Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

11-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

13 janvier 2025 · 15 min

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Après une saison 2024 catastrophique, les vignerons portent de nouveaux projets. Parmi eux, celui de développer l'œnotourisme en Corrèze, en misant sur la proximité entre visiteurs et vignerons, et en faisant des rencontres l'un des piliers de l'expérience touristique.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'information hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode du quart d'heure corrézien, quart d'heure qui poursuit sa route à travers les vignes du sud de la Corrèze dans le vignoble des mille et une pierre à Brenseil. Après une saison 2024 catastrophique due aux aléas climatiques qui se sont succédés l'an dernier, tout l'enjeu aujourd'hui pour les vignerons est de poursuivre non seulement leur travail dans les vignes mais aussi et surtout de développer l'œnotourisme dans le sud corrézien, vous l'entendrez. Et puis, en fin d'émission, nous retrouverons Fabien Momboise de RGB pour la présentation culturelle. Présentation qui vous dévoile un peu plus en profondeur les spectacles proposés en ce tout début d'année par la scène nationale de l'empreinte à Brive. Le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. Tourner la page d'une année 2024 catastrophique où la production de vin rouge a été impossible et se projeter sur une nouvelle année avec de nouveaux projets, c'est toute l'ambition du collectif de vignerons de la cave coopérative de Brenseil, parce que les enjeux pour ce collectif présidé par Philippe Leïma sont multiples. Même si on a baissé un peu en production du fait des aléas climatiques, on est dans une dynamique où on doit continuer à exister, à faire voir que les vins corréziens passent le cap, s'adaptent aux évolutions sociétales, climatiques, etc. Et pour cela, toujours mettre en place des nouveautés pour exister au niveau de l'état d'esprit et de la connaissance et des corréziens et des touristes qui passent sur notre secteur pour devenir à terme une vraie région touristique viticole avec le développement de l'œnotourisme. Et ça, ça passe par des nouveautés, l'adaptation aux nouvelles technologies, des offres de services un peu innovantes. Jusqu'à maintenant, traditionnellement, on faisait des visites de caves, des dégustations comme beaucoup de monde. Maintenant, peut-être qu'il faut qu'on aille un peu plus loin. Et du coup, dans ce sens-là, on a la chance cette année d'avoir une stagiaire qui nous a demandé de faire une alternance chez nous en œnotourisme, justement, et sur laquelle on est en train de travailler pour mettre en place des nouveautés pour la saison qui vient. C'est vrai que même si Mille-Une-Pierre et la cave de Brenseil, depuis maintenant 35 ans, au départ étaient tout seuls et puis progressivement d'autres vignerons se sont installés, mais on voit bien qu'aujourd'hui tout le monde se bouge de plus en plus pour exister. Donc ça nous oblige aussi à être toujours moteur et leader sur le domaine viticole corrézien et de montrer notre dynamisme mais pourquoi pas de pouvoir, par ce biais-là aussi, accueillir des nouveaux vignerons pour assurer la pérennité et de production et de dynamique humaine de la cave. Aussi miser sur le développement de l'œnotourisme n'est pas tout à fait un hasard, poursuit le viticulteur Brenseyais. On participe depuis 5-6 ans de manière très importante au niveau des 3 offices de tourisme que sont Brive Tourisme, Vallée de la Dordogne et Corrèze Tourisme, en matière de stratégie d'accueil, où on se rend compte aujourd'hui quand même qu'il y a des spécialisations de territoire avec des thèmes touristiques. C'est-à-dire qu'on ne vient pas seulement en vacances en Corrèze ou en vacances à Beaulieu ou à Collange. On vient faire des vacances rurales, on vient faire des vacances vertes, on vient faire des vacances vélo, on vient faire des vacances pêche. Et donc la qualification de notre secteur sur un secteur de tourisme viticole avec l'œnotourisme est un des projets qu'on mène depuis 4-5 ans avec les offices du tourisme et les consulaires. En sachant que c'est un sujet qui est lourd, puisque c'est un gros label quand même, l'œnotourisme, parce que derrière, ça veut dire mettre des moyens en place. Et que c'est vrai que dans l'état d'esprit et dans la dynamique climatique dans laquelle on était, ça fait toujours réfléchir, de se dire, est-ce qu'on a encore de l'avenir sur les vins corréziens ? Mais nous, on garde espoir sur le potentiel de production et maintenant, il faut trouver les moyens de se fédérer entre nous pour arriver à vraiment à terme. C'est des projets à moyen terme, mais de venir en Corrèze une région œnotouristique avec un attrait et une reconnaissance toujours plus grande des vins corréziens. Tout l'enjeu est donc de développer autre chose que la simple visite de la cave sur Stéphanie Vansteenkiste. Salariée de la cave depuis presque trois ans, elle s'occupe de la partie administrative de la structure, mais aussi de l'accueil des visiteurs. Cette année, j'ai la chance d'être accompagnée d'Amandine, qui est une alternante, qui fait une licence d'œnotourisme, qui m'aide au quotidien à essayer d'imaginer et développer un peu le côté touristique de la cave. Souvent, les personnes qui viennent, viennent éventuellement déguster, acheter du vin, mais ne s'imaginent pas qu'ils peuvent visiter nos locaux, qu'ils peuvent découvrir comment on fabrique du vin et aller un peu plus loin dans la découverte. Donc l'idée, ça serait de mettre plus en avant le côté visite, découverte, qu'on leur explique comment tout ça se passe, qu'ils puissent vraiment voir d'eux-mêmes comment on fabrique du vin, comment on fait les choses ici à la cave et de rendre tout ça un peu plus sympathique donc peut-être par le biais de jeux pour les enfants de le rendre un peu plus familial parce que c'est vrai qu'on a une certaine clientèle souvent les enfants ne s'intéressent pas vraiment à ça donc de rendre les choses un peu plus sympathiques un peu plus touristiques et de développer un peu ce côté visite. – Et quelque part, il faut aller peut-être plus sur, j'allais dire l'essence, mais le goût par exemple, goûter les jus de raisin, est-ce que ce serait possible des choses comme ça ? – Alors on pourrait l'imaginer, on travaille déjà sur effectivement l'essence, donc tout ce qui est odeur, etc. pour les enfants, donc ça c'est un peu plus facile, et on réfléchit, il y a plein d'options, il y a plein de choses à faire, après il faut qu'on travaille et qu'on y aille doucement, pas se précipiter, donc on essaye de mettre en place déjà une bonne partie des choses d'ici l'été. Et ce qu'on aimerait idéalement, c'est d'augmenter la durée de la visite pour que les gens puissent venir et faire une découverte presque à la journée. Donc combiner une balade dans le vignoble, plus un pique-nique sur place avec des produits locaux, pourquoi pas derrière une visite du Huché avec les installations, et donc vraiment faire une visite complète des locaux. Et avec cette ambition, c'est ça, c'est d'aller à la rencontre, justement, des viticulteurs et viticultrices de Brenseil ? Oui, tout à fait. Le côté très intéressant, c'est qu'ici, c'est une toute petite structure et on est tous très disponibles. Il y a toujours quelqu'un dans les parages. On connaît tous les structures, le travail, etc. Donc, ça rend la visite beaucoup plus familiale, beaucoup plus humaine, plus authentique. En fait, on peut discuter vraiment avec les personnes. Ce n'est pas une grosse, grosse structure. Ce n'est pas une multinationale où on voit les locaux, on se dit « c'est beau, c'est les installations, etc. » Mais on voit vraiment les vraies personnes qui travaillent, qui font tout et qui sont très accessibles. Parce que même si la cave de Brosseil produit du vin depuis maintenant 35 ans, qu'une AOP est aussi née et permet maintenant de pointer le vignoble corézien sur les cartes viticoles de France, tout le monde ne sait pas encore que ce midi corézien a cette particularité, reconnaît Philippe Leïma. On sait très bien que quand des gens partent en vacances à Bordeaux, à Cahors, à Bergerac, naturellement, ils savent qu'en allant en vacances là-bas, ils sont dans une région viticole. Donc, ils pourront aller voir des vignerons, etc. Aujourd'hui, en Corrèze, il y a encore des gens qui arrivent et qui découvrent, en étant arrivés sur place, qu'il y a du vin qu'ils ne savaient pas avant. Donc là, il y a besoin de communication, de panneautage, de visuel. Pourquoi pas imaginer à terme une route des vins, des rencontres, des événements autour du vin, mais bien identifié viticole. Et ça, c'est vrai qu'on le fait un petit peu de manière indépendante, chacun dans nos structures différentes. Peut-être que c'est plus au niveau d'une cohésion collective et autour de la Fédération des vins qu'on devrait arriver à mieux structurer ça pour avoir une offre beaucoup plus complète et beaucoup plus large sur toute l'année. Et pour Philippe Leïma, tout l'enjeu est bien sûr de développer les échanges entre visiteurs et vignerons avec l'espoir de nouer des liens forts. Tout ce qu'on fait se fait départ-cave, retour-cave pour qu'on puisse justement avoir cet échange avant, pendant et après l'expérience vécue par les touristes. Faire que ces gens-là, quand ils repartent chez eux, puisqu'on véhicule eux aussi et devenir des prescripteurs sur le fait qu'il y a du vin en Corrèze et de bonne qualité avec une grosse dynamique viticole. D'accord, avec des humains derrière qui sont en train de défendre, de travailler pour défendre. C'est ça, même si, comme je le dis depuis le début, on n'est jamais assez nombreux, donc on est toujours en recherche et en capacité d'accueil de nouveaux vignerons et de nouvelles personnes pour rejoindre l'aventure collective. Alors, si l'aventure vous tente, n'hésitez pas à vous rendre à Brosseil. Au cœur du bourg, vous y trouverez la cave et elle est ouverte tous les jours, sauf le dimanche de 9h à midi et de 14h à 18h. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Fabien Mombois de RGB vient de nous rejoindre. Bonjour Fabien. Bonjour Olivier, bonjour à toutes et à tous. Fabien, vous nous proposez de découvrir les cinq spectacles proposés en ce début d'année par la scène nationale de l'Empreinte et on commence donc avec Très. Oui, c'est un spectacle de cirque qui est proposé le 11 janvier à 17h à Aigleton, à la salle du Château Robert, mais également le 22 janvier prochain à 16h au Théâtre de Brive. Très, c'est donc un spectacle relativement court puisqu'il ne dure que 35 minutes, mais surtout il est accessible aux enfants dès 3 ans. C'est un spectacle fait de poésie et surtout d'acrobatie, puisque l'artiste Coline Garcia se déplace sur la scène avec une roue cire. Une roue cire, c'est un immense cercle de métal dans lequel l'artiste place ses quatre membres et se déplace par des mouvements de son corps. Vous voyez, Olivier ? Oui, merci bien. Ce qu'il y a de sympa, c'est que cette roue est enduite de peinture. Ainsi, justement, des traces, comme l'indique le nom du spectacle, des traces vont se former sur le sol et vont dessiner des formes qui font penser à des œuvres d'art modernes, comme celles de Kandinsky ou encore de Miró. Et Olivier, notez que plusieurs séances seront aussi proposées, mais cette fois-ci uniquement aux scolaires. Ah oui, donc une belle manière, quelque part, de découvrir l'art dans toutes ses formes. Et donc, après le cirque, l'Empreinte nous invite, si je comprends bien, au Japon, Fabien. Exactement. Avec Anami, les amours perdus. Alors là, Olivier, on est dans du théâtre pur. D'accord. C'est une pièce proposée par la compagnie Théâtre du Pôle Nord. Sur scène, un duo qui affronte une histoire grave, celle de parents ayant perdu leur enfant. Toute l'intrigue se déroule au milieu de cabanes abandonnées, ce qui donne une atmosphère assez pesante, mais relativement délicate aussi. C'est un mélange de clair-obscur, si vous voulez, où des vies et des époques se mélangent ou se juxtaposent. En tout cas, c'est très poétique et ça sera joué le 14 et le 16 janvier au Théâtre de Tulle. On poursuit maintenant avec un autre spectacle, là encore, destiné aux jeunes publics. Oui, c'est le théorème du pissenlit. C'est à partir de 9 ans. Alors là, pas d'inquiétude, on ne fait pas de maths avec la compagnie des Tréteaux de France. C'est d'ailleurs exceptionnel, Olivier, de les recevoir ici, à Brive. Ce sera les 15 janvier à 19h. C'est un spectacle proposé par Olivier Letellier, qui est le patron des Tréteaux de France. Alors, ça va être un mélange de discipline entre théâtre et cirque, un mélange lié, on va dire, autour de la question de la mondialisation. Parce que, en fait, dans ce spectacle, les vies d'enfants d'ici vont se heurter à la vie d'enfants de là-bas. Vous allez voir des caisses en plastique valsées à travers la scène, comme des chaînes d'usines, et qui, petit à petit, vont se transformer en une chambre d'un enfant occidental. Vous allez voir, c'est pour les enfants, mais c'est également très philosophique. Ça donne à réfléchir et c'est un spectacle qui dure seulement une heure. Ah oui, excellent. Et on continue avec le 17 janvier. Alors là, Fabien, j'ai envie de dire que c'est du grand classique et même de la très grande musique classique qui est proposée à Brive. Oh oui, c'est clair. On a affaire à la Périchole d'Offenbach. Alors là, Olivier, on est dans le monde de l'opéra, celui qui est le plus pur. Il vous est proposé par le chœur de l'Opéra National de Bordeaux. Alors, ne vous inquiétez pas, ce ne va pas être toute la Périchole qui est donnée, mais seulement un condensé d'une heure. En tout cas, assez pour retrouver l'histoire de ces deux chanteurs de rue, amoureux l'un de l'autre, mais qui n'ont pas le sou. Et dans ce spectacle, c'est 30 chanteurs qui seront présents. Pour les accompagner, il y a un pianiste, ce qui va permettre de souligner un petit peu la performance artistique de ces chanteurs. Waouh, en tout cas, ça donne envie de découvrir. Alors Olivier, soyons honnêtes, ce ne sont pas les seuls rendez-vous de janvier que l'on vous donne là, puisqu'à la scène nationale de l'Empreinte, il va y avoir, à partir de fin janvier, le Festival du Bleu en hiver, un festival de jazz qui va débuter le 21, mais je vous assure on en reparlera sur ces antennes dans une prochaine émission et bien merci beaucoup Fabien pour toutes ces précisions, juste pour mémoire et que vous l'ayez aussi dans l'oreille, vous pouvez retrouver toute la programmation de l'Empreinte sur son site internet sn-l'empreinte.fr, site sur lequel vous pouvez aussi réserver vos places, évidemment merci beaucoup Fabien et à bientôt avec plaisir. À bientôt Olivier. C'est la fin de ce quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro plus sportif, vous l'entendrez. En attendant, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. 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Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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