Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN
01-LE QUART D'HEURE CORREZIEN
18 octobre 2024 · 15 min
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Le quart d'heure corrézien, le magazine d'informations hebdomadaire de RGB, Bram FM, RCF Corrèze, Radio PAC et Bréniges FM. Réalisé et présenté par Olivier Ceyrac. Bonjour tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode du quart d'heure corrézien. Un quart d'heure qui vous emmène aujourd'hui à la Corderie Pallu installée à Saint-Pantaléon-de-l'Arche. Corderie dont nous avions retracé l'histoire dans le troisième numéro du quart d'heure corrézien. Des épisodes que vous pouvez désormais retrouver facilement d'ailleurs sur les plateformes Spotify, Deezer ou encore Apple Podcast en écrivant le quart d'heure corrézien dans la barre de recherche. Mais aujourd'hui dans ce numéro nous allons découvrir la boutique de cette corderie et surtout son responsable dont vous allez l'entendre le parcours est assez atypique. Enfin, c'est une tradition dans le quart d'heure corrézien, les cinq dernières minutes sont consacrées à la culture et mon petit doigt me dit que vu que les vacances de la Toussaint sont là, nous irons faire un petit tour dans les salles obscures du Cinémarex à Brive. Le quart d'heure corrézien, vous avez le menu, c'est parti ! À l'étage du bâtiment principal de la Corderie Pallu se trouve la boutique de cette Corderie. C'est un vaste espace, très lumineux, où sont rangés des kilomètres de cordes de toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les matières différentes. Et pour s'y retrouver, un homme est là pour vous guider, c'est Vincent Redley, le responsable de la boutique. On va avoir ce qu'on fait en très grande quantité, c'est les cordes synthétiques. Après, l'avantage qu'on a, c'est qu'on est les derniers à avoir ce bâtiment au long, qui nous permet de faire de la corde naturelle. De la corde en coton, de la corde en chanvre, de la corde en lin, de la corde en sisal. Et tout ça, c'est notre activité principale. Mais on fait également du synthétique. Si l'homme est aujourd'hui presque intarissable sur les différents cordages, rien dans sa vie ne lui avait laissé pourtant penser qu'il serait un jour ici, à Saint-Pantaléon-de-l'Arche, dans cette boutique. Avant, j'étais graphiste-décorateur, peintre en lettres. C'était l'ancienne appellation. J'ai fait ça pendant 20 ans. Et puis j'ai eu envie de changement, je me suis présenté ici, je voulais travailler un peu dans le commerce. Une longue discussion avec Stéphane Assolari, le directeur de la Corderie Pallu, a suffi pour convaincre Vincent Redley à rejoindre l'aventure. Je ne connaissais absolument rien dans le domaine. Vraiment ce qui me plaît, c'est le fait d'être en contact avec les gens et puis surtout d'être en lien avec une activité artisanale. Le travail fait main, c'est quelque chose qui m'intéresse énormément. Et donc le fait de travailler dans une corderie, c'est quand même un métier qui est à part, et de travailler avec des tapissiers, qui est aussi un métier où on travaille avec de l'ancien, c'est vraiment un travail très intéressant au niveau historique, au niveau artisanat, au niveau artistique. Parce que oui, la Corderie Pallu ne fait pas que des cordes. Historiquement, la famille Pallu avait ces deux activités. D'une part, la corderie, et d'autre part, cette activité de tapisserie décoration, de grossiste en tapisserie décoration. C'était une boutique qui était à Brive, à la base, qui a quitté Brive il y a peut-être pas tout à fait 10 ans, mais pas loin. Et donc, ils vendaient tout le matériel qui permet aux tapissiers de refaire un fauteuil, refaire un canapé, un matelas, un sommier. Depuis quelques temps, on a ouvert un petit peu la boutique aussi aux particuliers, parce que maintenant, les gens bricolent aussi chez eux. Donc, ils refont eux-mêmes leur fauteuil, leur canapé, en suivant des tutos sur Internet. Le lien qu'il va y avoir entre la corderie et l'activité de tapisserie décoration, c'est qu'on fabrique quand même des ficelles et des cordes qui servent au tapissier. Donc ça c'est quand même des choses qui ont un lien. Donc on fait ce qu'on appelle la corde à guindé, qui sont les cordes qui permettent d'attacher les ressorts dans les fauteuils. Et on fait aussi de la tresse qui s'appelle du passe-poil et qui est utilisée par les tapissiers pour faire des petits bourrelets sur les coussins, ce genre de choses. En apportant ses conseils à des tapissiers, Vincent Redley participe à ce travail artisanal qui, pour lui, a du sens et donne aussi du sens à son métier. C'est le côté création, le côté fabriquer quelque chose avec ses mains. Quand j'étais peintre en lettres, on est des artisans, donc voilà, c'est quelque chose. J'ai connu vraiment la fin du peintre en lettres. Il y a très peu de personnes maintenant qui font encore... Puis c'est aussi le fait de voir les gens transmettre le métier, transmettre leur art. Des savoir-faire qui se perdent, comme la corderie, même la tapisserie décoration, malheureusement. C'est des métiers qui sont plus ou moins en train de disparaître parce que maintenant tout est jetable. Refaire un beau meuble, quand même, ça donne une certaine valeur, une valeur au métier, une valeur aussi au meuble en lui-même. L'homme est persuadé que les métiers manuels ont un véritable avenir, un avenir dont les jeunes générations doivent s'emparer. Il faut essayer de faire valoir ce savoir-faire et puis surtout essayer de redonner de la valeur au travail manuel. Parce qu'on perd la valeur du travail manuel. Même l'apprentissage, c'est quelque chose qui n'est pas assez mis en valeur. Il faudrait vraiment beaucoup plus mettre ça en avant de façon à ce que beaucoup plus de jeunes aient envie de devenir charpentier, menuisier ou tapissier décorateur. Il faudrait surtout le valoriser en fait, le travail. Pas dénigrer, pas dire, voilà, si tu n'y arrives pas à l'école, tu seras coiffeur, artisan coiffeur, tu seras machin, tu seras truc. C'est des métiers qui sont très valorisants et qu'on ne met pas en valeur. Et c'est donc un crève-cœur pour cet homme qui, pourtant, ne voit pas que de simples cordes dans ses rayons, mais surtout le travail d'artisans cordiers, des artisans installés ici, à Saint-Pantaléon-de-l'Arche, parce que la corde peut être utile dans de nombreux domaines. On vend de la corde pour un poteau qui n'est pas très esthétique au milieu d'une pièce, mais voilà, on va l'entourer d'une corde. Donc c'est vraiment très, très, très vaste. Ça peut être pour de l'aménagement extérieur, intérieur. Il y a énormément de domaines dans lesquels on va utiliser de la corde. Donc on a tout un tas de particuliers. Alors on fait aussi, nous on fait les longes, on fait les lasso, les licols, donc on travaille avec les éleveurs. Mais après, on travaille beaucoup avec des architectes, avec des designers, avec des artistes, beaucoup. On a fait de la corde pour quelques artistes qui ont fait des expositions. C'était notamment Kiwanga Kapwani. Pour qui on a fait de la corde bleue qui a été utilisée au musée d'art contemporain à Bordeaux, où elle a fait une exposition sur ces cordes qui étaient vraiment magnifiques. Vous avez encore sur internet, malheureusement elle est terminée. Mais là, on était vraiment très très fiers d'avoir participé à ce projet. Et dans ce projet, c'est l'ensemble des salariés qui a pris part à l'aventure, de sorte de pouvoir répondre aux attentes de l'artiste canadienne. Elle avait besoin de cordages qui puissent résister à l'eau, par exemple. Donc on a utilisé différents types de cordages. Il y a eu des cordages coton, cordages synthétiques, parce qu'il y avait l'eau qui ruisselait le long des cordes. Et après, elle avait besoin d'un bleu, par exemple, qui était vraiment spécifique. Donc voilà, on a travaillé avec elle sur des teintures pour atteindre le bleu qu'elle souhaitait. Donc voilà, ça a été vraiment un travail de longue haleine, mais c'était vraiment très très intéressant. En conséquence, tous ont dû repousser leurs limites. On sort un petit peu de notre zone de confort. Fabriquer des cordes, c'est une chose, mais là, on nous demande vraiment des choses spécifiques. Et là, c'est aussi là-dessus qu'on essaye, nous, d'apporter notre savoir-faire. C'est qu'on est capable de sortir de ce savoir-faire pour l'élargir à d'autres domaines. Après, on va se mettre à travailler sur d'autres matériaux. Donc voilà, on n'est pas obligé de travailler que le chanvre, que le lin, que le coton. On essaye de travailler la laine, on essaye de travailler d'autres choses, ou synthétiques, ou naturelles. Donc il y a plein de façons de travailler la corde et de créer des nouvelles choses. Ce travail, ce savoir-faire, oui, il a un coût. Un coût assumé par le patron de la corderie Palu, Stéphane Assolari. C'est toute la complexité de notre société aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on parle énormément de sauvegarde de planètes, de recyclabilité, de réutilisation. Et lorsque l'on met des coûts en face, effectivement le choix se porte assez naturellement et surtout en période de crise sur ce qui coûte le moins cher. Et on le voit bien dans le textile en général aujourd'hui, on en parle souvent, mais il y a beaucoup de fabrications françaises et locales qui sont en difficulté et risquent de disparaître au profit de sociétés qui n'ont que faire du côté recyclable et qui font des produits jetables, mais à très bas coût. Et c'est là toute l'ambiguïté de notre société. Au quotidien, chacun défend l'achat local, nos emplois. Et en fait, quand on creuse un peu, un peu partout, on se rend compte que finalement, tout le monde va en fonction de ses moyens. Et puis si les moyens ne sont pas très élevés, on fait avec les moyens que l'on a. Donc c'est dans la logique de tout le monde, on ne peut pas faire autrement. Donc à moins de changer complètement le modèle, ça prendra quelques générations. Nous, on n'a pas les moyens de se réinventer totalement du jour au lendemain. Or, vous l'aurez compris, la défense du patrimoine artisanal et de ses savoir-faire font battre le cœur de cette entreprise corézienne, mais aussi celui de ses salariés. C'est tout l'enjeu de notre projet. Bien sûr, on se bat au quotidien pour ça. Ce n'est pas facile tous les jours, ce n'est pas quelque chose de simple. Il y a beaucoup de savoir-faire artisanaux qui ont disparu ces 10, 15, 20 dernières années parce que c'était compliqué. Lorsque vous êtes en période de crise comme nous le sommes aujourd'hui, c'est d'autant plus compliqué. Mais ça n'empêche qu'on continue de se battre et on se battra jusqu'au bout. D'autant plus qu'il y a des générations de compagnons cordiers qui se sont succédés sur le sol de terre battue de cet atelier de Long. Un sol qu'a bien connu l'une de ses artisanes et que j'espère bien vous faire connaître dans un prochain épisode, c'est Maria Fatima. Place à la prescription culturelle de ce quart d'heure corrézien. Une prescription qui nous emmène dans les salles obscures, mais pas n'importe lesquelles. Et c'est avec vous que ça se passe, Fabien Mombois. Nous sommes avec Romain Grosjean, le directeur du Cinéma Rex à Brive. Bonjour Romain. Bonjour Fabien. C'est les vacances à partir de ce vendredi 18 octobre, 15 jours de vacances de la Toussaint. L'occasion d'aller au Cinéma Rex découvrir une riche programmation. Le temps en plus peut être à la pluie, donc aucune excuse pour ne pas aller déguster de bons films. Dites-nous Romain, cette programmation pendant les vacances, qu'est-ce qu'elle va avoir de spécial et comment elle a été construite ? Eh bien écoutez, c'est une programmation qui va être extrêmement riche. Nous venons à l'aide des parents déprimés qui, par ce temps plus vieux, n'ont pas d'activité à proposer à leurs enfants. Eh bien, vous aurez tout un monde de voyages et d'univers absolument différent qui vous sera offert pendant les vacances scolaires au Cinéma Rex. Puisqu'on aura donc cinq sorties jeunes publics, plus un grand ciné goûter. Et voilà, qui vous proposent, qui sont en plus des sorties vraiment à faire en famille. On a parfois un petit peu cette crainte quand on va voir un film jeune public où on se dit, est-ce que ça va être pour moi ? Là, c'est vraiment pour toute la famille. Moi, personnellement, ce sont des films que j'adore, qui m'ont beaucoup ému. Ça commence avec la très belle déclaration d'un père à sa fille de Michel Gondry dans « Maya, donne-moi un titre ». C'est un film qu'on peut commencer à aller voir à partir de 4 ans, sans aucun problème. Univers d'image par image, l'animation chère au cœur de Michel Gondry. Il a sa table, sa fille lui donne un titre, il invente une histoire. Et donc on a plein d'histoires comme ça qui se succèdent, toutes plus folles et absurdes les unes que les autres. Et c'est hyper réjouissant. On continuera avec de l'animation en volume, avec un cinéaste qui a fait un film d'animation qui a quand même touché énormément de monde, qui s'appelle « Ma vie de courgette ». Il revient avec un film qui s'appelle « Sauvage ». Très très belle fable aussi sur les failles du point de vue occidental, comment on peut regarder les choses différemment du point de vue de la nature. Il y a une richesse, surtout quand on se dit que tout est artisanal, tout est fait main sur les décors, sur les personnages. Il y a des gens formidables d'ailleurs qui doublent ces personnages, des gens comme Laetitia Dothe. On retrouve même Gaël Fay, par exemple, qui fait MC au rang outant. Donc on a, et voilà, c'est une déclaration d'amour à la nature, mais qui n'est pas du tout péremptoire, qui est vraiment dans la découverte et dans l'amitié entre un jeune garçon et une jeune fille. Pour « Sauvage », moi je conseille plutôt à partir de 5-6 ans. Toujours à peu près dans cette tranche d'âge, on aura Angelo dans « La Forêt Mystérieuse », qui est une espèce de thriller d'animation pour enfants, qui ira bien justement cette période d'Halloween. Là, on est dans un univers très en 3D, très très belle épopée, comme ça, assez vertigineuse, avec une animation ciselée, à la très belle facture, qui n'est pas sans rappeler, en tout cas en termes de virtuosité, ce que peuvent faire les grands studios. On continuera avec un film pour les plus petits, à partir de 3-4 ans, ça s'appelle Billy, le hamster cow-boy. C'est génial, mais en tout cas, on peut amener ses enfants assez jeunes voir le film. Un film d'à peine une heure, qui est un western à hauteur de hamster. On aura également, moi, un de mes coups de cœur, justement, de la programmation à venir. C'est un film qui s'appelle Flo, le chat qui n'avait pas peur de l'eau, donc Flo, F-L-O-W. Un petit radeau de la Méduse, composé d'animaux. Évidemment, le héros de ce film est un chat. Cette petite compagnie va survivre à un tsunami. C'est une espèce d'utopie, dystopie sur la fin d'un monde. Il y a un travail phénoménal sur le comportement animal. Et c'est surtout ce qui est très fort, c'est que c'est un film qui dure 1h20, qui est entièrement muet et on ne s'ennuie pas une seconde. Et pour finir, toujours dans le thème Halloween, reprendre avec Angelo, un grand ciné goûter Halloween, où il sera proposé d'ailleurs des concours de déguisement. Il y aura des photos, il y aura plein d'animations sur le thème, des histoires qui font peur, etc., etc., autour de Mon Petit Halloween, qui est un film d'animation vraiment taillé pour l'occasion. Ce sera pour quelle date ? Ciné Goûter, c'est le 30 octobre, évidemment, et le 2 novembre, mercredi et le samedi, des vacances. On sait qu'au Cinéma Rex, les prix sont tout doux tout au long de l'année, là, pendant les vacances. Est-ce que concernant le jeune public, nous avons des prix réduits ou pas ? Oui, tout à fait. Déjà, peu onéreuse, les places du cinéma, 7 euros pleins réduit 5,50, mais pour les moins de 14 ans la place est à 3,70 et ça c'est toute l'année d'ailleurs. Merci beaucoup Romain Grosjean et on se retrouve très vite dans les salles obscures. Merci à vous Fabien, à très bientôt. Et je vous rappelle juste l'adresse du site internet du Cinéma Rex de Brive, c'est cinéma-rex-brive.fr. C'est la fin de ce quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro plus sportif cette fois puisque nous retournerons du côté de la formation du Céabri. Mais d'ici là, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. Retrouvez le quart d'heure corrézien en réécoute sur nos sites internet, mais aussi sur les plateformes d'écoute Spotify, Deezer et Apple Podcast.
Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.
