Le même cap pour tous
6 avril 2023 · 3 min
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Vous savez, chacun embarque avec son histoire, ses rêves, ses difficultés, vous prenez un verre ? Le but n'est pas le même pour tous, l'un souhaite partir à l'aventure quand l'autre ne demande qu'à se rendre à la destination. Non, non, vous êtes l'invité, c'est pas pareil. Chacun son but, ses motivations. Pourtant, nous sommes tous sur le même bateau, dans la même galère, tous les œufs dans le même panier. Euh, non, oubliez celle-là, c'est peut-être pas la meilleure métaphore. Et tous tournés vers la même direction. Oui, oui, pas le choix. De toute façon, la proue est du même côté pour tous. Alors, nous nous soutenons. Toujours. Nous nous charrions. Oui, parfois, c'est vrai. Nous nous sommes même disputés, une fois ou deux. Mais nous sommes l'équipage de ce voilier, l'équipage soudé qui faiblit des faiblesses de chacun, mais bénéficie de la force de l'ensemble. C'était beau, ça, non ? Attention, mais tenez votre verre, il y a de la houle. Il est joli, ce piano, non ? Bref. Il faut aussi apprendre à faire face aux contraintes techniques. Pour moi, ça passe par la maîtrise du tableau de bord dans la salle de pilotage. Des boutons partout, tu sais. Et souvent, je me plante, et les autres, ils se foutent de moi, bon. Et c'est en général sans gravité, je remets le cap immédiatement. Bon, une fois, le bateau a failli partir en looping. Oui, oui, ben oui, looping. Oui, oui, avec le TADAAAM, on peut s'attendre à tout. Comment ça avec moi aussi ? Vous êtes gonflés, vous. Quoi, j'ai pas d'humour ? Hé, mon pote, tu te gourres ? Eh ben c'est pas mal ça, on pourrait mettre un petit rythme là-dessus. Attendez, faites voir. Un petit rythme, j'ai dit pas. Un truc de... Ah ok, c'est bon, d'accord. Ta dame, t'as de ferraille. Arrêtes-tu, déraille. Et l'auditeur s'en fout. Non mais t'es pas fou. Ouais ok, c'est bon, on continue comme ça. On est plein d'orgueil, là, tu te mets le doigt dans l'œil. Tu m'es pris à ton égard. Oh là, tu t'égares. Quoi ? Je dois placer choucroute ? N'importe quoi. Bon allez, c'est parti. On sait faire que de la choucroute, mais tu fais fausse route. De la bouillie sonore, là tu perds le nord. Attendez, là je vais vous faire une rime riche, écoutez bien. Des hurlus berlus, je crois que t'as la berlue. Sabrina, soulante, tu sais que tu te plantes. Quoique, ouais. Nous au creux de la vague, ok tu divagues. Mais qui c'est qui a coupé la musique, teneur de Brest ? De merde. Faut avouer qu'on a tous notre petit grain de folie. Et c'est pas notre séjour en... Enfin bref, il ne faut pas être tout à fait net pour décider de voyager sur ce bateau. Vous ? Non, mais pas vous, vous êtes l'invité, c'est pas pareil, vous n'avez qu'à profiter du voyage, on s'occupe de tout. Non, constituer un équipage à partir d'inconnus qui se promènent sur le port, il fallait oser, tu vois. Mais tenez donc votre verre, il y a de la houle. D'ailleurs, vous prendrez bien une autre bière, je descends à fond de cale en chercher une bien fraîche. Mais avec cette houle, oula, mais votre verre va valser si vous ne le tenez pas. Comment ça, il n'y a pas de houle ? Regarde, si je me lève, je ne tiens pas debout. Tiens, restez bien ancré à votre VR. Moi, je vais aller jouer avec les boutons de la cabine de pilotage. Parce que bon, je n'avais pas fini de ma partie de touche écoulée. 1000 milliards de... 1000 sabots. Il va falloir changer les suspensions de ce bateau. Et que j'arrête avec ces expressions débiles aussi.
Transcription automatique, non relue : elle peut comporter des erreurs, notamment sur les noms propres.
