Podcasts · L'épique TADAAAM

Premiers milles

26 janvier 2023 · 2 min

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L'équipage est sur les flots. Tandis que les côtes disparaissent, Vincent navigue entre doutes, peurs et enthousiasme.
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Jeudi 25 janvier 2023, journal de bord du capitaine de l'Épique Tadaaam. Voilà maintenant trois semaines, trois semaines que nous voguons, parcourons l'abîme de ce grand voyage. Je me lève plus tous les matins à 7h30, mais j'observe plutôt la nuit, à la recherche de... à la recherche de quoi d'ailleurs ? Après un début capricieux, hargneux, fabuleux, nous voilà maintenant sur le bon cap, enfin je crois. Car je dois dire qu'au début, je n'avais pas vraiment le pied marin. Entre manque de conviction, hésitation ou encore perdition, il n'était pas toujours simple de se sentir à la bonne place. Mais comme disait mon père, c'est en tombant qu'on apprend à marcher. Alors j'imagine que c'est en se perdant qu'on apprend à voguer. Parce que oui, larguer les amarres, ce n'était que la première étape de notre aventure. On n'avait pas vraiment la direction, pas vraiment le sens profond, mais on savait qu'on voulait y aller. En chacun habitait l'intime conviction de penser qu'on pouvait lancer cet épique voyage. Alors comment ça se passe au large ? Comment ça se passe ? La vie au large, c'est comme la vie dans son premier appartement en colocation, je dirais. Au début, on cherche la bonne place, on hésite un peu, on se marche un peu dessus aussi. Chacun a son idée, son envie, on essaie de squatter un peu la chambre de l'autre et il faut faire parfois preuve de conciliation pour ne pas hausser le ton. Mais le plus dur, c'est surtout de garder la bonne direction. On est souvent pris dans le flot de nos pensées, avec pour seul juge de paix, le temps. Oui, parce qu'il ne fait pas toujours grand ciel bleu ici aussi. Et les minutes défilent aussi vite que sur votre temps à vous aussi. Entre vagues, remous, tempêtes au large et nuages noirs, on a vite fait d'oublier ce pour quoi on avait décidé de se lancer dans cette aventure. D'ailleurs, c'est souvent que je me pose cette question. Je me rends compte que c'est souvent que lorsqu'on parle à tête d'idées pleines, le cœur allégé et l'intime conviction de vouloir y arriver, quand les dernières côtes s'enlisent et que l'horizon vous entoure, qu'on se demande pourquoi on est parti. Quand le doute devient plus fort que l'idée, quand la peur devient plus grande que le voyage même, on se demande si ça vaut le coup de continuer. Mais c'est dans ce moment que je me laisse happer par ce sentiment profond que c'est lorsqu'on part à l'aventure, aussi grande soit-elle, seule ou accompagnée, qu'on se sent vivant. Et c'est bien là le plus important. Alors, au lecteur, il est déjà 18h, et je dois vous laisser, car j'ai un équipage prêt à continuer ce qui ressemble maintenant à notre grand voyage.

Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.

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