd'hui ? Non, pas forcément. Et si l'opportunité vient, tu ne la rejetteras pas ? Non, je ne la rejetterai pas, mais on ne saura jamais de quoi l'avenir est fait. L'avenir, justement, c'est aussi ce qui occupe les dirigeants des petits clubs de notre campagne corrézienne. Des clubs qui tentent aussi de se regrouper pour que les écoles de rugby restent en place, pour que des éducateurs se retrouvent et offrent de leur temps afin d'accompagner les joueurs. Alors une telle journée pour Stéphane Reynaud, co-président de l'Union sportive béloquoise, a de quoi préparer l'avenir. On n'est pas dans le même processus que dans l'hémisphère sud ou l'hémisphère nord. Le sport prédominant, c'est le rugby où il y a chaque école, chaque université ou chaque collège à son équipe de rugby. Nous, c'est multidisciplinaire, donc je pense qu'on voit encore des joueurs de top 14 qui arrivent de fédéral. Avant les fédérales, ils venaient de la série régionale. Il y a tout un intérêt à ce qu'on continue d'exister et qu'on ne reste pas juste des viviers simples. Je pense qu'on a un rôle tous à jouer de façon à tirer le rugby en général national vers le haut. Mais surtout, l'homme ne veut pas que ses enfants deviennent des joueurs sur lesquels on mise et à qui on pourrait faire croire que l'avenir en rugby est simple. On pense toujours au gamin qui va aller dans le club, mais on ne pense pas à celui qui ne va pas réussir et qu'est-ce qu'il va faire après. Je pense qu'il y a tout un travail à faire autour de ça, où tout le monde peut en sortir. Et puis surtout, pensons aux joueurs. Arrêtons de penser au potentiel champion, au potentiel joueur performant ou à l'argent qui peut accompagner ces choses-là. Pensons surtout d'abord aux joueurs, accompagnons-le dans un sens. Il ne faut pas qu'on oublie de leur accompagner dans l'autre aussi, s'il y en a un autre. Parce qu'il y a le risque de blessure, il y a le risque de ne pas être professionnel aussi. Il y a le risque de ne pas avoir le niveau, parce qu'il faut toujours penser aux joueurs, il n'y a pas que ce qui brille, il y a le revers de la médaille, il ne faut pas négliger ça, il faut les accompagner dans un sens, ne pas les oublier et penser que peut-être avoir le chemin inverse et que c'est là où il faut peut-être le plus travailler, il me semble. Ce genre de rencontre organisée cette semaine à Beaulieu n'a pas pour vocation de venir découvrir de futurs champions, assure de son côté Pierre-Henri Bronquant, le manager de l'équipe breviste. On n'est pas là pour faire la détection, ce n'est pas ça, mais l'objectif c'est que les enfants puissent être à côté de joueurs professionnels aujourd'hui, et c'est pour certains certainement un rêve de devenir un professionnel plus tard, ça c'est la première chose, et après ça fait redescendre les joueurs aussi sur terre, et de venir en campagne, de venir dans des territoires un peu reculés, ça leur fait du bien aussi, et se dire qu'il n'y a pas que du rugby professionnel qui existe et il n'y en a pas qu'à Brive. Donc voilà, c'est bien d'être ici, autant pour les joueurs que pour les enfants. Simon-Pierre Chauvac est pilier au CA Brive, il a 26 ans, mais surtout c'est un enfant de ce sud corrézien parce qu'il a grandi à Beaulieu, mais aussi joué à Bretonoux, de l'autre côté de la Dordogne. Donc revenir sur ces terres avait quelque chose de spécial pour lui. En arrivant là, je me voyais quand j'étais gamin à leur place, donc forcément c'est toujours bien, c'est énorme de partager ça avec eux. C'est vrai que moi quand j'étais gamin, quand je voyais les pros qui arrivaient, c'était énorme, donc pour le coup d'avoir changé de place, ça fait toujours plaisir. Qu'ils aient le sourire jusqu'aux oreilles, c'est énorme. Et ce retour aux sources permet aussi à Simon-Pierre Chauvac de voir tout le chemin qu'il a parcouru de ses jeunes années à l'école de rugby jusqu'à ses premières feuilles de match en tant que joueur professionnel. J'ai connu des hauts et des bas, après voilà, beaucoup de joie. Et c'est vrai que quand j'imagine que quand j'étais gamin, comme les petits qui étaient là, et en plus de ça, me voir où je suis actuellement, c'est vrai qu'il y a eu une très grosse marche depuis. Il y a eu du travail qui a été fait, beaucoup de sacrifices, donc aucun regret d'avoir fait tout ça. Unique club sportif professionnel en Corrèze, le CA Brive ne veut surtout pas se montrer comme un ogre qui viendrait piller les clubs du territoire. C'est en tout cas ce que souligne Jean-Michel Dor, responsable de l'école de rugby noire et blanche. Jusqu'aux 12 ans, on ne recrute pas. Il y a des gamins qui viennent chez nous parce qu'ils ont du fort potentiel et que les parents veulent les mettre au CAB. Mais avant de les mettre, on fait quand même des tests parce qu'on ne va pas piller non plus les clubs. Si un gamin, on voit qu'il n'a pas trop les possibilités, on ne va pas non plus prendre pour le plaisir de prendre dans les petits clubs. Les petits clubs, c'est la masse et il faut la laisser vivre cette masse. Ce qu'on vient chercher ici, c'est déjà donner une bonne image du CAB auprès des clubs qui sont de niveau, je dirais, un peu plus inférieur, montrer qu'on n'est pas un ogre ni rien, au contraire. Et on est content de participer avec eux. Voilà un peu ce qu'on vient chercher. Puis après, surtout un échange qui va avoir lieu tout à l'heure. C'est-à-dire, nous, on va leur dire, voilà comment on travaille un petit peu au CAB. Et eux vont nous dire aussi comment ils travaillent. Et puis, si on peut s'apporter mutuellement des choses, ça ne sera que positif. Parce que, justement, ces clubs d'un niveau inférieur, qu'est-ce qu'ils peuvent vous apporter, là, comme ça ? C'est eux qui ont les gamins sur place. Et les gamins, ils commencent toujours dans leur club qui est le plus proche de leur domicile. Et je crois qu'il faut les laisser comme ça. Il ne faut pas les sortir parce qu'à cet âge-là, ils vont aussi à l'école, il faut y penser. Et donc, il nous faut des viviers partout de rugby et peut-être que les meilleurs émergeront et viendront un jour au CAB. Donc ça, c'est important. Voilà. Et dans les prochains mois, d'autres entraînements seront à nouveau délocalisés en Corrèze, comme à Uzerche, mais aussi vers la Haute-Corrèze, à Ussel et Neuvik. Mais avant, le CA Brive ira faire un petit tour du côté de la Dordogne à Montignac. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Emmerick Toudoux de Bram FM vient de nous rejoindre. Bonjour Emmerick. Bonjour Olivier. Emmerick, vous nous présentez avec votre invité un événement qui est né il y a 4 ans en Corrèze. C'est la fête des Lumières, dite des Allumés. Alors aujourd'hui, j'ai le plaisir d'être au téléphone avec Wilfried Lemary, chef de projet à Pays d'art et d'histoire Vézère Ardoise, qui va organiser les 31 janvier et 1er février prochains la quatrième édition des Allumés. Wilfried, la première édition s'était tenue à Juillac, la deuxième à Hussac, la troisième à Chanteix l'année dernière. Cette année, vous avez décidé d'organiser l'événement à Vigeois. Pourquoi le choix de cette commune ? Alors nous, nous lançons un appel à candidature pour les communes. Et donc cette année, parmi les communes candidates, il y avait la commune de Vigeois. Elle est très intéressante par rapport à son patrimoine notamment, avec une très belle église romane, le Vieux Pont, l'histoire de la gare, etc. Donc il y avait pas mal de choses à mettre en valeur. Et puis, ce qui nous intéressait aussi à Vigeois, c'était d'une part, il y a une école assez importante avec plus d'une centaine d'enfants. Il y a un centre de loisirs également, mais on a aussi un EHPAD et un établissement qui accueille des personnes en situation de handicap. Et donc ça, ça constituait des publics avec lesquels on n'avait pas encore travaillé. Donc on a trouvé que c'était une bonne chose pour une édition qui serait comme ça un peu différente et renouvelée. Alors les Allumés, le principe c'est que c'est une fête des lumières participatives et gratuites. Et dans l'aspect participatif, il y a beaucoup de personnes qui s'activent pour mettre en lumière cet événement, c'est qu'elles le dire. Avec des ateliers, avec les écoles, l'accueil de loisirs et les associations de la commune. C'est ça et vraiment l'idée c'est que des artistes interviennent pour encadrer des ateliers avec la population. L'idée c'est vraiment ça, c'est que la population s'approprie son patrimoine et s'investisse pour le mettre en valeur et le faire découvrir. Donc voilà, c'était très important pour nous qu'il y ait des publics nouveaux, donc on parlait de l'EPDA ou de l'EHPAD et c'est très important pour nous que la population locale puisse participer à ça. Ce sera à partir de 18h45, c'est ça ? C'est ça, le rendez-vous fixé est à 18h45, on se retrouve sur la place de la mairie pour le lancement officiel des Allumés et avec aussi un passage de flambeau entre Chanteix et Vigeois, puisque Chanteix était l'édition précédente et Vigeois cette année. On parle un petit peu aussi des artistes corréziens qui participent depuis novembre évidemment à ces ateliers avec l'ensemble de la population de Vigeois. Qui sont-ils ? Alors, ce sont des artistes locaux. Il y a dix artistes ou dix collectifs qui participent et qui sont corréziens à la base. Donc, on a, par exemple, ceux qui étaient présents sur les précédentes éditions, que ce soit Christophe Caron, qui fait du bricolage, Cécile Pouget, qui fait de la couture, Serge Mazot, qui fait de la vannerie, qui, eux, sont là depuis la première édition. Et on a, petit à petit, de nouveaux artistes qui sont venus nous rejoindre, que ce soit Léonard Salle qui fait des projections monumentales. Oui, Léonard Salle qui a illuminé la tour de Tulle. Voilà, qui est donc de Tulle et qui a déjà travaillé sur le secteur. C'est Malaho qui fait du graf, qui elle est aussi du secteur, elle est de la commune de Louignac. Et après, là, tout récemment, on a travaillé avec vraiment des artistes de Vigeois, puisqu'on a une potière qui s'appelle Ève, l'atelier Terre Ève, qui du coup est intervenue. On a aussi un collectif de paysagistes, Paysagistes sans frontières, qui sont implantés localement, qui également vont travailler là sur l'If, l'If millénaire, qui est aussi un élément très important du patrimoine de Vigeois. On a Séverine Garde-Massias, qui est comédienne, qui est originaire de Saint-Viance, et Milo Lacroix, qui est originaire de Juillac. Et tout récemment, on a ajouté un groupe de musique, donc ce seront des percus africaines qui sont basées dans le secteur de Brive-Malemort. On va parler un petit peu, si tu veux bien, aussi du public qui est invité à venir allumer lui aussi. On est bien d'accord ? Oui, tout à fait. L'idée, c'est qu'on mette en valeur le patrimoine avec ces installations, mais il y a également une parade, d'où la présence de cet ensemble de percus qui vont accompagner la parade. Et donc dans la parade, il y aura des gens qui seront costumés avec des éléments qui ont été faits. Par exemple, pour Chanterelle, on avait créé des costumes en lien avec les animaux du marais du Grézou. Donc, ces costumes seront présents également. Et on invite les gens à venir effectivement allumer avec ce qu'ils ont sous la main. Ils peuvent prendre de simples guirlandes, des éléments qu'ils peuvent avoir chez eux pour venir directement allumer le soir de la fête. Alors, allumer au sens propre, évidemment. Allumer au sens propre comme au sens figuré. Au sens figuré aussi. Que ce soit quand même très joyeux, très festif, l'idée c'est que ce soit dans un esprit bon enfant, les grands, les petits, voilà, ça fait partie de la fête. Merci bien Wilfried et toutes les infos sur les Allumés 4ème édition à retrouver sur le site www.veserardoise.fr. Et rendez-vous donc à la fin du mois le 31 janvier et le 1er février à Vigeois. C'est la fin de ce quart d'heure corrézien, merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine dans l'atelier au long de la Corderie Palut. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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