Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

03-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

19 septembre 2025 · 15 min

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Le quart d'heure corrézien numéro 3 Après le mouvement citoyen Bloquons tout, les syndicats ont mobilisé plus de 2.000 personnes dans les rues de la Corrèze cette semaine. Nous étions à Brive pour entendre la colère de manifestants avide de justice fiscale et sociale. La saison touristique est en demie teinte. Si les chiffres de la fréquentation sont plutôt bons dans l'ensemble, ceux de la consommation sont en baisse. Le pouvoir d'achat des touristes ne leur a pas offert le droit de se faire plaisir... Elle a 40 ans et offre pour la première fois le droit d'entendre ses propres compositions musicales. La Collongeoise Chloe Dunn sort sont premier EP. Découvrez le portrait et le travail de cette artiste au cours de la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans le quatrième numéro du quart d'heure corrézien de cette saison. Quart d'heure qui reviendra sur la mobilisation intersyndicale cette semaine en Corrèze. Elle a réuni plus de 2000 personnes dans les rues du département. Et puis nous ferons aussi le bilan de la saison estivale en Corrèze. Une fréquentation en très légère baisse et des dépenses en berne dans les restaurants. Enfin, pour la prescription culturelle, je vous propose de découvrir les premières compositions de Chloé Dunn. L'artiste colongeoise sort son premier EP d'ici la fin du mois. Et je l'ai rencontrée chez elle cette semaine, le quart d'heure corrézien. Vous avez le menu, c'est parti. La semaine dernière dans le quart d'heure, je vous avais proposé de suivre la naissance du mouvement citoyen Bloquons Tout depuis Brive. Mais force est de constater que si le mouvement n'est pas mort, ces opérations ont été très timides cette semaine. Seule une opération de filtrage du rond-point de l'Aiguillon à Hussac a été menée mardi soir. Opération qui a mobilisé une douzaine de personnes selon mes informations. Toutefois, la colère, elle, n'est pas redescendue. En témoignent ces milliers de gens dans les rues de Corrèze ce jeudi 18 septembre. Parmi eux, il y avait Martin Abrive, une quarantaine d'années, chauve, un sac de rando sur le dos. Cet ancien prof reconverti dans le commerce se mobilise pour une des toutes premières fois de sa vie. Aujourd'hui, on n'a pas l'impression d'être considéré. On a vraiment l'impression d'être pris pour des imbéciles. Et là, ça commence à bien faire. Les arrangements, les petites castes entre tous ces politiques. Et nous, on trinque à tous les niveaux. Il n'y a pas une couche sociale qui trinque en particulier. Bien sûr, il y a les plus aisés qui, eux, s'en sortent très bien. Mais après, pour tous les autres, c'est le ras-le-bol. Martin espère donc une meilleure redistribution de l'impôt. Et c'est aussi ce que demande Paulina. Lunettes noires sur le nez, cette brune aux cheveux longs et frisés est psychologue dans la protection de l'enfance. On n'a pas les moyens. Donc on fait comme on peut, et c'est au détriment de notre santé mentale à nous, c'est au détriment de la vie de nos familles. Chaque jour, on reçoit des directives qui nous demandent de justifier la moindre dépense. D'où mon panneau aujourd'hui, où quand on sait les milliards qui sont octroyés aux grandes entreprises sans aucune contrepartie, sans aucun contrôle, il y a de quoi être révolté en fait. Parce que dans des budgets contraints, elle ne parvient pas à accomplir sa mission à Surtel et a presque déjà l'impression de mettre en danger des enfants qui pourtant le sont déjà. On n'a pas assez de place par exemple pour pouvoir extirper des enfants de familles où ils sont maltraités, où ils sont en danger. Parfois, ils doivent rester dans leur famille avec un suivi qu'on essaye d'effectuer au maximum mais ils restent dans l'environnement qui est jusque-là nocif. Donc si on part du principe qu'un enfant est en danger, il faut qu'on puisse le mettre dans un endroit où il soit en sécurité. Mais il n'y a plus de place, il y a très peu de familles d'accueil. Un petit peu plus loin, Élina est juste derrière l'un des camions des syndicats. T-shirt noir, pantalon noir seul, un trait bleu souligne les paupières de cette jeune femme de tout juste 18 ans. Une Lécéenne très inquiète pour son avenir. En termes de perspectives d'avenir, sous moi je veux faire des études artistiques. Au niveau de l'éducation, déjà les budgets ne sont pas là. Et puis même, on voit ça, on voit un gouvernement qui ne nous écoute pas. On voit des réformes qui ne nous vont pas, des aides qui sont supprimées. En fait, on a peur pour notre avenir. Et sous la question de l'écologie qui n'est plus du tout abordée, ça nous fait peur. Cet avenir, il inquiète aussi d'autres personnes, à l'instar de Florence, cheveux frisés, blond et lunettes noires sur le nez. Elle a 55 ans et travaille dans une des crèches de l'agglo de Brive, mais espère pouvoir partir à la retraite en bonne santé. La pénibilité, elle est là au quotidien. Ne serait-ce que l'audition quand les enfants crient fort, ne serait-ce que monter les escaliers ou arriver à occuper les enfants en étant physiquement bien. Ça va être compliqué dans les années à venir pour les personnes qui ont au-delà 50 ans. On ne garde pas du bétail, on garde des humains et ça reste compliqué. Alors si elle bat le pavé une nouvelle fois, c'est en espérant un changement d'approche sur les politiques publiques. On est gouverné par des gens qui ne connaissent pas le bas peuple et qui ont du mal à connaître nos professions, et que dans ces cas-là, il faudrait qu'ils viennent voir sur le terrain ce qu'on fait et peut-être qu'ils nous prennent en considération à un moment donné. Pour l'intersyndicale qui organisait ce rassemblement, l'objectif de mobilisation était atteint. Reste que pour eux, ce 18 septembre n'était qu'un début. D'autres mouvements pourraient naître dans les prochains jours. Cette semaine, Corrèze Tourisme, la structure départementale qui gère l'ensemble des offices de tourisme du territoire. Corrèze Tourisme donc a dévoilé les chiffres de la fréquentation estivale. Une saison mitigée d'après Marisol, c'est la directrice de Corrèze Tourisme. On le voit depuis plusieurs années dans les ressentis qui ressort. C'est que sur l'hôtellerie de plein air, ça a quand même bien fonctionné cette année. Sur tout ce qui est location meublée également, au détriment certainement de l'achat de souvenirs en boutique, de la restauration où les gens ont vraiment fait des choix et ont privilégié l'hébergement, au moment donné c'est la base, des visites, des activités. Reste néanmoins que les trois quarts des professionnels ayant répondu au sondage semblent satisfaits, satisfaits malgré une météo oscillant entre vagues de chaleur et des pluies très rafraîchissantes. Le mois d'août a quand même rattrapé un mois de juillet qui a pu être un petit peu morose et ce sont des taux de satisfaction qui sont bien supérieurs à ceux de l'année dernière. On enregistre moins de 2 % de fréquentation globalement sur la période de juillet-août sur la Corrèze, ce qui est plutôt pas mal quand on regarde ce qui se passe un petit peu partout en France. Et une tendance est en train de s'installer, notamment autour de la durée des séjours, note Anaïs Matou. Des changements auxquels la directrice des Gîtes de France en Corrèze, en Dordogne, a dû s'adapter. Ça fait trois ou quatre saisons qu'on doit s'adapter pour faire face à la nouvelle concurrence qui est montante et qui est quand même assez agressive. Donc on a dû adapter nos propriétaires à leur mode de location et surtout aussi à des tarifs un petit peu plus attractifs. Mais surtout sur le format des séjours qui est plutôt sur du court séjour maintenant plutôt qu'uniquement du 7 jours, du 15 jours ou du 3 semaines. Ça, ça n'existe quasiment plus. On est sur du court séjour maintenant et de la dernière minute. Cet été particulièrement, on a été beaucoup aussi sujet à la météo et c'est la météo qui impulse ces courts séjours, ces annulations de dernière minute et ces réservations également de dernière minute. Pourtant, la Corrèze reste largement plus concurrentielle par rapport à ses voisins directs comme le département de la Dordogne, bien que la Corrèze soit un peu moins touristique. Grâce à nos tarifs qui sont beaucoup plus attractifs, on arrive à faire concurrence à ces départements qui sont plus touristiques. Il y a des gens qui viennent se loger en Corrèze, mais après qui vadrouillent un petit peu et qui vagabondent sur d'autres départements, notamment les départements limitrophes, le Lot et la Dordogne. Néanmoins, même en vacances, les visiteurs regardent de près leur porte-monnaie. Et s'il est un secteur qui en pâtit aujourd'hui, c'est bien celui de la restauration, confirme Valentin Prudon, c'est le président de l'UMI, l'union des métiers de l'hôtellerie-restauration. C'est le budget qu'on alloue à la fin du mois parce qu'on a encore un petit peu de budget pour se faire plaisir et malheureusement aujourd'hui on le voit bien, les Français n'ont plus de budget donc forcément c'est sur la restauration qu'ils vont venir sucrer cette dépense et donc nous sommes impactés, nous sommes au bout de la chaîne et aujourd'hui on le ressent, on le ressent dans la fréquentation de nos établissements sur tout le département et on le ressent dans la consommation aussi où il y a les tickets moyens qui ont malheureusement baissé sur l'ensemble du département. Et donc c'est des entreprises derrière qui ont moins de chiffre d'affaires, moins de rentabilité et qui sont potentiellement en difficulté. Cette baisse de fréquentation et aussi de consommation se ressent surtout le midi. Souvent la restauration du midi c'est la restauration besoin, si je puis dire, à l'opposé du plaisir. Dire qu'on s'arrête sur le bord de route manger dans un restaurant, on va en ville manger sur le pouce. C'est vrai qu'aujourd'hui c'est remplacé par d'autres moyens de restauration que je ne critique pas. Peut-être à nous de s'en inspirer. Par contre faisons toujours gaffe, et j'en discutais tout à l'heure avec un monsieur, qu'on est tous avec les mêmes règles du jeu. Et jouons tous au même jeu mais avec les mêmes règles. Et à nous après d'être bons et de se démarquer des concurrents et donc la loi du marché là prend le dessus. Côté fréquentation, le viaduc des Rochers-Noirs, site porté par le département de la Corrèze, a connu l'une des plus belles fréquentations estivales avec en moyenne près de 500 visiteurs chaque jour pour un total de près de 28 000 visites au cours de l'été. Nous sommes maintenant à Collange-la-Rouge, ici sous l'un des tilleuls d'une maison blanche plus que bicentenaire. Un lustre et des chandelles pendent au bout d'une chaîne au-dessus de cette table ronde sur laquelle sont disposées des tasses, des madeleines et du pop-corn. Son regard bleu, intense et doux et profond, comme son sourire témoigne de sa joie. Je m'appelle Chloé Dunn, je suis musicienne-compositrice. J'ai grandi à Cambridge, dans l'Est de l'Angleterre. Et après, je suis venue à Paris, où j'ai passé 15 ans de ma vie. Et après, je me suis installée en Corrèze il n'y a pas si longtemps que ça. Chloé Dunn sort un premier EP le 27 septembre prochain. Vous pourrez ainsi découvrir une dizaine de chansons, des chansons de sa propre composition. C'est donc la première fois que cet artiste ose proposer à entendre son propre travail. Un travail largement inspiré par la nature. Lorsque je suis arrivée ici et qu'en plus j'étais enceinte de notre fils, j'ai redécouvert parce que j'ai grandi à la nature en Angleterre, j'étais tellement enchantée par surtout les printemps ici et ça m'a inspiré tout plein de musiques que je n'osais pas sortir qui ont dormi en fait dans mon disque dur pendant 7 ou 8 ans. Maintenant, c'est les fleurs vraiment. Le morceau titre de l'album s'appelle Cherry Blossom, fleurs de cerisier parce que lorsque je regarde les arbres à fruits en fleurs, je suis peut-être subjugué, enfin, il y a quelque chose d'hypnotique avec ces fleurs de par leur côté éphémère, leur beauté délicate, fragile, leur petite odeur très très fine qu'on devine à peine mais qui est là et qui fait bourdonner tout autour aussi, et puis cette fraîcheur qui ressort de la terre endormie, qui me remplit de joie en fait, qui met tout mon corps en ébullition. Et ça, on peut plonger dans ça, vraiment sans contenir, vraiment dans la nature. Bien sûr, on peut voir de ces arbres à Paris, mais il y a le bruit ambiant de la ville autour. Il y a la pollution, il y a aussi le stress, le fait qu'on court partout. On n'a pas forcément le temps de s'arrêter devant une fleur et s'extasier. Ici, je prends le temps parce que je peux et parce que je le dois à la nature aussi. Et ainsi vient l'envie d'essayer de retranscrire ça en musique. D'ordinaire habitué au travail en groupe, Chloé Dunn exprime ici sa musique seule, grâce notamment à un système de pédales qui lui permettent d'enregistrer son violon et ainsi de créer des boucles musicales. C'est vraiment révolutionnaire pour moi en tout cas. En tant que musicien sur un instrument qui est monophonique, je repose toujours sur quelqu'un d'autre pour m'accompagner. Mais avec les loopers, je peux devenir polyphonique et un orchestre à moi toute seule. Ça me permet de construire des chansons en live et de tourner en solo. Ça m'offre une liberté totale sur les choix artistiques et dans l'arrangement et dans le choix de morceaux et dans la manière de les présenter qui me plaît énormément. Les compositions sont nées finalement des improvisations que j'ai pu faire, connectées avec mon système, à poser déjà une première idée musicale, à superposer quelque chose d'autre par-dessus, à laisser tourner la boucle, à me laisser un peu naviguer là-dedans et à laisser venir de manière organique des paroles là-dessus. Et donc c'était un processus de composition qui me convient totalement parce que j'aime beaucoup être dans l'improvisation. Le processus de loop te permet en fait de poser des idées sans que ce soit fixe, en fait. Parce qu'après... de tester. Oui, tu testes et tu poses une première idée, tu superposes une autre. Et puis est née une troisième idée du fait de superposer les deux ensemble. En fait, ça crée une sorte de recette de cuisine où il y a finalement quelque chose de plus grand qui en sort que les idées mises côte à côte séparément, en fait. Donc c'est un processus qui est assez fantastique et qui ouvre plein, plein de portes et qui, du coup, a donné naissance à cette EP. Pour cette artiste qui a fait aussi de sa voix son outil de travail, puisqu'elle enregistre des voix off pour des documentaires, des doublages de fiction, des jeux vidéo ou encore des podcasts, composer de la musique et assumer ses compositions est une véritable lutte. Je me suis, entre guillemets, depuis, je dirais, neuf mois, c'est le temps d'un accouchement, découverte en tant que compositrice. Enfin, pas découverte, mais affirmée, je pense, parce que j'ai toujours eu envie, mais pas la confiance de les sortir. Et là, en fait, j'ai toujours pas la confiance de sortir, mais je suis obligée, parce que sinon, je suis irascible et très dure à vivre. Oui, j'ai remarqué que depuis que l'album est abouti, que je suis beaucoup plus apaisée. Alors, pour découvrir ses premières compositions, n'hésitez pas à vous rendre sur les plateformes d'écoute, mais aussi au Café Théâtre de l'Improviste à Brive. Chloé Dunn y sera en concert le lendemain de la sortie de cette EP baptisée Blossom. Ce sera le dimanche 28 septembre à 17h. C'est la fin de ce quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. La semaine prochaine, je vous ferai rencontrer un fromager exceptionnel, tant humainement que pour son boulot. Il est tout simplement vice-champion du monde des fromages. Et en attendant, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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