Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN

02-LE QUART D'HEURE CORREZIEN

25 octobre 2024 · 15 min

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Le quart d'heure corrézien : Dans le premier épisode du quart d'heure consacré au CA Brive, nous rencontrions les entraineurs des équipes de jeunes de Brive. Mais pour constituer ces équipes, il faut sinon recruter des joueurs, au moins les détecter. Nous en parlons dans cet épisode avec Sébastien Bonnet, le directeur de la Formation au CA Brive. Et en fin d'émission, nous retrouvons la prescription culturelle. Prescription qui vous propose de découvrir les Rencontres de la Cité de l'accordéon et des patrimoines de Tulle.
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode du quart d'heure corrézien. Un quart d'heure sportif cette semaine, puisqu'aujourd'hui nous sommes au centre de performance du CAB Brive. Un centre qui se situe au Stadium Amédée Domenech. Si je suis allé là-bas, c'est tout simplement pour parler détection et formation des joueurs et joueuses du CAB Brive. Un moment fort dans la vie de ces jeunes ados et qui n'est absolument pas synonyme de carrière professionnelle, vous l'entendrez. Et puis c'est la tradition du quart d'heure corrézien. En fin d'émission, la prescription culturelle vous emmènera du côté de Tulle, parce qu'ici, la Cité de l'Accordéon et des Patrimoines propose tout au long de l'année des conférences sur l'histoire de l'art et ses enjeux. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti. Nous sommes donc au centre d'excellence du CAB Brive. Il se situe au premier étage de la tribune ouest du stadium, la tribune Élie Pébert, et donne sur le terrain d'entraînement, le terrain Jean-Marie Soubira. Ici, au Stadium ABD Domenech, les noms des anciens joueurs du CAB Brive sont partout. Et dans cet étage entièrement vitré et de fait ultra lumineux se trouve le bureau de Sébastien Bonnet. Lui aussi est un ancien joueur du CAB Brive. Désormais, il occupe le poste de directeur de la formation du club. En clair, il chapote l'ensemble des entraîneurs et éducateurs de toutes les catégories d'âge. En tout, plus de 600 enfants et adolescents sont licenciés ici à Brive, du Baby Rugby à partir de 3 ans jusqu'aux jeunes majeurs inscrits dans la catégorie Espoir. Mais rassurez-vous, la détection des joueurs ne commence pas dès la catégorie Baby Rugby. Le Baby Rugby, c'est de l'initiation, puis ça doit être beaucoup de plaisir. C'est une nouvelle catégorie depuis quelques années. Avant, c'était difficile avant 6 ans. Maintenant, on peut les amener à partir de 3-4 ans. Non, la détection, elle part à partir de la transition entre les 14 et les 15, entre les anciens minimes et les cadets maintenant, U14, U15. Parce qu'on arrive à identifier des potentiels, à voir un peu les prémices de ce qui peut se passer et on peut se projeter sur la suite. Et la suite, c'est construire des équipes afin d'atteindre un objectif particulier pour chaque catégorie, chaque saison. Et cette détection se fait d'abord en interne. On a la chance depuis des années maintenant d'avoir des générations homogènes et d'avoir surtout sur chaque année des forts potentiels. Ce qui n'était pas forcément le cas. On n'a plus de trous générationnels. C'est-à-dire qu'avec le travail des collègues sur la détection, on a vraiment des forts potentiels. Donc c'est travailler avec ceux-là, les fidéliser, les accompagner, discuter avec eux, discuter avec les familles et leur faire traverser les catégories. Goddarmann, Alamerserie, Krabos, Espoir. Et évidemment, aller chez les pros, c'est l'objectif. Et cela n'empêche pas Sébastien Bonnet et ses équipes d'avoir un regard particulier sur tout ce qui se passe sur les autres terrains, en Corrèze, dans le Lot, en Dordogne, en Haute-Vienne et même en Creuse. On fait aussi du recrutement. Il y a des événements régulièrement, notamment en ce moment, on est sur une période de vacances scolaires. Il va y avoir un comité de suivi la semaine prochaine à Périgueux où un de mes collègues de la formation, Sylvain Vigier, sera présent. Ça permet de voir aussi tous les potentiels de la région. Il y a un autre événement la semaine prochaine à Chaméra pour les U13 et les U14, sélection départementale. Là aussi, mes collègues seront présents avec Mayol Duboiset aussi pour voir tous ces joueurs de la région. Il y aura beaucoup de Brivistes, mais il y aura des joueurs de Tulle, du Sel, des Glottons et d'autres clubs. Et des éducateurs aussi, donc ça va permettre de créer un échange et de voir s'il y a des potentiels éventuellement à recruter pour la suite. Et si recrutement il y a, hors de question pour le CAB Brive de le faire en sous-marin, assure Sébastien Bonnet. On y va avec le logo du club. Je pense que ça ne serait pas une bonne idée d'y aller en sous-marin, parce que justement, l'idée, c'est de discuter avec les clubs, de discuter avec les éducateurs. Et on doit renforcer nos liens avec tous ces clubs aussi. Ce qui est intéressant, c'est que maintenant, c'est même eux qui, des fois, nous disent qu'on a un garçon qui peut tenter l'aventure parce qu'il est un peu au-dessus du lot à ce niveau-là ou dans la catégorie et il mérite d'avoir sa chance de jouer au meilleur niveau. Donc ça, c'est plutôt sympa aussi. On est plutôt dans cette démarche-là. Si rapprochement il y a entre le club professionnel et un jeune joueur, là encore, tout n'est pas automatique et le CAB Brive peut prendre le temps avant de véritablement recruter. C'est des jeunes qui sont déjà déterminés. Il y a des fois, on se dit et on leur dit, restez aussi une année de plus dans votre environnement, continuez à travailler avec votre club parce que beaucoup de clubs travaillent très bien. On garde un œil sur toi, on peut faire une double licence ou pendant les vacances où à un certain moment notamment sur l'équipe U14 il y a ce qu'on appelle le super challenge de France et il y a des possibilités de venir jouer les tournois et ça permet déjà de créer un premier lien voilà comment on essaie de fonctionner mais c'est pas toujours évident parce qu'il n'y a pas que le CAB Corrèze il y a une forte concurrence il y a Clermont qui est à 2 h il y a Bordeaux qui est à 2 h il y a Toulouse qui est à 2 h il y a Agen, il y a La Rochelle Aurillac évidemment qui est encore plus près et qui bossent fort aussi et il y a beaucoup de sollicitations. Tout l'enjeu pour le club corrézien est donc de tout faire pour permettre à un jeune joueur d'évoluer à son niveau histoire qu'il puisse progresser et ce, même à l'école. Au-delà des entraînements collectifs de catégorie, il y a eu des outils de développement qui ont été créés par exemple comme le Brave Rugby Collège qui concerne les collégiens et après ces garçons ont un, deux ou trois entraînements de plus par semaine mais dans leur établissement scolaire, où mes collègues se déplacent et avec une cour de récréation, avec un gymnase, avec un bout de terrain, ils ont la possibilité de s'entraîner deux ou trois fois de plus par semaine sur les aspects techniques de développement. Par exemple, les garçons qui jouent actuellement, comme Léo Carbono, Tom Raffi, c'est des garçons qui sont passés par ce process et qui, très jeunes, ont déjà eu plusieurs entraînements. Donc on avait un petit peu peur, on se disait, est-ce que c'est pas trop sur des garçons aussi jeunes ? Est-ce qu'on va pas leur impacter leur scolarité ? Et en fait non, on s'est aperçu que c'était des garçons qui étaient quand même aussi bons à l'école et qui se sont habitués à s'entraîner et surtout à mener de front les études et le sportif. Autant dire que les liens entre le club et les établissements scolaires sont réels et même très proches. Si on s'aperçoit qu'effectivement il n'y a pas de travail ou les jeunes s'engouffrent aussi dans les failles, ils sont tous passionnés par le sport et ils préfèrent souvent venir s'entraîner ou aller en kiné ou faire de la prépa physique et s'échapper un peu de l'école. Là-dessus, c'est qu'ils sentent qu'on est informé de ça et ça peut aller jusqu'à des sanctions d'entraînement. Et on a eu été, tu ne participes pas à la compétition en match. Et ça c'est dur parce que du coup ça pénalise aussi un peu l'équipe, mais ça reste des cas isolés, mais ça arrive et ça peut arriver. Et c'est important pour nous aussi que le jeune le sente parce qu'on le fait pour eux. Tout simplement parce qu'on ne devient pas joueur professionnel en claquant des doigts. Le parcours est semé d'embûches. Il y a beaucoup de candidats au départ, mais il y a peu d'élus à la fin. Et ça, c'est important de le rappeler aussi parce qu'il ne faut pas leur mentir. Il ne faut pas casser les rêves. Il faut les accompagner et il faut toujours dire la vérité que c'est possible, réalisable. Mais c'est avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail, beaucoup de rigueur. Et que même en mettant tout ça, il peut y avoir des aléas qui font que ça ne passe pas. C'est donc pour ça que dès le départ, le contrat est tripartite, c'est-à-dire entre le club, l'adolescent ou l'adolescente, mais aussi ses parents, un équilibre essentiel selon le directeur de la formation bréviste, surtout si là où le jeune vit d'ordinaire à plus d'une heure de la cité gaillarde. On s'assure vraiment que le jeune et la famille sont prêts et qu'ils en ont vraiment envie. Quand c'est un projet partagé de famille, il est mieux vécu. Et ce qu'on essaie de faire, c'est qu'on essaie de rester dans un rayon assez proche de Brive aussi. Faire venir un jeune, ça peut arriver de plus loin. Souvent, les premiers mois sont difficiles et on se dit que quand on est dans un rayon d'une heure autour de Brive, s'il y a vraiment un coup de moins bien, la famille est proche et en une heure peut être là et peut réagir. Il peut y avoir des allers-retours le week-end. Après, les expériences sur des joueurs plus jeunes, plus loin, elles ne sont pas forcément toutes positives. Elles n'ont pas forcément tout abouti. Donc on fait attention sur nous aussi à ça. Être attentif pour ne pas se tromper certes, mais parce que mine de rien, le CABRIV recherche toujours de petits phénomènes. Ça peut être un talent de vitesse, d'anticipation, de bien jouer au rugby sur les équipes de jeunes, d'avoir cette culture rugby où tout paraît simple, surtout les aspects techniques. Et puis après, ça peut être aussi des profils, des morphotypes, c'est-à-dire des profils très grands ou très costauds avec déjà des qualités rugby, mais on sait que sur certains postes, on n'a pas le choix. Parce qu'il en va de la santé même des joueurs. Sur un poste de première ligne, sur un poste de deuxième ligne, il faut des profils particuliers. Il faut être costaud pour ne pas être en danger. Et puis après, quand il y a cette rencontre aussi, c'est détecter dans les entretiens ce qui se passe dans l'échange. Ça, c'est hyper important aussi. De quelle manière le garçon est déjà organisé dans son quotidien. Comment il arrive à concilier les études, le rugby, la récupération, le sommeil, l'hydratation, etc. Tout ça, c'est hyper important. C'est donc une recherche longue et patiente qui ne peut se construire que sur le long terme. Un temps aussi où il ne faut pas se le cacher, le risque de blessure plane tout le temps. La blessure, elle fait partie de la vie du sportif. Elle est quasiment inévitable dans un parcours de formation. Mais il y a des blessures qui sont courtes. Une semaine, deux semaines, trois semaines qu'on arrive à gérer. Il y a toujours le contact avec le groupe. Mais il y a les blessures longues sur six mois, sur huit mois qui arrivent tous les ans. Et là, les jeunes se retrouvent sur un process difficile où il faut faire vraiment autre chose et mettre à profit tout ce qui peut se passer pour revenir le plus vite possible, mais tout en prenant le temps de bien se rééduquer aussi. Et mine de rien, passer cette période de rééducation puis de réathlétisation aux côtés de personnes comme Courtenay Lozano, Saidi Rech, Ross Moriarty ou encore Léo Carbono peut être très bénéfique mentalement pour les joueurs. Le fait d'être dans cet environnement-là, forcément les joueurs qui sont pros sont passés par là aussi, ou ils passent encore, donc il y a des fois malheureusement plusieurs blessés en même temps. Donc ils se soutiennent aussi, ils peuvent échanger, et le vécu des uns et des autres peut nourrir le fait de se reforger un mental costaud, et de se projeter, et souvent, notamment avec les moyens modernes d'accompagnement, et surtout les outils de développement physique, le club a mis des moyens. Et du coup, ils reviennent forts, ils reviennent plus forts, très renforcés physiquement et mentalement après les blessures. Reste que, bien sûr, la santé physique des joueurs est scrutée de près par l'encadrement, tout comme la santé mentale qui, elle aussi, prend une place de plus en plus importante, même dans les jeunes catégories. Et c'est une question que j'aimerais beaucoup aborder dans un prochain épisode. Comment se construit-on un mental ? Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Prescription qui vous emmène à Tulle, à la Cité de l'Accordéon et des Patrimoines. Un musée qui ne fait pas que exposer des accordéons et des œuvres, mais qui organise aussi des rencontres. Ce sont les Rencontres de la Cité que nous décrit Karine Lhomme, la directrice de la Cité de l'Accordéon et des Patrimoines, au micro de Bréniges FM d'Emeric Thudoux. Les Rencontres de la Cité, ce sont des rendez-vous qu'on a voulu proposer au public pour aborder des sujets très variés, mais qui ont tous quand même un lien avec ce qu'on présente ici, avec les collections. On a souhaité inviter des experts, des conférenciers, ça peut être des chercheurs, ça peut être des historiens, ça peut être des musiciens, et des invités à venir parler sur un aspect particulier de ce qui est présenté ici. Donc on a fait un programme, ça va se dérouler effectivement les mercredis après-midi à 15h. Le 13 novembre, on va s'intéresser à deux sœurs, artistes, peintres au XIXe siècle, dont on possède de nombreuses œuvres dans les collections du musée. Ce sont Cécile et Marie Desliens. Ce sont des noms qui parlent à beaucoup de tulistes. Grâce à Jacqueline Deleurcheur, qui a édité récemment un livre qui s'appelle « Le tableau perdu ». Elle est partie vraiment sur les traces de ces deux sœurs, de ce qu'on peut savoir de leur histoire, de leur parcours, de leur vie. Et donc, ça va être l'occasion de mieux les connaître et de s'intéresser à la manière dont elles ont travaillé, de leur vie. Donc c'est la première fois, je crois, que ça n'a jamais été fait. En tout cas, qu'il y a une conférence sur ces deux sœurs artistes-peintres. On les méconnaît et ce sera l'occasion de les mettre en lumière. Nous continuons notre exploration de ces fameuses Rencontres de la Cité avec ce temps fort également qui se passera le 20 novembre. Ça se passe les mercredis à 15h, je vous le rappelle, et c'est 5 euros l'entrée pour chaque événement. Alors, mercredi 20 novembre, on va aborder la question de la restitution des œuvres à des pays. C'est un sujet qu'on connaît beaucoup pour les collections africaines, par exemple. On va s'y intéresser, cette question des provenances des objets, et notamment des objets qui ont pu être acquis dans des contextes coloniaux. Ça pose aussi des questions éthiques, de restitution. Donc, on va aborder ça avec un chercheur, un jeune chercheur doctorant à l'Université de Clermont, qui s'appelle Guillaume Monédière, qui a travaillé sur ce sujet. Dernier temps fort qui se passera donc le 11 décembre. On parle d'art, on parle de collection et on parle de collection spoliée par les nazis pendant la période de l'occupation. On va s'intéresser à la collection qui est appelée collection Schloss, Adolphe Schloss, qui avait réuni avant-guerre une collection très très importante, très très réputée, de maîtres flamands et hollandais en particulier. Et cette collection va croiser notre territoire puisqu'elle va se retrouver mise à l'abri au château du Chambon à la Gaine, juste avant la guerre. C'est une collection qui va connaître ensuite un sort un peu particulier puisqu'elle va être retrouvée par le régime nazi qui était à la recherche de ses biens juifs. Donc cette histoire-là, on va partir vraiment dans le temps sur cette enquête puisque c'est encore une enquête aujourd'hui grâce à une chercheuse qui s'appelle Nathalie Neumann qui travaille à la mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés du ministère de la Culture. Et donc, elle va venir nous raconter l'histoire de cette collection Schloss. Et vous pouvez retrouver tout le programme des Rencontres de la Cité sur le site de la Cité de l'Accordéon et des Patrimoines, citedelaccordéon.com. Comptez 5 euros l'entrée ou gratuitement grâce au Pass Cité et au Pass Culture. C'est la fin de ce quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode qui nous emmènera dans les vignes de Bronsailles. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer une très bonne journée en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast. Sous-titrage Société Radio-Canada

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