Podcasts · LE QUART D'HEURE CORRÉZIEN
08-LE QUART D'HEURE CORREZIEN
24 octobre 2025 · 15 min
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Bonjour tout le monde et bienvenue dans le huitième numéro du Quart d'Heure Corrézien de cette saison. Au menu, trois lettres qui effraient le monde agricole : DNC, pour Dermatose nodulaire contagieuse, une maladie qui contraint le monde de l'élevage à ne plus exporter ses animaux ni en France ni à l'étranger. Vous entendrez de l'inquiétude des éleveurs dans ce numéro. Le conseil départemental l'assume, le mois de novembre est un mois de lobbying, lobbying afin de promouvoir les savoir-faire de la Corrèze, mais aussi attirer de nouveaux habitants. Et pour ça, la Corrèze s'installe à Paris durant un mois. Enfin, c'est d'un cœur dont je voudrais vous parler en fin d'émission, un cœur en fibre de verre installé depuis trois semaines maintenant entre l'office de tourisme et le théâtre de Brive, juste au-dessus de la tranchée couverte. J'ai retrouvé la trace de son créateur, portrait à suivre en fin d'émission. Le Quart d'Heure Corrézien. Vous avez le menu, c'est parti ! Le spectre de l'ADNC, la dermatose nodulaire contagieuse, plane au-dessus de l'élevage français, une maladie virale qui ne touche que les bovins aujourd'hui et qui est transmise par des insectes se nourrissant de sang comme l'étang ou encore les mouches piqueuses. Alors quelles sont les réactions chez les bovins ? J'ai posé la question à Brice Lamy, il est vétérinaire à Sayac. Le principal problème qu'on va avoir, c'est des fortes fièvres, des animaux qui perdent énormément en production, qui se nourrissent moins bien, des vaches laitières qui ne produisent quasiment plus de lait. Et comme si visible, c'est l'apparition d'horoboutons, on pourrait dire, de nodules cutanés qui peuvent parfois éclater ou qui peuvent laisser des cicatrices sur la peau. Donc on a une grosse destruction de cuir également. Et si cette maladie, à l'instar d'autres maladies virales, se développent dans l'hexagone, c'est pour une raison, analyse le vétérinaire. On est en fait sur des maladies qu'on a de plus en plus transmises par des insectes parce qu'on a des temps de plus en plus chauds et donc une multiplication des secteurs et donc une plus forte expansion du virus dans les territoires. Alors pour éradiquer la dermatose nodulaire contagieuse, il n'existe que deux solutions dont la première est radicale. À chaque fois qu'on a un cas recensé, les animaux présents dans le foyer où il a été recensé doivent être abattus, parce que c'est le seul moyen d'éradiquer rapidement et d'éviter qu'en fait les animaux qui survivent deviennent possiblement réservoirs du virus, pour que des insectes viennent se contaminer sur eux, puis aillent contaminer d'autres espèces. Donc actuellement, à chaque fois qu'on a un foyer, il y a un abattage des copeaux et une vaccination des élevages qui sont autour, pour compter ce qu'on appelle une zone de surveillance autour des élevages foyers, dans lesquels une vaccination est mise en place pour essayer d'empêcher la contamination et donc d'empêcher que de nouveaux animaux deviennent réservoirs du virus. Et afin d'éviter qu'une mouche ou qu'un temps ne soit enfermé dans un camion et ne soit transporté vers une autre ferme, les transports d'animaux peuvent être interdits. Cela a été le cas l'été dernier, notamment dans les Alpes, lorsque les premiers foyers de dermatose nodulaire ont été recensés. Or, depuis le 17 octobre dernier, le ministère de l'Agriculture a pris une décision beaucoup plus dure parce que plusieurs foyers se sont déclarés dans l'Ain, dans le Jura, mais aussi dans la région Occitanie. Aussi, le ministère a donc interdit tous les déplacements d'animaux, aussi bien en France que vers l'étranger. De quoi dérouter un peu Emmanuel Lissajou, président de la FDSE en Corrèze. C'est une crise sanitaire supplémentaire dont on se passerait bien, il faut dire. Le ministère de l'Agriculture a pris des décisions dans la précipitation, sans vraiment nous consulter et consulter la filière. Mais n'empêche qu'aujourd'hui, c'est vrai qu'on se retrouve bloqués sur les exportations de nos animaux, notamment des broutards. C'est vrai que ça reste problématique si ça devait être dans la durée. Pour l'instant, l'interdiction des déplacements d'animaux est interdite jusqu'au 5 novembre prochain. Mais pour les éleveurs, si leurs animaux sont bloqués dans les fermes, c'est synonyme de manque à gagner. Ce marché de broutard, principalement, il se fait vers l'Italie et notamment vers l'Espagne. Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, les frontières sont enfermées. C'est cette exportation-là qui est bloquée. Donc, nos animaux doivent rester sur nos fermes au moins 15 jours jusqu'à début novembre. Espérons que ça n'aille pas plus loin parce que forcément, ça va engendrer des coûts supplémentaires d'alimentation. Il faut les nourrir plus que ce qui n'était prévu puisqu'ils devaient en effet être bons à vendre, on va dire, à partir de ces périodes-là. Et du coup, on se retrouve à devoir les stocker, à devoir les nourrir et attaquer d'ailleurs sur nos stocks aussi de fourrage. Donc c'est vrai que c'est des coûts économiques supplémentaires. En attendant donc en Corrèze, aucun foyer de dermatose nodulaire n'a été recensé jusqu'au 23 octobre, date à laquelle j'enregistre cette émission. Le déconfinement des troupeaux est donc attendu pour le 5 novembre prochain au plus tôt. Foire du Livre de Brive, Salon du Made in France à Versailles, Exposition du Fabriqué en France à l'Élysée, ou encore Opération Venez Vivre en Corrèze, voilà les grands rendez-vous de novembre du département. Rendez-vous afin de faire la promotion du territoire et c'est totalement assumé par Franck Perret, lundi vice-président du département de la Corrèze. C'est clairement du lobbying, l'attractivité d'un territoire. Vous savez, tous les territoires de France sont magnifiques. Après, c'est le travail des agents, c'est le travail des élus d'aller voir ce qui se passe et de s'intéresser à tous les événements possibles et inimaginables qui soient en adéquation avec la mise en lumière du département. Pour le salon du Made in France, le département a loué un espace particulier, un espace sur lequel 14 entreprises membres du label Origine Corrèze vont pouvoir exposer leur savoir-faire. Une aubaine pour la créatrice Claire Morel, installée à Messac, elle y fabrique des luminaires. Il y a deux temps dans les salons, on fait les comptes à la fin du salon, mais un salon c'est vraiment un travail de long terme. On plante des graines qui poussent un peu plus tard, dont on cueille les fruits parfois longtemps après. C'est vraiment un engagement, une expérience globale qui va bien au-delà de la simple valeur marchande des ventes qu'on va faire le jour du salon. Et si le département prend à sa charge la location de l'espace, la jeune créatrice peut ainsi se concentrer sur le salon du Made in France et ainsi parfaire son réseau. Moi, ce qui me plaît dans le MIF, c'est toutes les valeurs qu'on défend à travers cette initiative. Ce sont des gens qui, parfois contre vents et marées, décident de maintenir des savoir-faire ici sur le territoire français et qui acceptent de renier sur leur marge. L'argent est un sujet, certes, mais je ne pense pas que ce soit le cœur de l'aventure. Parce qu'en moyenne, plus de 110 000 visiteurs traversent les allées du Salon du Made in France chaque année. Cette année, il se déroulera du 6 au 9 novembre. J'ai des clients à Paris, je n'ai aucun problème pour expédier mes pièces à Paris. Et là, je m'apprête à expédier des pièces au Japon. J'adore cette idée, ce contraste d'être dans mon atelier à mes sacs, dans un cadre exceptionnel et en même temps de me dire que les pièces que je fabrique vont passer quelques heures en avion pour aller au Japon. Au-delà de cette exposition des savoir-faire, le département cherche aussi à attirer sur son territoire de nouvelles familles et ça passe donc par l'opération Venez vivre en Corrèze à la fin du mois de novembre à la maison de la Nouvelle-Aquitaine et à cette occasion le département vise un nouvel objectif, assure Franck Perret. Nous nous portons la reprise, la reprise d'un commerce, la reprise d'une petite boulangerie, la reprise d'une activité agricole donc en fait on vient avec des partenaires mais pour porter d'autres messages de Venez vivre en Corrèze certes mais dans une démarche plutôt proactive sur tout ce qui peut être repris et avec toutes les personnes qui vont accompagner le processus. Ça peut être des banquiers, ça peut être des personnes en lien avec le territoire. Ainsi, de nombreuses collectivités, à l'instar des communautés de communes, seront là pour présenter leur territoire. Mais la Chambre consulaire des métiers et de l'artisanat sera aussi à Paris, assure son président Laurent Melun. Nous avons 2237 entreprises à reprendre sur l'ensemble du territoire. Et quand nous regardons aujourd'hui notre population, nous faisons le constat : nous n'aurons pas assez de main-d'œuvre aujourd'hui pour répondre à l'aménagement du territoire, pour répondre aux emplois qui seront offerts. Et effectivement, le fait de participer au Salon Made in France, ça peut susciter des envies pour venir s'installer et briller en Corrèze. Ça peut ? Est-ce que ça marche ? Écoutez, il y a des exemples qui ont été positifs. On a vu effectivement que des personnes qui nous avaient rencontrés sur le Salon sont restées spontanément sur le territoire corrézien. C'est de bonne augure pour le territoire. Quant à l'exposition du fabriqué en France à l'Élysée cette année, c'est la manufacture d'accordéon Maugin à Tulle qui a été sélectionnée. Une manufacture reprise par l'un de ses anciens salariés depuis le tout début de l'année. Les accordéons Maugin seront à l'Élysée les 15 et 16 novembre prochains. Place au portrait de la semaine. Ce Corrézien, pour une fois, je ne vais pas vous décrire les traits de son visage. Pourquoi ? Parce que c'est un artiste qui souhaite avant tout rester anonyme. Et c'est donc sa philosophie et son parcours de vie que je vais vous décrire. La vie d'un gamin qui, sur les bancs de l'école, préfère largement plus dessiner que d'apprendre des méthodes de calcul ou encore ses leçons d'histoire-géo. Bref, un gamin qui, parce qu'il n'a pas vraiment eu de bonnes notes, échoue dans un lycée professionnel. Diplômé en mécanique, le bac pro et compagnie, je me suis intéressé à la peinture. Parce qu'avant la mécanique, j'ai fait de l'art plastique aussi. Ça allait très bien en art plastique, mais les matières générales, ça allait beaucoup moins bien. Donc ça m'a fait bifurquer sur cette partie artistique, parce que la carrosserie, on est beaucoup plus artistique que la mécanique. Parce qu'il y a de la peinture, il peut y avoir du moulage, il y a du masticage, il y a de la création en fibre de verre. Donc il y a une partie artistique qui est super intéressante. Donc je me suis rapproché de ça. Je me suis rendu compte qu'en allant un petit peu dans la partie artistique et en faisant des choses en fibre de verre, souvent il y avait besoin de petits supports en acier. Donc de ça, j'ai appris aussi à souder. Mais bon, il y a déjà une grosse passion dans la famille pour ça. Parce que mes deux grands-pères soudaient déjà énormément. L'un des deux était chez Dassault, dans l'aviation. Il faisait de l'acier et il faisait aussi des matériaux composites. Donc j'ai sûrement hérité de ça. J'ai le souvenir de le regarder travailler dans l'atelier pour la soudure. C'était souvent interdit de regarder la soudure. Et moi j'essayais souvent de passer la tête pour regarder. Et j'ai mis très, très longtemps à y venir parce que ce n'est pas quelque chose qui est facile la soudure. Ou en étant autodidacte, ce n'est pas facile à apprendre. La voix que vous venez d'entendre, c'est donc celle d'Amor, l'homme qui a créé ce fameux cœur rouge. Un cœur en fibre de verre installé entre l'office de tourisme de Brive et le théâtre de la ville. Un cœur qui, depuis son installation, fait l'unanimité autour de lui. Ça parle à tout le monde. C'est universel. Il n'y a pas de discussion à avoir là-dessus. Il y a l'amour. On peut avoir plein de débats pour plein de choses. Et aujourd'hui, ça met tout le monde d'accord parce qu'on brandit des drapeaux à tout va sur les façades de mairie. On brandit tout un tas de choses dans la rue. On est d'accord, on n'est pas d'accord. Il y a des débats sur les réseaux à droite à gauche, bon ben là, il n'y a peut-être pas de débat à avoir. Et en ne s'exposant pas comme étant l'auteur de ce cœur, Amor peut ainsi entendre les réactions des passants. C'est marrant parce que je vois, j'y passe de temps en temps, je vois un petit peu les profils de personnes qui s'arrêtent devant, c'est pas forcément des adolescentes ou c'est pas forcément des jeunes filles pour mettre sur des blogs, ou pour mettre sur des blogs, c'est un peu passé, mais pour mettre sur les réseaux sociaux, c'est marrant parce qu'il y a vraiment tout type de profil, donc c'est vraiment que ça parle à tout le monde, ça réunit, ça réunit je pense. Je me creuse la tête, j'aurais nuit sur beaucoup de choses, sur des créations, sur beaucoup de choses. Je suis capable de faire plein, plein de choses de mes mains, c'est un peu ma chance. Il y a des sportifs qui ont les chances d'avoir des gros niveaux sportifs, c'est pas mon cas. Moi c'est vraiment là-dedans que je m'exprime et aujourd'hui je ne vois pas autre chose qui puisse plus se réunir que ce symbole-là. Pourtant cette installation est sauvage. En clair, Amor n'a aucune autorisation ni orale ni signée de la part de la mairie bréviste et par son geste artistique, Amor a donc voulu donner du sens. On est dans une période qui n'est pas trop simple, on peut le voir. Je vois qu'il y a eu un bel engouement. L'aspect artistique, presque, il est super simple comparé à ce que j'ai fait dans le passé parce que, certes, c'est compliqué à réaliser, mais je l'avais dans la tête et ça s'est fait. Mais l'engouement qui est autour, et c'est un petit peu ce que j'espérais, l'engouement qui est autour et encore en accomplissement, il est encore plus intéressant que le côté créatif. Et pour que le sens de ce geste soit compris et vu du plus grand nombre, Demor a donc cherché longtemps avant de trouver l'endroit idéal où l'exposer. Un centre du centre-ville et puis c'est l'un des seuls endroits à Brive où on peut avoir une vue dessus avec un passage en voiture et pouvoir faire des photos à côté quand on est au marché le samedi. Et l'emplacement est beau parce qu'il est entre aussi l'office de tourisme et ce magnifique théâtre. J'ai cherché, j'ai cherché pendant facilement deux mois, un endroit un peu stratégique et je suis en train de me creuser la tête pour d'autres villes aussi, trouver des endroits stratégiques, parce que trouver la ville, c'est une chose, et trouver l'endroit stratégique, c'en est une autre. Et d'un point de vue purement graphique, l'artiste semble comblé. Je trouve que l'alignement, il y a des choses rectilignes avec la route dessous, quand on est sur le dessus du pont, il y a cette route dessous, il y a ce phare sur la partie gauche, il y a le théâtre qui est très très beau à droite, il y a tout un ensemble qui est dur à expliquer, mais moi, de ma tête, je le visualisais parfaitement au milieu. Et on est aussi sur des teintes qui sont assez blanches, parce qu'on est sur une pierre qui est un peu blanche ou jaunâtre, un petit peu, comme un peu Bordeaux. Et du coup, cette pièce rouge, j'ai le choix dans les couleurs, donc j'aurais pu le faire complètement blanc aussi. Mais le choix des couleurs, déjà le rouge est très représentatif pour l'amour et tout ce que ça peut représenter, cette belle couleur. Mais on tranche complètement. Donc la pierre est blanche, la pierre est blanche au jaune est très claire et cette couleur tranche complètement. Je ne voyais pas faire autrement. Et si Amor admet avoir mis de ses tripes et avoir donné de son temps afin de réaliser ce cœur, il sait aussi qu'il s'expose au risque que de voir son œuvre sinon être dénaturée, peut-être dégradée ? Ça va arriver. Ça va arriver et ça fera partie un petit peu de la deuxième étape, j'ai envie de dire. Ça montrera un petit peu dans le monde où on vit aussi. Après, ça fait partie de l'art de rue. Souvent, il y a des gens qui font des graffitis très beaux. Et derrière ça, il y a tout le temps d'autres individus pour venir un petit peu, je ne sais pas, peut-être par acte de jalousie ou quoi. Mais c'est bien, ce sera peut-être la deuxième étape du projet. Puis ça montre un petit peu le côté un petit peu bête d'autres personnes. Mais ce n'est pas grave. C'est comme ça, c'est le jeu. D'autres cœurs d'Amor pourraient s'installer dans d'autres villes de France, peut-être vers Clermont, peut-être vers Paris, mais toujours dans des espaces où l'homme pourra encore faire rayonner son envie de voir les esprits s'apaiser un peu, le temps d'un selfie ou d'un baiser entre amoureux. Voilà, c'est la fin de ce huitième numéro du Quart d'heure corrézien. Merci à toutes et tous pour votre fidélité. On se retrouve dans une semaine pour un nouveau numéro, mais d'ici là, je vous souhaite de passer d'excellents moments en Corrèze ou ailleurs. 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Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.
